27.05.2009
INTERVIEW D'ALAIN DUCQ PAR NADIA AGSOUS - LEMAGUE.NET
POUR UNE NATION
HUMAINE UNIVERSELLE !
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5999
Qu’est ce qu’un monde de Paix? Une société sans violences est-elle possible ? Des rapports humains dénués d’ambition dominatrice sont-ils envisageables ? Quel type de société les initiateurs et les initiatrices de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence qui partira de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009 et se terminera à Punta de Vacas en Argentine, dans la Cordillère des Andes, le 2 janvier 2010, visent-ils /elles à édifier ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles a bien voulu répondre Alain Ducq, porte-parole du «Nouvel Humanisme» ou «Humanisme universaliste», un courant de pensée qui vise à «l’émergence d’une Nation Humaine Universelle ». Une ambition qui se donne tous les moyens pour voir le jour…
Le MAGue : Comment est née l’idée de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence ?
Alain Ducq : Du constat fait par les membres de Monde sans Guerres et plus largement du Mouvement Humaniste que le risque de guerre nucléaire n’avait jamais été aussi grand qu’aujourd’hui. Du fait de la prolifération de la technologie nucléaire, dans ce contexte de crise civilisationnelle généralisée ; où les inégalités socio-économiques entre les nations et au sein de chacune d’entre elles, atteint des proportions abyssales ; où les institutions démocratiques semblent de plus en plus vidées de leur sens par la pression des pouvoirs financiers ; où les nationalismes et les extrémismes religieux semblent se multiplier. , nous sommes à la merci de la folie d’un dirigeant quelconque, d’un groupe terroriste ou même d’un accident. Malheureusement l’actualité nous donne raison. Il y a quelques jours la Corée du Nord a menacé le Japon d’un orage de feu s’il mettait en échec le lancement de son satellite. En février, le sous-marin nucléaire français, le Triomphant, a percuté le sous-marin britannique Vanguard. En mars, le sous-marin nucléaire d’attaque américain Hartford est entré en collision avec un navire. Le projet de bouclier spatial américain en République Tchèque et en Pologne fait monter la surenchère et incite de nouveaux pays à vouloir se procurer l’arme nucléaire. Il nous est apparu urgent d’agir pour favoriser une prise de conscience planétaire de ce danger. L’idée de cette Marche Mondiale ouverte à toutes les personnes, les organisations et les initiatives se reconnaissant dans ses valeurs est alors apparue comme la solution la plus adéquate.
Le MAGue : Quel modèle de société les initiateurs de la Marche Mondiale aspirent à édifier ?
Alain Ducq : Une société où il n’y a pas 10 enfants qui meurent chaque minute de maladie curable pendant que l’on dépense 3 millions de dollars en armement. Avec 10 % du budget consacré aux armes dans le monde chaque année, on pourrait en finir avec la faim dans le monde. Imaginez ce que l’on pourrait faire avec 50 ou 100% de ce budget ?
Le MAGue : Qu’est ce qu’un monde sans guerres et sans violences ?
Alain Ducq : Les cinq revendications de la Marche Mondiale sont les premiers pas les plus urgents pour faire cesser les guerres : le désarmement nucléaire. Le retrait des troupes étrangères des territoires occupés. Le désarmement progressif des armes conventionnelles. La signature de traités de non agression entre les nations ainsi que le renoncement à la guerre par les Etats comme façon de résoudre les conflits. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Nous voulons un monde sans violence que celles-ci soient économiques, raciales, religieuses, sexuelles, psychologiques ou physiques. Nous sommes conscient que la violence physique avec ou sans armes est souvent la conséquence des autres types de violence déjà cités. L’exploitation économique, les discriminations basées sur la couleur de peau, la religion, le sexe, les différentes formes de violences psychologiques doivent être combattues de façon à arriver progressivement à une société plus juste. De ce point de vue, il est urgent de remplacer l’argent qui est aujourd’hui la valeur centrale par l’Etre Humain en le mettant au premier rang de nos préoccupations. Cela devrait être le cas dans les rapports économiques, sociaux, politiques, interculturels et intergénérationnels, comme dans les rapports entre l’Homme et sa planète.
Le MAGue : Une société sans violences est-elle possible ?
Alain Ducq : C’est non seulement possible mais surtout nécessaire. Dans un appel à tous les humains, Albert Einstein et Bertrand Russel avaient énoncé le choix auquel l’humanité est confrontée : « Allons-nous mettre fin à la race humaine ou l’humanité renoncera t-elle à la guerre ? » La question peut être renversée : une société violente est-elle possible ? La réponse est non. La crise financière actuelle qui a fait perdre d’un coup leur emploi à 50 millions de personnes n’est qu’un des nombreux signaux qui témoigne de l’échec d’une société basée sur la méthodologie de la violence. Et ce n’est qu’un début…
Le MAGue : Que répondre à ceux et à celles qui prétendent que la violence est un mal nécessaire ?
