18.09.2009

LA MARCHE MONDIALE PASSERA PAR BETHLEEM ET HEBRON

Palestine News Network

Ecrit par Fadi Yacoub

BETHLEEM / Fadi Yacoub – La Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence se mettra en route depuis la statue de Gandhi, sur la place de la gare de Wellington (Nouvelle-Zélande) le 2 octobre 2009.
 
Cette date marque l'anniversaire de la naissance de Gandhi, une date annoncée par l'Organisation des Nations Unies comme «Journée internationale de la non-violence». La Marche terminera le 2 janvier 2010 sur la Cordillère des Andes, à Punta de Vacas, Aconcagua (Argentine).

Organisée par l’association «Monde sans guerre et sans violence», son partenaire en Palestine est l’ONG Holy Land Trust, basée à Bethléem, en Cisjordanie.

La marche aura lieu à Bethléem et Hébron le 13 octobre. Elle débutera à partir de la Place de la Mangeoire à Bethléem, se dirigera au camp de réfugiés de Aida et passera près de la région confisquée par le mur, à nord de Bethléem.

Parmi les 5 priorités de la Marche Mondiale on trouve en fait le «retrait immédiat des troupes étrangères des territoires occupés», la signature de traités de non-agression et le renoncement par les gouvernements à utiliser les guerres comme moyen de résoudre les conflits.

Rana Arja, coordinatrice de la Marche auprès de l’Holy Land Trust, nous explique que des volontaires du monde entier participeront aux activités de Bethléem et Hébron. «L'objectif est également celui de familiariser les participants internationaux à la souffrance causée aux Palestiniens par le mur. Des groupes de musique offriront des spectacles culturels.»

Les activités dans le gouvernorat d’Hébron se concentreront sur les colonies israéliennes dans le sud de la Cisjordanie. (PNN)

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&tas...

20.08.2009

PETITION CONTRE L'EXTENSION DE BASES MILITAIRES US EN COLOMBIE

Lien vers une pétition contre l'extension des bases militaires US en Colombie.

http://salsa.democracyinaction.org/o/2507/t/6023/campaign.jsp?campaign_KEY=26844

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La Colombie finalise la coopération militaire avec les Etats Unis

Colombie2.jpgEn dépit des avertissements de ses alliées sud américain, la Colombie signe l’accord de coopération militaire avec les Etats Unis.
Grâce à cette coopération, les USA vont disposer  de sept bases (navales, aériennes, et terrestres) en Colombie. Bien que le président Uribe ait adressé un message à ses « amis » vénézuelien et équatorien leur confirmant que cet accord n’est mis en place uniquement pour lutter contre le terrorisme.

La Colombie touchera 40 millions de dollars pour cette coopération.

D’après l’article 15 de la constitution de l’UNASUR :

Relations avec les tiers

UNASUR va promouvoir des initiatives de dialogue sur les questions d’intérêt régional ou international et cherchent à renforcer les mécanismes de coopération avec d’autres groupes régionaux, les États et autres entités dans le cadre de la personnalité juridique internationale, accordant la priorité aux projets dans les domaines de l’énergie, les finances, l’infrastructure, les politiques sociales, l’éducation et les autres à définir.

« Le Conseil des délégués et des délégués est chargé de surveiller la mise en œuvre des activités avec le soutien de la présidence pro tempore et le Secrétariat général. Dans le but d’avoir une bonne coordination, le Conseil des délégués et des délégués doit se réunir et examiner les positions que l’ UNASUR explicitement soutenu dans ses relations avec des tiers. »

La session extraordinaire en Argentine peut donc encore jour un rôle important dans la chute de ce conflit.

