24.07.2008

FORUM FESTIVAL MEDITERRANEE SANS ARMES NUCLEAIRES

http://fordesarmed.online.fr

les 22 et 23 novembre prochain, à Marseille
participez au d&eacute:sarmement
Artistes, techniciens du spectacle,
collaborateurs pour l'organisation et la diffusion

  • Vous êtes sensibles à l'urgence du désarmement nucléaire.
  • La convergence des cultures et la non violence comme solution durable face aux conflits sont pour vous des clés pour harmoniser les relations entre les peuples.
  • Vous êtes d'accord pour agir bénévolement à l'occasion de cet événement.

participez à la mise en mots, musiques, images et gestes...
à la réalisation, l’organisation et la diffusion du FORUM FESTIVAL

réunion d'organisation le 25 juillet à 19h30, Terrasse des Danaïdes
Contact : 04 91 09 33 63 / 06 12 67 84 10
fordesarmed@online.fr

14.05.2008

GRANDE MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE

«Pour qu'on écoute enfin  la clameur de millions de personnes dans le monde qui souhaitent vivre dans un monde de paix et veulent l’élimination définitive des guerres. Pour que les forces du Pacifisme et de la Non-Violence soient majoritaires et  fassent entendre leur voix.»

 

1144757728.jpgC’est la première Marche Mondiale qui parcourra toute la planète en demandant la fin des guerres, le désarmement nucléaire et l’élimination de toutes formes de violence.

Une action organisée pour la première fois au niveau mondial qui vise à rassembler toutes les organisations et personnes qui voient dans le pacifisme et la non- violence la véritable issue à la situation mondiale. C’est une dénonciation et à la fois un avertissement aux gouvernements violents qui sont en train d’emmener l'humanité dans une voie sans issue. C'est une action visant à mettre en valeur  le meilleur des diverses cultures et  peuples de la Terre ; cherchant à faire converger les meilleures volontés de toute la société civile pour éliminer définitivement cette plaie sociale que sont les guerres.

Le tour du monde en 90 jours

C’est en Nouvelle-Zélande, le pays le plus oriental de la terre, que débutera La Grande Marche. Elle parcourra plus de 60 pays des 5 continents. Elle couvrira une distance de 100.000 km par terre, dont certaines parties par mer et par air. Elle se terminera en Argentine après 3 mois, dans l'occident antarctique. On y utilisera tous les moyens de transport. Par voie terrestre : ce seront des trains, des autobus, des voitures, des motos, des bicyclettes des charrettes ou même à pied. Le passage entre les continents, lacs et rivières se fera soit en avion, soit en bateau, barque et pirogue. Une équipe de base permanente de 100 personnes de différentes nationalités réalisera le circuit complet. À leur passage par les diverses villes auront lieu de multiples activités telles que festivals, rencontres, concerts, conférences, manifestations, forums, etc.

Pays du parcours

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Afrique: Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Sénégal. Benín, Togo, Ghana, Cote d’Ivoire, Guinée, Mali, Gambie

Amérique: Canada, Etats-Unis, Mexique, Guatemala, Salvador Honduras, Nicaragua,  Costa Rica, Panamá, Colombie, Bresil, Paraguay, Ecuador, Perou, Bolivie, Argentine, Chile.

Océanie et Asie Orientale : Nouvelle-Zélande, Australie, Philippines, Japon,  Asie continentale, Corée, Corée du Sud, Chine, Inde, Mongolie, Fédération Russe .

Europe : Fédération Russe, Biélorussie, Pologne, Finlande, Suède, Danemark, Hollande, Royaume Uni, Luxembourg, Slovaquie, Allemagne, Italie, Suisse, France, Bélgique, Espagne, Gibraltar (Royaume-Uni)

Quand ?

La marche débutera en Nouvelle-Zélande le 2 octobre 2009, jour anniversaire de la naissance de Gandhi et déclaré par les Nations Unies Journée Internationale de  la non- violence. Elle se terminera dans la cordillère des Andes à Puntas de Vacas aux pieds du Mont Aconcagua, début 2010. Elle durera 90 jours, trois longs mois de voyage. Elle passera par tous les climats et saisons, depuis l'été torride des zones tropicales, traversant des déserts, jusqu'à l'hiver sibérien. Les étapes les plus longues seront les parties américaine et asiatique, puisque ces dernières dureront presque un mois.

Qui ?

La participation à la Marche Mondiale sera ouverte à toutes les personnes et aux groupes qui partagent le même état d’esprit. Ils pourront y participer de manières très diverses : en s'ajoutant aux activités programmées dans son parcours ; en promouvant de nouvelles initiatives particulières ; et en participant virtuellement à partir d’un site Web. Nous aspirons à ce que ce soit des milliers de personnes de tous les continents qui s’y impliquent.