Alain Ducq : Je commencerai par leur demander ce qu’elles ressentent quand elles-mêmes ou leurs proches sont victimes d’une forme de violence ou d’une autre ? Trouvent-elles que c’est un mal nécessaire ? En vérité ce type d’argument a toujours servi à justifier les pouvoirs en place dans une perspective conservatrice. C’est aussi une croyance millénaire ancrée profondément dans les mentalités de nombreux peuples. Ne prétend t’on pas que la violence fait partie de la « Nature Humaine » ? Ou ne dit-on pas : « Si tu veux la Paix, prépare la Guerre ? » Ce point de vue part d’une conception naturaliste et figée de l’Etre Humain qui n’est ni naturellement bon ni naturellement mauvais. L’Etre Humain est d’abord intentionnel. Il a la capacité de choisir entre diverses réponses possibles quand le milieu naturel ou social dans lequel il vit ne répond pas à ses aspirations. Il peut chercher à imposer la solution qui « l’arrange » quel qu’en soit le prix. Il peut aussi rechercher le dialogue avec l’autre ou d’autres façons pour satisfaire l’intérêt commun.
Le MAGue : Un monde sans violences nécessite un bouleversement des habitus et ainsi une recomposition des savoir être et du rapport à soi et aux autres. Quels facteurs contribueraient à atteindre cet idéal de société basée sur des rapports humains égalitaires ?
Alain Ducq : Le premier facteur serait une révolution des mentalités. Il est nécessaire de placer l’Etre Humain comme valeur centrale dans tous les champs de l’activité humaine. Dans le domaine de l’ordre mondial, il faut en finir avec cet ordre néo-libéral absurde et criminel qui sacrifie les intérêts des peuples à la satisfaction de quelques-uns. La satisfaction des besoins humains en matière d’éducation, de santé, de qualité de vie doit orienter l’activité économique. Par ailleurs, il faut en finir avec le prétendu « Choc des civilisations ». Il est en effet vital que les civilisations apprennent à se connaître et à dialoguer sur la base de leurs valeurs humanistes respectives dans ce contexte de mondialisation croissante. Enfin, au niveau de la personne, il est nécessaire d’apprendre à traiter les autres comme on aimerait être soi-même traité. S’il est facile de voir la violence chez les autres, on reconnaît moins la sienne. Cette règle d’or quasi universelle même si elle est exprimée avec des mots différents selon les cultures, devrait inspirer l’éducation, le monde du travail, la politique, les rapports intrafamiliaux, etc.
Le MAGue : Quelle serait l’image d’un monde sans violence et sans guerres ?
Alain Ducq : Un monde où l’extraordinaire diversité humaine au niveau des individus, des groupes et des cultures serait vue comme un facteur de richesse pour tous. Les rapports humains seraient basés non sur le profit mais sur la solidarité, la coopération, la recherche permanente de l’intérêt commun. Nous apprendrions dès notre plus jeune âge à explorer nos aspirations existentielles profondes et à aller vers l’autre avec confiance et en recherchant ses qualités, son intention positive et ses plus belles aspirations. Les nécessités de base en matière d’alimentation, de logement, de santé, d’éducation seraient bien sûr résolues pour tous sur toute la planète. Un monde où chaque Etre Humain en se levant le matin et en commençant les activités de sa journée aurait le sentiment profondément vécu de participer à la construction d’une Nation Humaine Universelle au Futur immensément ouvert.

01:16 Publié dans 05-PROPOSITION HUMANISTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non-violence, paix, guerres, spiritualité, humanisme, silo, porte-parole humaniste, société, politique
25.05.2009
VIIe SOMMET DE L'ALBA (ALTERNATIVA BOLIVARIANA PARA LAS AMERICAS)
"Nous voulons un monde où tous les pays,
grands et petits, peuvent avoir
les mêmes droits et
où il n'existe pas d'empires"
Le Vème sommet des Amériques (de l'OEA), et celui occulté, le VIIème sommet de l'Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a réuni la Bolivie, Cuba, le Vénézuela, la Dominique, l'Equateur, l'Honduras, le Paraguay, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et a pu compter sur la présence de Miguel d'Escotto – Président de l'Assemblée Générale de l'ONU*.

Document des pays de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) pour le Vème Sommet des Amériques.
Cumanà, 17 avril 2009
Nous Chefs d'Etat et de gouvernement de Bolivie, Cuba, Dominique, Honduras, Nicaragua et Vénézuela, pays membres de l'ALBA, considérons que le projet de Déclaration du Vème sommet des Amériques est insuffisant et inacceptable pour les raisons suivantes :
- Il n'offre pas de réponse à la Crise Economique Mondiale, bien que celle-ci constitue le plus grand défi que l'Humanité ait eu à affronter au cours des dernières décennies et, actuellement, la plus grande menace existante au bien-être des peuples.
- Il exclut injustement Cuba, sans évoquer d'ailleurs le consensus général qui existe dans la Région pour condamner le Blocus et les tentatives d'isolement dont Cuba, son peuple et son gouvernement ont été continuellement l'objet et ce de manière criminelle
Pour ces raisons, nous pays membres de l'ALBA, considérons qu'il n'existe pas de consensus pour adopter un projet de déclaration et qu'en fonction de ce qui a déjà été explicité, nous proposons de tenir un débat de fond sur les sujets suivants :
1. Le capitalisme est en train de détruire l'Humanité et la planète. Ce que nous vivons en ce moment est une crise économique mondiale systèmique et structurelle et non simplement une crise cyclique de plus. Ceux qui pensent qu'il suffit d'injecter de l'argent dans le système ou d'adopter quelques mesures régulatrices pour sortir de cette crise se trompent lourdement.