DOUZE ETATS REUNIS EN UN ORGANISME COMMUN : L'UNION DES NATIONS SUD AMERICAINES (UNASUR)

Présentation de l’UNASUR
par Serge Sedille

http://www.unasur.fr

Unasur1.jpg12 États Sud-américains se sont unis au sein d’un organisme politique et économique supranational:
L’UNASUR

Contexte
Le 30 avril 1948, lors de la 9e conférence panaméricaine  de Bogota, 21 nations d’Amérique signent la
charte de l’OEA, affirmant ainsi leur engagement dans la promotion de valeurs progressistes (lutte contre la drogue, progression de la paix…) et leur respect de la souveraineté de chaque nation. Elles adoptent également la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’Homme, la première déclaration internationale en son genre. L’organisation est dès le début dirigée contre la pénétration communiste, aboutissant à l’exclusion de Cuba de l’OEA en 1962

Les États-Unis, riche et grand gagnant des deux Guerres Mondiales, se positionnent dans les années qui suivent comme le modèle de référence et le grand protecteur de la démocratie.

Cherchant à étendre cette idéologie, les États-Unis sont intervenus de manières diverses et variées (militaires, politiques, et d’influence économique, parfois officiellement, souvent officiausement) dans l’ensemble des pays de la planète.
Bien que leur influence soit internationale, on ne peut, avec notre grille de lecture européenne, qu’imaginer l’ampleur des changements provoqués par les innombrables interventions des USA dans les pays latino-américains. Ces influences ont transformé le paysage politique et économique de ces pays, pour certains d’entre eux pour plusieurs décennies.

Voici quelques exemples de la stratégie d’influence des États-Unis sur les pays latino-américains : Le plan condor (Santiago par Pinochet, à Asunción par Stroessner, à Buenos Aires par Videla, à Montevideo par Bordaberry, à Sucre par Banzer et à Brasilia par Geisel), les contras du Nicaragua, L’école militaire des amériques au panama (Aussaresses), le soutien Stroessner au Paraguay,  le soutien aux anticastristes….)

Ces mêmes pays, plus ou moins favorables aux propositions américaines, ont progressivement décidé de s’unir dans de multiples alliances politiques et économiques (les plus connues sont la CAN et le MERCOSUR). On constate alors un véritable éclatement des pays latino américains entre ceux qui sont pro-américains et d’autres qui reflètent une nouvelle volonté de s’émanciper de cette influence.

Les douze pays de l’Amérique du Sud ont signé le 8 décembre 2004 la Déclaration de Cuzco dont le but est la réunion du Mercosur, de la Communauté andine, du Chili, du Guyana et du Surinam en une seule communauté supranationale, la Communauté sud-américaine des nations (CSN), sur le modèle de l’Union européenne.


Schéma représentant les diverses composantes des organismes Latino Américains

L’UNASUR est un projet qui a pris naissance dans un contexte d’opposition à la Zone de libre échange des Amériques ou ZLÉA. Cette dernière a été orchestrée  par les États-Unis de 1990 à 1994, date de son entrée en vigueur lors du Sommet des Amériques. Elle fut conçue alors que les Etats-Unis affrontaient une vague d’opposition à leur ingérence dans les affaires politiques et économiques latino-américaines.
L’UNASUR se présente comme « un organisme supranational porteur d’espoir. »

Unasur.jpg

Les chefs d’États sud-américains au sommet de Brasilia, naissance de l’UNASUR
Créé lors du sommet de Brasilia en le 23 mai 2008, cet organisme est composé de 12 membres :

Membres de la Communauté andine (CAN) :

Colombie

Équateur

Pérou

Bolivie

Membres du Mercosur :

Argentine

Brésil

Paraguay

Uruguay

Venezuela

Autres pays :

Chili (en cours d’adhésion à la CAN depuis 2006)

Guyana

Suriname

États observateurs :

Panamá

Mexique

La chef d’État chilienne, Michelle Bachelet, en a été  élue présidente pour la première année.  Aujourd’hui la présidence de l’UNASUR est en les main du président Equatorien, Rafael Correa.