Dans quel but ?

Il s’agit de dénoncer la situation mondiale dangereuse qui nous emmène progressivement vers une impasse sans issue et vers des conflits utilisant l’armement nucléaire, ce qui supposerait la plus grande catastrophe humaine de l'histoire.

Pour écouter les voix de la majorité des citoyens du monde qui ne sont pas en faveur des guerres ni de la course a l’armement et la violence. Nous souffrons tous les conséquences de la manipulation de quelques-uns parce que nous ne lançons  pas un signal d’ensemble. Il est temps que chacun manifeste clairement  sa position, son rejet.

Pour obtenir la disparition des armes nucléaires ; la réduction progressive proportionnelle des armements conventionnels ; la signature de traités de non -agression entre les pays ; le renoncement des gouvernements à utiliser les guerres comme forme de résoudre des conflits.

1056689792.jpgPourquoi ?

Parce que la faim dans le monde peut être résolue avec 10% des dépenses en  armement. Pouvons-nous imaginer la situation si destinait  30 ou 50%, pour améliorer la vie des gens au lieu de les appliquer à leur destruction.

Parce qu'éliminer les guerres représentera sortir définitivement de la préhistoire humaine et faire un pas de géant sur le chemin évolutif de notre espèce. Parce que dans cette aspiration ce qui nous accompagne c’est les voix de milliers de générations précédentes qui ont subi les conséquences et dont l'écho continue à être écouté aujourd'hui dans tous les lieux où les guerres laissent leur sinistre sillage de morts, de disparus, d’invalides, de réfugiés et déplacés.

Parce que  un «monde sans guerres et sans violence» est une proposition qui nous ouvre le futur et aspire à se concrétiser dans chaque coin de la planète afin que le dialogue remplace à la violence. Le moment est venu de faire entendre la voix des sans- voix, millions d'êtres humains qui demandent par nécessité qu'on en finisse une  fois pour toutes  avec les guerres.

Nous pouvons y parvenir en unissant toutes les forces du pacifisme et de la Non-Violence active du monde.

Nous invitons non seulement les personnes mais aussi les organisations, institutions, groupes, politiciens, entreprises, à participer, appuyer et soutenir cette Grande Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence.

1931799920.jpg MARCHE MONDIALE pour la PAIX ET la NON-VIOLENCE

AVRIL 2008

Coordination

Rafaël de la Rubia

+34 665 827 072 - rafaeldlr@gmail.com

 

La Marche Mondiale en chiffres

Continents : 5

Pays : 60

Kilomètres : 100.000

Durée : 90 jours

Transports :

Train : 40 trajets (y compris Transsibérien)

Véhicules terrestres : 100 trajets (tous terrains, autobus, voitures, moto, bicyclette, etc.) (Y compris les trajets Paris-Dakar et l'Amérique Nord-Sud par la Cordillère des Andes)

Avion : 14 trajets

Air : 25 trajets (bateau, barques, pirogues, etc.)

Climats : la Marche Mondiale passera par tous les climats : tempéré, calme, méditerranéen, continental, tropical, sibérien, torride, désertique. Depuis la steppe sibérienne jusqu'aux déserts du Sahara et d'Atacama le plus sec que le monde.

Saisons : en 90 jours, la Marche Mondiale passera deux fois par les 4 Saisons de l'année.

Altitude : dans son parcours la Marche Mondiale devra dépasser des lieux à 5.000 m d'altitude.

Équipe permanente : entre 50 et 100 membres

Pays frontaliers : 130

Associations et institutions co-organisatrices : 300

Associations collaboratrices et adhésions : 3.000

Parrainages et sponsors : 100

Conférences de presse : 100

Entrevues et programmes : s/d

Événements publics : 200 (conférences, festivals, expositions, présentations, cérémonies, symboles humains de paix, non-violence, etc.)

Visites des gouvernements et des représentants politiques : 70

Centres spirituels : 20

Participants à la marche : 1 million

Participants virtuels : 10 millions

23.04.2008

LE SYSTEME ANTIMISSILE DES ETATS-UNIS : TOTALEMENT INUTILE ET TRES DANGEREUX !

1. Qu’est-ce qu’un système antimissile ?

Un système antimissile a pour objectif de protéger un territoire ou des troupes opérant sur des théâtres extérieurs, en étant capable de stopper tout missile balistique (de courte, moyenne et longue portée) lancé par un adversaire. Nous détaillerons un peu plus tard le fait qu’un tel dispositif n’est pas uniquement défensif, mais s’inscrit comme une composante importante d’une stratégie offensive.

Un bouclier antimissile fait intervenir diverses fonctions :

·  L’alerte, obtenue grâce à la combinaison de moyens spatiaux, aériens et terrestres, capable de détecter le tir d’un missile.