Le système financier est en crise car il donne aux actifs financiers une valeur six fois supérieure à la valeur réelle des biens et services qui sont produits dans le monde. Ceci n'est pas un “défaut de régulation du système”, mais fait partie intégrante du système capitaliste qui spécule avec tous les biens et toutes les valeurs afin d'obtenir le plus grand profit possible. Jusqu'à présent, la crise économique a provoqué l'apparition de 100 millions d'affamés en plus et plus de 50 millions de nouveaux chômeurs, et ces chiffres tendent à augmenter.
2. Le capitalisme a provoqué la crise écologique en soumettant les conditions nécessaires à la vie sur terre à l'empire du marché et du profit. Chaque année, on consomme un tiers de plus que ce que la planète est capable de régénérer. A ce rythme de gaspillage du système capitaliste, ils nous faudrait une deuxième planète d'ici 2030.
3. La crise économique mondiale, la crise du changement climatique, la crise alimentaire et la crise énérgétique sont les produits de la décadence du capitalisme qui menace d'en finir avec l'existence même de la vie et de la planète. Pour éviter une telle fin il est nécessaire de développer un modèle alternatif au système capitaliste.
- Un système basé sur la solidarité et la complémentarité
- Un système en harmonie avec notre mère la Terre, et non de pillage des ressources naturelles
- Un système de diversité culturelle et non d'écrasement des cultures qui impose des valeurs culturelles et des styles de vie étrangers à la réalité de nos pays.
- Un système de paix basé sur la justice sociale plutôt que sur des politiques et des guerres impérialistes.
En somme, un système qui retrouve la dimension humaine de nos sociétés et des peuples, et ne les réduisent pas à de simples consommateurs et à de simples marchandises.
4. Comme expression concrète de la nouvelle réalité du continent, les pays latino-américains et des Caraibes, nous avons commencé à construire nos propres institutions, qui plongent leurs racines dans notre histoire commune qui remonte à la révolution indépendantiste, et qui constituent un outil concret pour l'approfondissement des processus de transformation sociale, économique et culturelle qui permettront de conforter notre pleine souveraineté. L'ALBA-TCP, Petrocaribe ou l'UNASUR, pour en citer que les créations les plus récentes, sont des mécanismes de solidarité créés dans le feu de ces transformations, avec l'intention manifeste de renforcer les efforts de nos peuples pour parvenir à leur propre libération.
Pour contrer les graves effets de la crise économique mondiale, nous pays de l'ALBA-TCP avons pris des mesures innovantes et transformatrices, qui cherchent à trouver de réelles alternatives à l'ordre économique international défaillant et non à renforcer ses institutions qui se sont écroulés.
Ainsi, nous avons mis en place un Système Unique de Compensation Régionale, le SUCRE, qui comprend une unité de compte commune, une Chambre de compensation des paiements et un système unique de réserves.
Nous avons également soutenu la constitution d'entreprises transnationales pour répondre aux besoins fondamentaux de nos peuples, en établissant des mécanismes de commerce équitables et complémentaires, qui écarte la logique absurde de la concurrence éffrénée.
5. Nous critiquons le G20 pour avoir triplé les ressources du FMI, alors que ce qui est rééllement nécessaire est de mettre en place un nouvel ordre économique mondial, qui comprenne la transformation totale du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC, qui avec leurs orientations néolibérales ont contribué au déclenchement de cette crise économique mondiale.
6. Des réponses à la crise économique mondiale et la définition d'une nouvelle architecture financière internationale, doivent être adoptées par les 192 pays qui participeront, du 1 au 3 juin, à la Conférence sur la crise financière internationale des Nations Unies, qui se propose de poser les bases d'un nouvel ordre économique international.
7. En ce qui concerne la crise du changement climatique, les pays développés ont une dette écologique envers le monde, étant responsables de 70% des émissions historiques de carbone accumulées dans l'atmosphère depuis 1750.
Les pays développés, endettés vis-à-vis de l'humanité et de la planète, doivent contribuer de manière significative à un fonds pour les pays en voie de développement afin que ceux-ci puissent s'engager sur la voie d'un modèle de croissance qui ne répète pas les mêmes erreurs et n'aient pas les graves impacts qu'a eu l'industrialisation capitaliste.
8. Les réponses aux crises énergétique, alimentaire, et du changement climatique doivent être intégrales et interdépendantes. Nous ne pouvons pas résoudre un problème en en créant d'autres dans des domaines fondamentaux pour la vie. Par exemple, généraliser l'utilisation des biocarburants ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur les prix des aliments et sur l'usage des ressources essentielles telles que l'eau, la terre et les forêts.
9. Nous condamnons la discrimnation des migrants sous quelque forme que ce soit. La migration est un droit de l'Homme, pas un délit. En conséquence, nous demandons une réforme urgente des politiques migratoires des Etats-Unis, avec comme objectif de mettre fin aux déportations et aux rafles de masse, permettre la réunification des familles, et nous réclamons la suppression du mur qui nous sépare et nous divise au lieu de nous unir.
Dans la même idée, nous demandons l'abrogation de la Loi d'Ajustement Cubain et la suppression de la politique des Pieds Secs/Pieds mouillés discriminatoire et sélective, responsable de la perte de nombreuses vies humaines.
Les vrais responsables de la crise sont les banquiers qui ont volé l'argent ainsi que les ressources de nos pays et non les travailleurs migrants.
Les droits de l'Homme viennent avant tout, et en particulier les droits de l'Homme dans le secteur le plus vulnérable et le plus marganisalisé de nos sociétés, c'est-à-dire les immigrés sans papiers.