Bien que L’UNASUR n’en soit qu’à ses débuts, le calendrier à venir est déjà très chargé :

  • une monnaie commune
  • une citoyenneté et un passeport commun
  • un parlement commun
  • conseil de défense (déjà fait)

Le sommet de Brasíllia a défini les champs d’actions suivant pour Unasur :  le dialogue politique, l’intégration fiscale, l’environnement, l’intégration énergétique, les mécanismes financiers sud américains, les asymétries, la promotion de la cohésion sociale, de l’intégration sociale, de la justice sociale, et des télécommunication.

Cet ensemble représentera, s’il se préserve, une population de 360 millions d’habitants et sera, en superficie (17 millions de km²), la plus vaste union économique, monétaire et politique du monde.

Réaction du peuple sud américain :
Les Latino-Américains attendent énormément de cet organisme. Leurs gouvernements sont individuellement incapables de se doter d’une véritable indépendance. Mais ensemble, unis à travers ce « rêve Bolivarien» devenu presque réalité, ces pays qui en avaient « peur » commencent à croire dans la puissance d’un tel organisme.
Afin de comprendre l’enjeu que représente l’UNASUR, je vous invite à lire des opinions émises sur ce sujet par des journalistes et experts dans les domaines géopolitiques latino-américains :
Centre d’observation de l’UNASUR

Serge Sedille
www.unasur.fr

LE PENTAGONE DEVELOPPE SES BASES EN AMERIQUE DU SUD

Plus de bases US, plus de soldats, plus de bombardiers. La riposte au virage à gauche ?

Au moment où la classe ouvrière et le mouvement progressiste virent rapidement à gauche en Amérique Latine, fortifiant le sentiment anti-impérialiste dans le monde, Washington militarise les Amériques, tranquillement et de façon inquiétante. De la frontière USA - Mexique à de nombreuses autres régions, l’impérialisme US installe de plus en plus de bases dans cette zone et envoie discrètement de plus en plus de troupes et de mercenaires en Amérique Latine.

Sous couvert de mener la soit-disant « guerre de la drogue » ou de chercher des « cellules terroristes d’Al Qaeda », l’intention réelle de Washington est de se préparer à vaincre les mouvements s’élevant contre l’impérialisme US et qui balayent la région. L’escalade intense de force militaire de Washington est extrêmement dangereuse pour les peuples opprimés des Amériques et devrait être combattue énergiquement par le mouvement anti-guerre aux USA. Comme Conn Hallinan l’écrivait en novembre dernier dans Foreign Policy in Focus, « en effet, cela ressemble un peu à l’escalade des années 60-70, quand des dictatures militaires appuyées par Washington régissaient l’essentiel du continent, et quand des armées (secrètes) dominaient la nuit.

L’essor de la menace militaire US. Bien que cela ait été révélé seulement récemment, l’an dernier l’administration Bush a envoyé de 400 à 500 soldats au Paraguay, alarmant de nombreux Latino-américains. Ce déploiement prend place dans le contexte d’une augmentation du nombre de bases militaires US construites dans la région ces dernières années, et dans le contexte du Plan Colombie, une initiative militaire de plus de 3 milliards de $ qui fut passée sous l’administration Clinton. Le Plan Colombie est l’aile militaire du Free Trade Agreement of the Americas (FTAA), en perte de vitesse. Ce qui ne peut être arraché aux peuples d’Amérique Latine par ses opérateurs en costumes trois-pièces, Washington entend clairement le voler par ses agents en treillis militaires. Il y a environ 25 bases militaires US connues ou stations radar basées à terre en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Ceci comprend les bases militaires de Guantanamo, Cuba ; Comalapa, El Salvador ; Reina Beatriz, Aruba ; Fort Buchanan et Roosevelt Roads, Puerto Rico ; Hato Rey, Curacao ; Manta, Ecuador et Soto Cano, Honduras. ?En janvier 2006, Radio Havana de Cuba révélait que le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld avait autorisé le développement de bases militaires US à l’été 2005. Ces bases militaires développées étaient appelées CSL (Cooperative Security Locations) et installées à la base aérienne de Mariscal Estigarribia au Paraguay, et ailleurs. D’après Radio Havana ces bases, bien que pourvues d’un relativement faible nombre de soldats, « ont la capacité de mettre en place des opérations militaires sous faible délai ».