·  La poursuite, consistant à prédire la trajectoire d’un missile lancé, y compris son point d’impact.

·  L’interception et l’anéantissement d’un missile lancé, pouvant être effectuées par des missiles transportant des véhicules conventionnels ou même nucléaires.

2 Historique

En 1983, Ronald Reagan lance l’Initiative de Défense Stratégique (IDS). Il s'agissait d'un projet pharaonique de réseau de satellites destiné à détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. L’Union soviétique était bien entendu visée par ce projet.

Au tout début des années 1990, après l’éclatement de l’Union soviétique, l’administration Bush entame, puis celle de Bill Clinton entérine l’abandon de l’IDS et oriente ensuite ses efforts vers le développement de programmes d’un système antimissile centrés sur la protection des forces en opération extérieure (Theater Missile Defense). En janvier 1999, Bill Clinton finit néanmoins par réactiver le projet de défense du territoire américain, sous le nom de National Missile Defense.

En 2001, Georges Bush décide d’accélérer le programme de défense antimissile (avec tout de même des ambitions et des moyens réduits par rapport à l’IDS), rebaptisé « Ballistic Missile Defense System » (BMDS). Dans ce but, Washington se retire unilatéralement, en été 2002, du traité « Anti Ballistic Missiles » (ABM). Ce traité prohibait toute défense antimissile couvrant respectivement la totalité des territoires russe et américain.

3 Etat actuel du système antimissile des Etats-Unis et évolutions

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La configuration actuelle du système antimissile des Etats-Unis est dans un état embryonnaire. Elle est constituée aujourd’hui de 24 intercepteurs antimissile, implantés en Alaska et en Californie, et de divers capteurs (radars, satellites …installés aux Etats-Unis, au Groenland et en Grande-Bretagne).

Une extension du bouclier antimissile des Etats-Unis est prévue en Europe centrale : un radar de détection en République tchèque et un site de dix missiles intercepteurs en Pologne. Le dispositif déployé en Europe central devrait être complété par un autre radar. Il sera installé sur un site encore indéterminé mais de toute façon proche de l’Iran (la Turquie, le Caucase ou la région de la mer caspienne sont évoqués). Ces installations pourraient être opérationnelles en 2013.

Le système, une fois achevé (54 missiles intercepteurs : 44 aux Etats-Unis et 10 en Europe), devrait être capable de stopper tout missile balistique dirigé contre les Etats-Unis, leurs alliés ainsi que les troupes américaines déployées sur des théâtres extérieurs.

4 Les véritables motivations des Etats-Unis

L’administration américaine justifie officiellement son système de défense antimissile pour se protéger contre la menace de missiles iraniens de longue portée. Pourtant, aujourd’hui, l’Iran ne dispose d’aucune capacité concrète en termes de missiles intercontinentaux. Pour atteindre la côte Est des Etats-Unis, l’Iran devrait se doter d’engins balistiques d’une portée d’au moins 10000 kilomètres, ce qui demande non seulement beaucoup de temps mais également une assistance étrangère. Enfin, même si l’Iran venait à posséder une telle capacité, s’en prendre aux Etats-Unis ou à l’un de ses alliés de l’OTAN serait totalement suicidaire, compte tenu des capacités de rétorsion de la part des Etats-Unis qui conduiraient à rayer immédiatement l’Iran de la carte du monde.

En réalité, le bouclier antimissile n’est qu’une composante et le prolongement d’une stratégie offensive et agressive globale visant le maintien et l’accentuation de la domination des Etats-Unis sur le reste du monde, notamment vis-à-vis de la Russie, « héritier » du vieil ennemi soviétique, et de la Chine, la première puissance économique mondiale en devenir.

Le système antimissile est présenté par les Etats-Unis comme non agressif et purement défensif. En vérité, il constitue un atout primordial et un avantage considérable sur ses adversaires potentiels en cas de conflit, en particulier en cas de volonté d’engager les hostilités. En effet, après avoir lancé une première frappe sur l’adversaire, les Etats-Unis activeraient son bouclier antimissile de manière à stopper une éventuelle salve de rétorsion. Par conséquent, les Etats-Unis ne seraient donc pas limités dans ses attaques et ses intentions hégémoniques par le risque de représailles qu’ils subiraient. L’existence d’un tel système antimissile est donc en rupture totale avec « l’équilibre » des forces, qui permet de « limiter » l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion.

Par ailleurs, la Nuclear Posture Review, révision périodique de la stratégie nucléaire des Etats-Unis, de 2001 présente explicitement le bouclier antimissile comme un support essentiel de projets offensifs :

·   Protéger les capacités de frappes offensives.

·  Soutenir les forces américaines dans le cadre de la projection de puissance.