Pour qu'il y ait intégration, il faut qu'il y ait libre circulation des personnes et respect des droits de l'Homme, égaux pour tous, indépendemment du statut d'immigrant. La fuite des cerveaux constitue une forme de pillage des ressources humaines qualifiées exercée par les pays riches.
10. Les services de base en ce qui concerne l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie et les télécommunications doivent être déclarés comme faisant partie des droits de l'Homme et en pouvant être ni l'objet d'une appropriation privée ni d'une marchandisation par le biais de l'OMC. Ces services sont et doivent être essentiellement des services publics accessibles à tous.
11. Nous voulons un monde où tous les pays, grands et petits, peuvent avoir les mêmes droits et où il n'existe pas d'empires. Nous sommes pour la non-ingérence. Renforcer, comme seul canal légitime pour la discussion et l'analyse des programmes bilatéraux et multilatéraux sur le continent, comme base, le respect mutuel entre Etats et gouvernements, au nom du principe de non-ingérence d'un Etat dans les affaires internes d'un autre Etat et l'inviolabilité de la souveraineté et du droit à l'auto-détermination des peuples.
Nous demandons au nouveau gouvernement des Etats-Unis, dont l'arrivée a créé certaines attentes dans la Région et dans le monde, qu'il mette fin à la longue et néfaste tradition d'interventionnisme et d'agression qui a caractérisé l'action des gouvernement de ce pays pendant toute l'histoire, bien qu'elle ait été renforcée au cours des mandats de George W.Bush.
De la même manière, nous demandons qu'il mette fin aux pratiques interventionnistes telles que les opérations secrètes, la diplomatie parallèle, les guerres médiatiques pour déstabiliser les Etats et les gouvernements, et le financement des groupes déstabilisateurs. Il est fondamental de construire un monde où est reconnue et respectée la diversité des visions économiques, politiques, sociales et culturelles.
En ce qui concerne le Blocus des Etats-Unis contre Cuba et l'exclusion de ce pays du Sommet des Amériques, nous, pays de l'ALBA, réaffirmons la Déclaration que tous les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes ont adopté le 16 décembre 2008 sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique envers Cuba, et y compris l'application de la loi Helms-Burton, et dont les points fondamentaux sont :
“CONSIDERANT les résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba, et les résolutions qui ont été adoptées sur le sujet dans de nombreuses réunions internationales.
“Nous AFFIRMONS qu'au nom du libre-échange et de la transparence du commerce international, ont été mises en place de manière inacceptable des mesures coercitives unilatérales qui portent atteinte au bien-être des peuples et font obstacle au processus d'intégration.
“Nous REFUSONS de la manière la plus energique qui soit l'application des lois et mesures contraires au Droit International comme la loi Helms-Burton et nous exhortons le gouvernement des Etats-Unis à mettre fin à son application.
“Nous DEMANDONS au gouvernement des Etats-Unis de se conformer aux dispositions des 17 résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies et de mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'il maintient contre Cuba.
Par ailleurs, nous considérons que toutes les tentatives d'imposer l'isolement de Cuba ont été des échecs, alors qu'elle fait aujourd'hui partie intégrante de la Région Latino-Américaine et des Caraibes, est membre du Groupe de Rio et d'autres organisations et mécanismes régionaux, développe une politique de coopération et de solidarité avec les pays de la région, défend la pleine intégration des peuples latinoamericains et caribéens, par conséquent, il n'existe aucune raison qui puisse justifier son exclusion du mécanisme du Sommet des Amériques.
12. Les pays développés ont consacré pas moins de 8 milliards de dollars au sauvetage de la structure financière qui s'est écroulée. Ce sont les mêmes qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des objectifs chiffrés, modestes, des Mesures du Millénaire ou les 0,7% du PIB pour l'Aide Officielle au Développement. Jamais auparavant n'est apparue aussi clairement toute l'hyporcrisie du discours des pays riches. La coopération devrait s'établir sans conditions et s'adapter à la situation des pays récepteurs en simplifiant les procédures, en rendant accessibles immédiatement les ressources et en privilégiant la question de l'inclusion sociale.
13. La lutte légitime contre le narcotrafic et le crime organisé, et contre n'importe quelle autre des prétendues “nouvelles menaces” ne doit pas être utilisée comme une excuse pour mener des activités d'ingérence et d'intervention contre nos pays.
14. Nous sommes fermement convaincus que le changement, que le monde entier espère, peut seulement venir de l'organisation, la mobilisation et l'unité de nos peuples.
Comme l'affirmait le Libérateur : “L'unité de nos peuples n'est pas une simple chimère des hommes, mais l'inexorable décret du destin”
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...
* Dans le sommet de l'ALBA – qui s'est situé aux antipodes des conclusions du G20 – la manière dont les principales puissances capitalistes évitent les discussions sur les vraies raisons de la crise et les solutions concrètes à apporter – se limitant à des forums internationaux qu'ils contrôlent – a reçu de la part du Président de l'Assemblée Générale de l'ONU une réponse cinglante: « L'Organisation des Nations Unies est une dictature ». « Ceux qui n'ont que le mot démocratie à la bouche quand il s'agit d'avancer des propositions pour les autres pays » sont ceux qui « mettent tous les obstacles possibles et imaginables pour empêcher la démocratisation de l'ONU », concluant son intervention avec une annonce d'une très grande importance, la tenue de la Conférence mondiale de l'ONU sur la crise financière, approuvée par consensus lors de l'Assemblée Générale du 7 avril, sur proposition du Vénézuela.