Les développements au Paraguay alarment les progressistes de l’autre côté des frontières de ce pays au Brésil, en Argentine et en Bolivie, où le leader paysan indigène Evo Morales a pris récemment les fonctions de président. D’après un article du Political Affairs de janvier, en décembre 2004, l’administration Bush a annulé 330 millions de $ d’aide à différents pays d’Amérique du Sud parce qu’ils avaient refusé de garantir l’immunité de poursuites aux soldats US pour des crimes commis dans ces pays. Le Paraguay avait signé l’accord d’immunité lors d’une session secrète de son parlement le 26 mai 2005, autorisant un séjour de 18 mois aux soldats US, avec reconduction répétée.

Les troupes US qui sont arrivées au Paraguay en juillet dernier sont seulement à 120 miles de la Bolivie à une base près de Mariscal Estigarribia, Paraguay. La base a une piste assez longue pour accueillir de gros avions militaires comme les bombardiers B-52 et les avions cargos C-5 Galaxy. Elle a aussi de la place pour des casernes pouvant accueillir 16000 soldats, un immense système de radar, et de vastes hangars. Alfredo Boccia Paz, un journaliste paraguayen en vue et activiste des droits de l’homme, affirmait récemment que « l’immunité de poursuites pour les soldats US, l’extension de leur séjour et des exercices militaires communs fournissaient tous le travail préparatoire pour l’installation éventuelle d’une base US au Paraguay ». De plus, en juillet dernier, des officiels de haut rang de l’administration Bush (Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Robert Noriega) ont rencontré le vice-président du Paraguay Luis Castiglioni et ont conclu que « des experts iraient bientôt au Paraguay pour développer un planning de séminaires sur des systèmes pour la sécurité nationale ». Le FBI a aussi annoncé qu’en 2006 il ouvrirait un bureau au Paraguay. Les troupes US stationnées au Paraguay ne laissent déjà présager rien de bon. Le Southern Command d’après différentes sources dont Radio Havana, annonçait qu’ un exercice militaire de « bruits de sabres » allait se dérouler au Paraguay sous le nom de « Fuerzas Comando 06 (Operation Commando Force 06) ». ?Stan Goff, ancien sergent des forces spéciales US, remarque souvent dans ses dénonciations des interventions US que cela peut induire en erreur de juger de l’impact d’un intervention par le nombre de soldats US impliqués. Si ces troupes sont des forces spéciales, par exemple, elles peuvent entraîner des mercenaires locaux ou paver le chemin pour des milliers de soldats de troupes terrestres. Les officiels de l’administration Bush nient que Mariscal Estigarribia deviendra ou est une base militaire US.

Manta, Equateur. ?En 2001, le Pentagone a subi des critiques pour avoir ouvert une base militaire à Manta, Equateur. La base est située à 20 minutes des frontières de la Colombie déchirée par la guerre. Ceux qui résistent à la domination néocoloniale en Colombie considèrent l’ouverture de cette base comme un acte de guerre. De nombreux membres du Congrès US se sont aussi opposés à Manta et ont essayé de bloquer le projet Manta. Les premiers éléments abrités par la base de Manta ont été des avions de surveillance E-3 AWACS. D’après le Washington Post (25 janvier 2001) avec les troupes et les avions, « Manta deviendra le pivot principal pour les vols de surveillance US au-dessus des vastes région d’Amérique Latine productrices de cocaïne ». Les USA ne payent pas de loyer à Manta. Ils ont signé le contrat avec un ex-président équatorien, Jamil Mahuad, qui a fui en exil aux USA et était accusé d’abus de pouvoir. Un an avant que l’Equateur ait ouvert la base de Manta, il adoptait le dollar US comme monnaie nationale.

Une rose est une rose

Dans le double langage habituel au Pentagone et à Washington, les officiels du gouvernement se sont mis à arranger le langage de la militarisation de l’Amérique Latine pour le rendre acceptable pour le public US. Dans les deux cas de Manta, Equateur en 2001 et de Mariscal Estigarribia, Paraguay maintenant, les officiels du gouvernement appellent les bases "Forward Operating Locations" ou "Cooperative Security Locations" pour éviter de les appeler bases. ?Washington a mal étiqueté la militarisation de l’Amérique Latine comme partie de la « lutte contre la drogue », juste comme certains des médias ont mal étiqueté les Minutemen qui militarisent la frontière USA-Mexique comme des « combattants de la liberté ». En réalité, le renforcement des bases militaires et l’envoi de troupes US a pour but de renverser les mouvements révolutionnaires en essor en Amérique Latine. Cela vise les présidents Hugo Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et Fidel Castro à Cuba. Mais la marée de la fin de la domination coloniale et impérialiste a tourné en faveur des opprimés, et aucune base militaire ne pourra lui faire rebrousser chemin.

http://internationalistes.org/SPIP/spip.php?article130

05.08.2009

AGER - LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE

ALGER - 10 MAI 2009

Lancement de la Marche Mondiale
pour la Paix et la Non-Violence

PHOTOS D'ALGER (ALGERIE) 

CONSTANTINE - LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE

CONSTANTINE - 9 MAI 2009

Lancement de la Marche Mondiale
pour la Paix et la Non-Violence

PHOTOS DE CONSTANTINE (ALGERIE)

 

BEJAIA ET AIT SMAIL - LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE

BEJAIA ET AIT SMAIL - 7 ET 8 MAI 2009

Lancement de la Marche Mondiale
pour la Paix et la Non-Violence

 

PHOTOS DE BEJAIA ET AIT SMAIL (ALGERIE)

ORAN - LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE

ORAN - 1 ET 2 MAI 2009

Lancement de la Marche Mondiale
pour la Paix et la Non-Violence

PHOTOS D'ORAN (ALGERIE)

BUENOS AIRES - CAMPAGNE D'ADHESION A LA MARCHE MONDIALE

REDHUMANISTA A BUENOS AIRES

Lors de la 2me campagne d'adhésion à la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence, dont l'objectif est d'atteindre 2 millions d'adhésions, les volontaires de REDHUMANISTA à Buenos Aires ont parcouru les métros et invité les passagers à découvrir les propostions de la Marche, à adhérer et soutenir la Marche. Tout ceci en musique, déguisement divers et beaucoup de joie !

25.05.2009

VIIe SOMMET DE L'ALBA (ALTERNATIVA BOLIVARIANA PARA LAS AMERICAS)

"Nous voulons un monde où tous les pays,
grands et petits, peuvent avoir
les mêmes droits et
où il n'existe pas d'empires
"

Le Vème sommet des Amériques (de l'OEA), et celui occulté, le VIIème sommet de l'Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a réuni la Bolivie, Cuba, le Vénézuela, la Dominique, l'Equateur, l'Honduras, le Paraguay, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et a pu compter sur la présence de Miguel d'Escotto – Président de l'Assemblée Générale de l'ONU*.

drapeau alba.jpg

Document des pays de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) pour le Vème Sommet des Amériques.

Cumanà, 17 avril 2009

 

logo alba.jpgNous Chefs d'Etat et de gouvernement de Bolivie, Cuba, Dominique, Honduras, Nicaragua et Vénézuela, pays membres de l'ALBA, considérons que le projet de Déclaration du Vème sommet des Amériques est insuffisant et inacceptable pour les raisons suivantes :

- Il n'offre pas de réponse à la Crise Economique Mondiale, bien que celle-ci constitue le plus grand défi que l'Humanité ait eu à affronter au cours des dernières décennies et, actuellement, la plus grande menace existante au bien-être des peuples.