15:29 Publié dans 03-LES AUTRES GUERRES : FINANCIERES, MORALES, ETC, 07-INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, g20, solidarité, humanisme, marche mondiale, non-violence, société, paix, guerre
20.05.2009
LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE AU MAROC
sur la Télé Marocaine 2M
PRESENTATION DE LA MARCHE MONDIALE AU MAROC
Dans le but de rencontrer quelques membres de l’Equipe Promotrice de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence du Maroc (EPMM MAROC), d’entendre leurs points de vue sur l’organisation de l’EPMM ainsi que de faire des présentations de la MM dans quelques villes qui en ont fait la demande, Martine SICARD la coordinatrice du tronçon Maroc-Sénégal et Lekbir EL HARRAK (kabir) le coordinateur du Maroc se sont rendus au Maroc.
FES
Sur l’initiative du réseau AMCI présidé par notre confrère Mohammed ELKADI, membre de l’EPMM, et en présence de représentants du tissu associatif de Fès, Kabir a échangé avec les acteurs locaux autour de la MM.
Sont présents : 31 représentants d’associations et le fondateur du 1200° anniversaire de la ville de Fès.
Ils se sont mis d’accord sur la constitution d'un comité de diffusion de la MM dans la région de Fès-Bouleman ceci dans le but de créer la coordination de la région, organiser d’autres séances de présentation de la MM dans les villes de la région et faire de Fès un point central sur le parcours de la MM d’autant plus que la ville fête son 1200° anniversaire.
TANGERA l’occasion du Forum de Tanger organisé par l’AMBASSADE HUMANISTE à l’hôtel Almanzah, la MM était le thème d’un atelier animé par Martine. Les membres de l’EPMM-Maroc Mostafa, Mohamed LAMKAREH, Mohamed ELKODADI, Martine et Kabir ont discuté l’organisation du travail de l’EPMM.
TAZASur l’initiative de la Fédération des associations de développement de Taza et en collaboration avec les associations qui ont déjà adhéré à la MM, il s’est tenu une rencontre d’échange et de présentation de la MM autour d’un document power point (des questions en arabe). La séance était animée par Kabir.
Lors de cette rencontre, une coordination locale de la MM s’est créée. Mr Azouz ELBOUALLALI est désigné le coordinateur local aidé par DANI Abdelghani, Youssef SAL et Mme fatima HMMIMDANI
La coordination locale de la MM à Taza demande à chaque organisme de la province qui adhèrera à la MM d’organiser une activité sur la non-violence et cela à partir du 2 octobre. Quand la MM fera son entrée au Maroc la coordination locale proposera un spectacle que tous les adhérents de Taza pourront coorganiser.
OUJDARencontre régionale de communication et de concertation sur la marche mondiale pour la paix et la non violence. L’association ACODEC a organisé une rencontre régionale des associations et acteurs de développement sur la marche mondiale pour la paix et la non violence. Nombre important de personnalités physiques et morales ont assisté à cette rencontre.
La presse : radio, télévision et journalistes étaient présents à cette rencontre.
Après l’allocution de bienvenue du secrétaire général de l’association ACODEC, le coordinateur national et membre de l’équipe promotrice internationale de la marche mondiale pour la paix et la non-violence, Monsieur lekbir elharrak a évoqué les causes, les objectifs et l’itinéraire de la marche.
La deuxième intervention de monsieur Rezzouki el Miloud coordinateur régional et membre de l’équipe promotrice nationale de la marche mondiale pour la paix et la non violence, a évoqué les objectifs de la MM pour la paix et la non-violence ainsi que des propositions des activités planifiées par la société civile et des gouvernements de quelques pays qui font objet de l’itinéraire de la MM la paix et la non- violence. Des exemples d’activités de la société civile de la région orientale du Maroc ont été discutés. Des interventions importantes des participants à cette rencontre ont enrichi le débat.
Tous sont contre les guerres, pour le désarmement et contre toute forme de violence, donc pour la paix et la non-violence.
Quelques articles de journaux :
http://acodec.e-monsite.com/rubrique,marche-mondiale-pour...
http://www.oujdacity.net/regional-article-16808-fr.html
http://www.ville2fes.com/news-2403-une-marche-mondiale-po...
Toutes les photos des rencontres
dans les différentes Villes du Maroc
cliquer en bas à droite de l'album pour tourner les pages
01:43 Publié dans 04-MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX & NON-VIOLENCE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paix, guerres, conflits, humanisme, non-violence, spiritualité, maghreb
19.05.2009
LE PRESIDENT BOLIVIEN EVO MORALES ADHERE A LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE
«Il est temps de développer une culture non-violente qui puisse créer des conditions vraiment humaines dans le monde entier !»
Le président bolivien, Evo Morales, a officialisé son adhésion à la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence lors de sa rencontre avec Tomas Hirsch, porte-parole de l’Humanisme pour l’Amérique Latine.
“Bien sûr que je soutiens la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence… existe-t-il une cause plus importante ?”, a déclaré le président bolivien, Evo Morales, en concrétisant son adhésion à la Marche lors de la réunion qu’il a eu hier, le 14 mai, avec le porte-parole de l’Humanisme pour l’Amérique Latine, Tomas Hirsch. Le président Morales était accompagné par le vice-ministre de la Coordination et de la Gestion Gouvernementale du Territoire, Wilfredo Chávez, ainsi que du porte-parole du gouvernement, Iván Canelas.