- Il exclut injustement Cuba, sans évoquer d'ailleurs le consensus général qui existe dans la Région pour condamner le Blocus et les tentatives d'isolement dont Cuba, son peuple et son gouvernement ont été continuellement l'objet et ce de manière criminelle

Pour ces raisons, nous pays membres de l'ALBA, considérons qu'il n'existe pas de consensus pour adopter un projet de déclaration et qu'en fonction de ce qui a déjà été explicité, nous proposons de tenir un débat de fond sur les sujets suivants :

1. Le capitalisme est en train de détruire l'Humanité et la planète. Ce que nous vivons en ce moment est une crise économique mondiale systèmique et structurelle et non simplement une crise cyclique de plus. Ceux qui pensent qu'il suffit d'injecter de l'argent dans le système ou d'adopter quelques mesures régulatrices pour sortir de cette crise se trompent lourdement.
Le système financier est en crise car il donne aux actifs financiers une valeur six fois supérieure à la valeur réelle des biens et services qui sont produits dans le monde. Ceci n'est pas un “défaut de régulation du système”, mais fait partie intégrante du système capitaliste qui spécule avec tous les biens et toutes les valeurs afin d'obtenir le plus grand profit possible. Jusqu'à présent, la crise économique a provoqué l'apparition de 100 millions d'affamés en plus et plus de 50 millions de nouveaux chômeurs, et ces chiffres tendent à augmenter.

2. Le capitalisme a provoqué la crise écologique en soumettant les conditions nécessaires à la vie sur terre à l'empire du marché et du profit
. Chaque année, on consomme un tiers de plus que ce que la planète est capable de régénérer. A ce rythme de gaspillage du système capitaliste, ils nous faudrait une deuxième planète d'ici 2030.

3. La crise économique mondiale, la crise du changement climatique, la crise alimentaire et la crise énérgétique sont les produits de la décadence du capitalisme qui menace d'en finir avec l'existence même de la vie et de la planète. Pour éviter une telle fin il est nécessaire de développer un modèle alternatif au système capitaliste.

- Un système basé sur la solidarité et la complémentarité, plutôt que sur la concurrence

- Un système en harmonie avec notre mère la Terre, et non de pillage des ressources naturelles

- Un système de diversité culturelle et non d'écrasement des cultures qui impose des valeurs culturelles et des styles de vie étrangers à la réalité de nos pays.

- Un système de paix basé sur la justice sociale plutôt que sur des politiques et des guerres impérialistes.

En somme, un système qui retrouve la dimension humaine de nos sociétés et des peuples, et ne les réduisent pas à de simples consommateurs et à de simples marchandises.

4. Comme expression concrète de la nouvelle réalité du continent, les pays latino-américains et des Caraibes, nous avons commencé à construire nos propres institutions, qui plongent leurs racines dans notre histoire commune qui remonte à la révolution indépendantiste, et qui constituent un outil concret pour l'approfondissement des processus de transformation sociale, économique et culturelle qui permettront de conforter notre pleine souveraineté. L'ALBA-TCP, Petrocaribe ou l'UNASUR, pour en citer que les créations les plus récentes, sont des mécanismes de solidarité créés dans le feu de ces transformations, avec l'intention manifeste de renforcer les efforts de nos peuples pour parvenir à leur propre libération.

Pour contrer les graves effets de la crise économique mondiale, nous pays de l'ALBA-TCP avons pris des mesures innovantes et transformatrices, qui cherchent à trouver de réelles alternatives à l'ordre économique international défaillant et non à renforcer ses institutions qui se sont écroulés.

Ainsi, nous avons mis en place un Système Unique de Compensation Régionale, le SUCRE, qui comprend une unité de compte commune, une Chambre de compensation des paiements et un système unique de réserves.

Nous avons également soutenu la constitution d'entreprises transnationales pour répondre aux besoins fondamentaux de nos peuples, en établissant des mécanismes de commerce équitables et complémentaires, qui écarte la logique absurde de la concurrence éffrénée.

5. Nous critiquons le G20 pour avoir triplé les ressources du FMI, alors que ce qui est rééllement nécessaire est de mettre en place un nouvel ordre économique mondial, qui comprenne la transformation totale du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC, qui avec leurs orientations néolibérales ont contribué au déclenchement de cette crise économique mondiale.