Durant la réunion, Hirsch a expliqué que “la Marche Mondiale voulait générer une nouvelle conscience, de la même manière qu’il y a quelques années, on avait généré d’autres types de consciences – comme par exemple celle de la protection de l’environnement - et qu’aujourd’hui, il est temps de développer une culture non-violente qui puisse créer des conditions vraiment humaines dans le monde entier”.
Le président a déclaré que son gouvernement s’était engagé à promouvoir la paix, ce qui explique son soutien à la diffusion de la Marche et aux activités organisées en son nom. Par ailleurs, il s’est compromis à réaliser dans les prochains jours une vidéo de témoignage sur son adhésion à la Marche.
La Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence entrera en Bolivie le 26 décembre par la zone de la rivière Desaguadero, à la frontière avec le Pérou. Un acte spécial sera organisé pour son accueil au centre cérémonial de Tiawanacu. Ensuite, le maire de la ville de El Alto, Fanor Nava, accueillera la Marche dans sa ville, puis il assistera à la fin de celle-ci, lors d’un événement central au siège du gouvernement – à La Paz - en présence du président de la Bolivie. “En tant que participants à cette action, nous souhaitons que les personnes qui rejoignent la Marche comprennent bien ses objectifs : la réduction du budget de guerre, le retrait des troupes des territoires occupés et le démantèlement des armes nucléaires.”, a souligné Hirsch. Le Coordinateur de la Marche pour l’Amérique Latine a également invité le président Morales à prendre part au voyage organisé fin décembre dans l’Antarctique – afin d’incorporer ce continent à la Marche -, mais aussi et surtout à participer à l’événement de clôture de la Marche qui se déroulera à Punta de Vacas, aux pieds du Mont Aconcagua.
Outre le président, de nombreuses personnalités du monde artistique, politique et culturel du pays andin ont adhéré à la Marche, tel que le préfet du département, Pablo Ramos, qui a également officialisé son adhésion aujourd’hui. Le préfet a exprimé son soutien à l’initiative annonçant que le départ de la Marche, le 2 octobre, sera célébré lors d’un événement de grande ampleur dans le stade Hernando Siles dans la ville de La Paz.
Pressenza La Paz, 15/05/2009
01:42 Publié dans 04-MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX & NON-VIOLENCE, 07-INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non-violence, paix, guerres, violence, humanisme, force, spiritualité
17.05.2009
DISCOURS DE RAFAEL DE LA RUBIA AUX NATIONS UNIES LORS DE LA PRESENTATION DE LA MARCHE MONDIALE
Cette présentation de la Marche Mondiale aux Délégués des Nations Unies, a eu lieu sous les auspices de la Délégation Chilienne à l'ONU. Tony Robinson a été l'interprète et Chris Wells, le Porte-parole américain du Nouvel Humanisme, a fait l'introduction.
Site International : http://theworldmarch.org
Site Américain : http://worldmarchusa.net

Chers amis, je voudrais avant tout remercier la Mission permanente du Chili au Nations Unies qui accueille cette rencontre, les autres délégations, personnalités et organisations qui nous accompagnent et plus particulièrement les membres de « Monde sans guerres » et les humanistes de New York qui ont rendu cette présentation de la « Marche mondiale pour la paix et la non violence » aux Nations Unies.
La première chose est de savoir ce qu’est cette marche ? C’est une action de portée mondiale, la première à cette échelle, qui demande la Paix et la non violence. La MM qui émerge comme réponse à l’accroissement de la violence dans tous les secteurs et milieux de la société, depuis les niveaux inter gouvernementaux jusqu’aux environnements de la vie quotidienne. Ceci se passe dans tous les pays de la planète. Nous sommes dans un monde violent, dans lequel nous devons trouver de nouveaux chemins qui nous ouvrent le futur, en tant que personnes, en tant que peuples et aussi en union à toute l’humanité.
La MM prétend aider à trouver de nouvelles réponses mettant en évidence le fait d’avoir à reconsidérer le concept de Paix. Nous avons à approfondir davantage sa conception.
Il n’est pas possible que les gouvernements parlent de paix, en même temps que leurs usines d’armement fonctionnent à plein régime.
Il n’est pas possible de parler de paix et d’envahir en même temps des pays.
Il n’est pas possible que chaque jour 3 millions de dollars soient investis dans l’armement et aucunement destinés à mettre un frein à la mort de plus de 165.000 personnes qui mourront aujourd’hui conséquemment à la famine dans le monde. Soixante millions en 2008 selon les renseignements qui ont été donnés ici même, aux Nations Unies. Alors qu’avec seulement 0,01% de cette dépense en armes ces personnes pourraient s’alimenter.
L’humanité en appelle à un monde où ces choses n’arrivent plus.
De plus, comme le disait E. Galeano, «Les guerres nécessitent des armes et les armes nécessitent des guerres». Si l’on ne produisait pas d’armes on cesserait de les utiliser.
Pour avancer dans cette situation nous voulons créer une conscience de la nécessité de la Paix. Nous avons des exemples récents. Une conscience de l’écologie a vu le jour en peu de temps, à peine quelques décades. Aujourd’hui tout le monde sait qu’il n’est pas bon de polluer. Ceci n’était pas évident il y a quelques années. Nous voulons créer une conscience qu’il est en notre pouvoir de changer les choses. Nous voulons créer une conscience du fait que les solutions sont entre les mains de nos peuples. Les gouvernements vont agir s’il y a une pression populaire, une pression sociale, et c’est mieux si c’est une pression mondiale.
Il y a des moments où les politiques indiquent les directions aux peuples et il y a des moments où les peuples doivent donner la direction aux politiques.
Aussi nous ne devons pas seulement déclarer que nous voulons la Paix mais aussi que nous œuvrer à l’obtenir et à la maintenir.
La Marche est la réponse à la gravité de la situation mondiale, avec une crise économique dont on ne voit pas encore toutes les conséquences, certaines d’entre elles seront gravissimes.
Tout comme est très grave la situation des armes nucléaires. C’est pourquoi les travaux qui sont réalisés ces jours ci dans tous les secteurs sociaux ici aux Nations Unies sont très bénéfiques pour préparer la prochaine conférence de révision du TNP de 2010.
De sorte que, nous devons nous mobiliser. Chacun avec ce qu’il pourra, les uns plus que d’autres. Mais avec l’apport d’un grand nombre nous pourrons construire cette grande force sociale.
Comment se présente cette MM, qu’est-ce qui va être fait ?
A partir du 2 octobre dans de nombreuses villes tous types d’activités commenceront à être réalisées en simultané : Marches, festivals, forums, manifestations, débats, activités culturelles, artistiques, etc. Ce même jour, une petite équipe d’une cinquantaine de personnes commencera un parcours séquentiel, un parcours symbolique, qui partant de Wellington en Nouvelle Zélande s’achèvera à Punta de Vacas, en Argentine, après la traversée de 6 continents, y compris l’Antarctique. A ce parcours séquentiel de nombreux nouveaux trajets se sont ajoutés jusqu’à constituer un réseau dense.
Quelle est la situation actuelle de la MM au jour d’aujourd’hui ?
La Marche Mondiale grandit de jour en jour avec de nouveaux apports. Elle est partie de l’association humaniste « Monde sans guerres » avec une traversée initiale de 40 pays, et ils sont plus de 90 aujourd’hui. Les chiffres sont : 300 villes ; 700 initiatives, 800 personnalités, 1800 organisations, 200 universités et centres éducatifs, 150 maires et municipalités.
Presidents : 4 (Bachelet, Kirchner, Stjepan Mesic de Croacia, José Manuel Ramos-Horta de Timor oriental). D’importants presidents de pays latino américains sont sur le point de confirmer leur appui.
Prix Nobel : Dalai Lama, Rigoberta Menchu, Saramago;
Intellectuels : Noam Chomsky, Federico Mayor Zaragoza, Eduardo Galeano...
Vous connaissez tous des artistes comme Viggo Mortenssen, Joan Manuel Serrat, Noa, et Juanes, hier j’ai reçu l’adhésion de Penélope Cruz. Ils appuient tous résolument cette MM.
Dans un autre ordre de choses, le contenu de la MM s’enrichit.
Nous recevons des apports que nous voulons incorporer à la MM. Nous avons renconrtré hier Jonathan Granoff, co-auteur de la “lettre pour un monde non violent”, document rédigé par 19 Prix Nobel :
Nous sommes convaincus que le respect des principes de la non violence introduira un ordre mondial plus civilisé et pacifique, dans lequel des systèmes plus justes et efficaces de gouverner, respectueux de la dignité humaine et du sacré de la vie pourront devenir réalité.
Nos cultures, nos histoires et nos vies individuelles sont interconnectées et nos actions sontinterdépendantes.
Aujourd’hui comme jamais auparavant, nous croyons qu’une vérité nous attend: notre destin est commun, un destin qui sera déterminé par nos intentions, décisions et actions d’aujourd’hui.
Nous sommes fermement convaincus que créer une culture de la paix et de la non violence, bien que ce soit un processus long et difficile, est un objectif noble et nécessaire. Affirmer les principes énoncés dans cette Lettre est un premier pas, d’importance vitale, pour garantir la survie et le développement de l’humanité et parvenir à un monde sans violence.
Nous, Prix Nobel de la Paix et organisations Nobel pour la Paix.
Hier aussi nous avons rencontré ici Mr Tadatoshi Akiba Président des Maires pour la Paix, qui a adhéré à la MM. Ils sont en train de développer le “Protocole Hiroshima-Nagasaki” dont un extrait dit:
Dans le désir d’établir les moyens nécessaires pour mener à terme le désarmement nucléaire sous toutes ses formes jusqu’à obtenir que tous les Etats concernés respectent leurs engagements selon ce qui a été établi dans l’article VI du Traité de non prolifération des armes nucléaires et avec la prétention que tous les Etats respectent leurs obligations de désarmer en accord avec ce qui a été exprimé par l’avis consultatif de 1996 par la Cour Internationale de Justice, se rapportant à la légitimité de l’utilisation ou la menace d’utilisation des armes nucléaires.
Profitons en pour souligner les objectifs principaux de la MM:
- Eradication totale des armes nucléaires
- Retrait des armées qui ont occupé des territoires d’autres états.
- Signature de traités de non agression
- Désarmement proportionnel réduisant les dépenses en armement.