6. Des réponses à la crise économique mondiale et la définition d'une nouvelle architecture financière internationale, doivent être adoptées par les 192 pays qui participeront, du 1 au 3 juin, à la Conférence sur la crise financière internationale des Nations Unies, qui se propose de poser les bases d'un nouvel ordre économique international.

7. En ce qui concerne la crise du changement climatique, les pays développés ont une dette écologique envers le monde, étant responsables de 70% des émissions historiques de carbone accumulées dans l'atmosphère depuis 1750.

Les pays développés, endettés vis-à-vis de l'humanité et de la planète, doivent contribuer de manière significative à un fonds pour les pays en voie de développement afin que ceux-ci puissent s'engager sur la voie d'un modèle de croissance qui ne répète pas les mêmes erreurs et n'aient pas les graves impacts qu'a eu l'industrialisation capitaliste.

8. Les réponses aux crises énergétique, alimentaire, et du changement climatique doivent être intégrales et interdépendantes. Nous ne pouvons pas résoudre un problème en en créant d'autres dans des domaines fondamentaux pour la vie. Par exemple, généraliser l'utilisation des biocarburants ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur les prix des aliments et sur l'usage des ressources essentielles telles que l'eau, la terre et les forêts.

9. Nous condamnons la discrimnation des migrants sous quelque forme que ce soit. La migration est un droit de l'Homme, pas un délit. En conséquence, nous demandons une réforme urgente des politiques migratoires des Etats-Unis, avec comme objectif de mettre fin aux déportations et aux rafles de masse, permettre la réunification des familles, et nous réclamons la suppression du mur qui nous sépare et nous divise au lieu de nous unir.

Dans la même idée, nous demandons l'abrogation de la Loi d'Ajustement Cubain et la suppression de la politique des Pieds Secs/Pieds mouillés discriminatoire et sélective, responsable de la perte de nombreuses vies humaines.

Les vrais responsables de la crise sont les banquiers qui ont volé l'argent ainsi que les ressources de nos pays et non les travailleurs migrants.

Les droits de l'Homme viennent avant tout, et en particulier les droits de l'Homme dans le secteur le plus vulnérable et le plus marganisalisé de nos sociétés, c'est-à-dire les immigrés sans papiers.

Pour qu'il y ait intégration, il faut qu'il y ait libre circulation des personnes et respect des droits de l'Homme, égaux pour tous, indépendemment du statut d'immigrant. La fuite des cerveaux constitue une forme de pillage des ressources humaines qualifiées exercée par les pays riches.

10. Les services de base en ce qui concerne l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie et les télécommunications doivent être déclarés comme faisant partie des droits de l'Homme et en pouvant être ni l'objet d'une appropriation privée ni d'une marchandisation par le biais de l'OMC. Ces services sont et doivent être essentiellement des services publics accessibles à tous.

11. Nous voulons un monde où tous les pays, grands et petits, peuvent avoir les mêmes droits et où il n'existe pas d'empires. Nous sommes pour la non-ingérence. Renforcer, comme seul canal légitime pour la discussion et l'analyse des programmes bilatéraux et multilatéraux sur le continent, comme base, le respect mutuel entre Etats et gouvernements, au nom du principe de non-ingérence d'un Etat dans les affaires internes d'un autre Etat et l'inviolabilité de la souveraineté et du droit à l'auto-détermination des peuples.

Nous demandons au nouveau gouvernement des Etats-Unis, dont l'arrivée a créé certaines attentes dans la Région et dans le monde, qu'il mette fin à la longue et néfaste tradition d'interventionnisme et d'agression qui a caractérisé l'action des gouvernement de ce pays pendant toute l'histoire, bien qu'elle ait été renforcée au cours des mandats de George W.Bush.