- Renoncement à la guerre de la part des états comme mode de résolution des conflits. Comme on le voit dans la nouvelle édification bolivienne de Evo Morales.
Cette marche mondiale que nous présentons aujourd’hui au siège des Nations Unies a pour objectifs de base de créer une conscience de ce que l’unique voie est celle de la Paix, et qu’il est nécessaire aujourd’hui d’associer à cette Paix la méthodologie de la non-violence afin que nous entrions vraiment dans une autre nouvelle étape pour l’humanité.
La MM s’est transformée en un phénomène multiple et simultané dans le monde entier. Nous avons des indices de ce qu’elle est en passe de se convertir en la plus importante manifestation pour la paix de l’histoire. Mais nous avons besoin de vous tous afin d’y parvenir.
Pour cela il ne me reste qu’à vous inviter à un grand défi : que tous ensemble nous parvenions à défendre, faire connaître cette proposition à toutes les délégations de ces Nations Unies, de telle sorte qu’elles puissent décider si elles s’y joignent pour participer ou pas.
Nous avons deux évènements importants. Le premier est l’ouverture de la prochaine assemblée des Nations Unies en septembre où convergeront des chefs d’Etat du monde entier et le second est l’arrivée de la MM aux Nations Unies le 1er décembre.
Pour terminer, il m’a été demandé que je rappelle le texte du premier lancement mondial de la MM qui eut lieu en novembre dernier.
... cherchant subsistance et abri ces peuples primitifs s’enfoncèrent dans des terres inhospitalières et inconues, où ils luttèrent contre les fauves, les éléments et les forces de la nature. Il en fut ainsi durant des millénaires. A la fin de cette grande période ils finirent par peupler toute la terre.
A une autre époque cherchant des richesses, des possessions et des aventures, certains peuples en soumirent d’autres. Ils les massacrèrent et les réduisirent en esclavage, s’appropriant leurs biens, leurs ressources, leurs personnes et aussi leurs esprits. Ils ont ainsi parcouru le monde jusqu’à aujourd’hui semant la soumission, la faim, la misère, la maladie et la douleur, beaucoup de douleur.
Mais aujourd’hui arrivent des temps de renouveau, où l’être humain recommence à parcourir la planète terre. Non pour assouvir sa faim, ni pour asservir ou voler l’autre. Mais pour tendre la main à son frère, pour se réconcilier, pour collaborer, pour construire les bases d’une nouvelle culture, d’une nouvelle civilisation comme jamais cela ne fut sur terre auparavant.Pour construire résolument la nation humaine universelle..
Vint l’époque où l’être humain décida de se redresser, affluant de différentes races, croyances et générations, pour la première fois dans l’histoire dans une entreprise commune : une grande marche qui parcourut le monde, émouvant la conscience et le coeur humain...
Merci pour votre attention
New York, 6 mai 2009
Texte en anglais : http://world.pressenza.org/apermalink/rafael-de-la-rubia-...
11:05 Publié dans 04-MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX & NON-VIOLENCE, 07-INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours, paix, guerres, marche mondiale, humanisme, spiritualité
05.05.2009
LES 5 PROPOSITIONS DE LA MARCHE MONDIALE
5 vidéos pour commenter les propositions de la Marche Mondiale :
Alain Ducq Porte-Parole du Nouvel Humanisme en France http://alainducq.unblog.fr
- L’urgence du désarmement nucléaire mondial
- Le retrait des troupes étrangères des territoires occupés
- La réduction progressive et proportionnelle de l'armement conventionnel
- La signature de traités de non agression entre les pays
- Le renoncement par les gouvernements à utiliser la guerre comme moyen de résoudre les conflits.
1- L’urgence du désarmement nucléaire mondial
Voici une première petite vidéo qui illustre la première des 5 propositions de la Marche Mondiale.
2- Le retrait des troupes étrangères des territoires occupés
Un rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) : 70% des jeunes palestiniens sont contre la violence et pensent qu'elle n'est pas utile pour résoudre le conflit israelo-palestinien.
ERRATUM : Des erreurs se sont glissées dans cette vidéo, on mentionne le chiffre de 15.000 morts en Palestine au mois de décembre dernier, il fallait entendre 1500 morts. En Irak il y a eu 1.300.000 civils tués selon le Foreign Policy et non pas 100.000 morts.
3- La réduction progressive et proportionnelle de l'armement conventionnel
Qui sont les plus grands exportateurs d'armes au monde ? Ce sont les mêmes pays qui siègent en tant que membres permanents dans le Conseil de Sécurité des Nations Unies. L'Humanité dépense plus de Mille Milliards de dollars par an pour l'armement, alors que l'on sait que 10% de cette somme suffirait à éradiquer la malnutrition dans le monde.
Selon le rapport du SIRPI (Stockolm International Peace Research) sur les transferts d'armements à l'échelle mondiale : les ventes d'armes en direction du Moyen-Orient ont augmenté de 38% entre 2004 et 2008 par rapport à la période 1999-2003.
4 & 5 - La signature de traités de non-agression entre les pays &
Le renoncement par les gouvernements à utiliser la guerre comme moyen de résoudre les conflits
La signature de traités de non-agression entre les pays ainsi que le renoncement par les gouvernements à utiliser la guerre comme moyen de résoudre les conflits sont les deux dernières propositions de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence. Vous en trouverez des éclaircissements dans ce nouveau micro programme TV.