De la même manière, nous demandons qu'il mette fin aux pratiques interventionnistes telles que les opérations secrètes, la diplomatie parallèle, les guerres médiatiques pour déstabiliser les Etats et les gouvernements, et le financement des groupes déstabilisateurs. Il est fondamental de construire un monde où est reconnue et respectée la diversité des visions économiques, politiques, sociales et culturelles.

En ce qui concerne le Blocus des Etats-Unis contre Cuba et l'exclusion de ce pays du Sommet des Amériques, nous, pays de l'ALBA, réaffirmons la Déclaration que tous les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes ont adopté le 16 décembre 2008 sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique envers Cuba, et y compris l'application de la loi Helms-Burton, et dont les points fondamentaux sont :

CONSIDERANT les résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba, et les résolutions qui ont été adoptées sur le sujet dans de nombreuses réunions internationales.

Nous AFFIRMONS qu'au nom du libre-échange et de la transparence du commerce international, ont été mises en place de manière inacceptable des mesures coercitives unilatérales qui portent atteinte au bien-être des peuples et font obstacle au processus d'intégration.

Nous REFUSONS de la manière la plus energique qui soit l'application des lois et mesures contraires au Droit International comme la loi Helms-Burton et nous exhortons le gouvernement des Etats-Unis à mettre fin à son application.

“Nous DEMANDONS au gouvernement des Etats-Unis de se conformer aux dispositions des 17 résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies et de mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'il maintient contre Cuba.

Par ailleurs, nous considérons que toutes les tentatives d'imposer l'isolement de Cuba ont été des échecs, alors qu'elle fait aujourd'hui partie intégrante de la Région Latino-Américaine et des Caraibes, est membre du Groupe de Rio et d'autres organisations et mécanismes régionaux, développe une politique de coopération et de solidarité avec les pays de la région, défend la pleine intégration des peuples latinoamericains et caribéens, par conséquent, il n'existe aucune raison qui puisse justifier son exclusion du mécanisme du Sommet des Amériques.

12. Les pays développés ont consacré pas moins de 8 milliards de dollars au sauvetage de la structure financière qui s'est écroulée. Ce sont les mêmes qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des objectifs chiffrés, modestes, des Mesures du Millénaire ou les 0,7% du PIB pour l'Aide Officielle au Développement. Jamais auparavant n'est apparue aussi clairement toute l'hyporcrisie du discours des pays riches. La coopération devrait s'établir sans conditions et s'adapter à la situation des pays récepteurs en simplifiant les procédures, en rendant accessibles immédiatement les ressources et en privilégiant la question de l'inclusion sociale.

13. La lutte légitime contre le narcotrafic et le crime organisé, et contre n'importe quelle autre des prétendues “nouvelles menaces” ne doit pas être utilisée comme une excuse pour mener des activités d'ingérence et d'intervention contre nos pays.

14. Nous sommes fermement convaincus que le changement, que le monde entier espère, peut seulement venir de l'organisation, la mobilisation et l'unité de nos peuples.

Comme l'affirmait le Libérateur : L'unité de nos peuples n'est pas une simple chimère des hommes, mais l'inexorable décret du destin”

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...

* Dans le sommet de l'ALBA – qui s'est situé aux antipodes des conclusions du G20 – la manière dont les principales puissances capitalistes évitent les discussions sur les vraies raisons de la crise et les solutions concrètes à apporter – se limitant à des forums internationaux qu'ils contrôlent – a reçu de la part du Président de l'Assemblée Générale de l'ONU une réponse cinglante: « L'Organisation des Nations Unies est une dictature ». « Ceux qui n'ont que le mot démocratie à la bouche quand il s'agit d'avancer des propositions pour les autres pays » sont ceux qui « mettent tous les obstacles possibles et imaginables pour empêcher la démocratisation de l'ONU », concluant son intervention avec une annonce d'une très grande importance, la tenue de la Conférence mondiale de l'ONU sur la crise financière, approuvée par consensus lors de l'Assemblée Générale du 7 avril, sur proposition du Vénézuela.

drapeau alba.jpg

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