·   Supporter une capacité de contre-attaque.

Le dispositif antimissile des Etats-Unis ne peut être compris que dans un contexte global, où sont précisées les autres décisions et actions de l’administration américaine dans le domaine militaire, notamment nucléaire.

Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine a été modifiée fondamentalement. Elle vise désormais à développer des stratégies de plus en plus offensives et agressives, tournant le dos au concept de dissuasion, et à utiliser l’arme nucléaire directement sur des champs de bataille, y compris contre des Etats « non nucléaires ». Dès 1997, Les Etats-Unis ont élargi, par l’intermédiaire d’une directive signée par Bill Clinton, les options de l’utilisation des armes nucléaires contre des Etats dits « voyous ». La Nuclear Posture Review de 2001 désigne ouvertement la Corée du Nord, l’Irak, l’Iran, la Libye et la Syrie, voir la Russie et la Chine, comme des menaces, face auxquelles il sera éventuellement nécessaire d’avoir recours directement à l’arme nucléaire de manière préventive.

Cette stratégie opérationnelle a été accompagnée par la modernisation et le renouvellement de l’arsenal nucléaire américain, totalement adapté à des missions offensives (précision accrue, charges nucléaires réduites, mélange de charges conventionnelles et nucléaires, portées augmentées par des missiles basés à terre ou sur sous-marins).

A la lumière de ces éléments, il apparaît clairement que le bouclier antimissile n’est qu’une composante d’un dispositif offensif intégré, au service de la suprématie des Etats-Unis sur le reste du monde.

5 Les conséquences

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Le développement d’un système antimissile par les Etats-Unis aura et a d’ores et déjà des conséquences dramatiques. En incitant de nombreux Etats à s’armer davantage dans une course à l’armement, notamment balistique et nucléaire, sans fin, il réduira à néant tous les efforts engagés en matière de désarmement.

Ayant conscience de l’avantage indéniable pris par les Etats-Unis avec son bouclier antimissile, la Russie n’a pas tardé à réagir. Elle a tout d’abord bloqué tout progrès par rapport au Traité sur les forces conventionnels en Europe de 1990. Surtout, elle a laissé planer une éventuelle dénonciation du traité américano-soviétique INF de 1987 sur les missiles nucléaires de portée intermédiaire, provoquant de graves inquiétudes.

Concernant la course aux armements, des Etats vont se doter d’un maximum de missiles nucléaires continentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. La modernisation en cours des missiles balistiques intercontinentaux par la Russie est justement poursuivie avec comme objectif, ouvertement affiché, l’affolement du système antimissile américain. Par ailleurs, la Russie vise le doublement de ses dépenses militaires pour les huit années à venir.

Sans le faire de manière aussi théâtrale que la Russie, la Chine a lancé depuis quelques années un programme de modernisation de sa force nucléaire et de sa marine militaire.

La course aux armements va s’accélérer très rapidement sous l’effet d’un processus d’actions - réactions successives. Par exemple, la Russie devrait modifier le missile de courte portée, l’Iskander, de manière à cibler les sites, en République tchèque et en Pologne, devant accueillir le système antimissile américain (sa portée devrait passer de 280 à 500 Km). En réaction, le gouvernement polonais a revendiqué la mise à disposition du système Patriot, conçu pour stopper des vecteurs de courte portée. Il convient également de souligner que le bouclier antimissile américain est évolutif et multi – étages, ce qui signifie que le nombre de missiles intercepteurs pourra être augmenté ultérieurement sans aucune difficulté.

Monde sans guerres France, avril 2008.

05.04.2008

LA NON-VIOLENCE ACTIVE

La Non-Violence Active est plus que le pacifisme. Elle demande une grandeur d'âme et un regard sur soi honnête pas toujours facile à poser allant de pair avec un changement intérieur de l'humain, mais totalement indispensables pour la vivre. La non-violence inclut le pacifisme.

LES 6 PAS DE LA
NON-VIOLENCE ACTIVE
par Martin Luther King

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* La Non-Violence Active est une attitude face à la violence. Elle intègre la désobéissance civile et la non-participation face aux lois violentes.

* La désobéissance civile trouve la justification idéologique et philosophique suivante : si l'Etat impose des lois qui sont violentes du fait de leur injustice, de la discrimination, etc., et si l'application de telles lois affecte négativement les gens parce qu'elles les transforment en agents et récepteurs d'injustice et de discrimination, alors ces personnes ont le droit et l'obligation morale de ne pas obéir à ces lois. La désobéissance civile et la non-coopération brisent intentionnellement les lois injustes et en assument les pénalisations, par exemple l'incarcération, comme une conséquence digne de leurs actions.

* La non-participation ou le vide face à la violence demande de ne pas intervenir dans des situations violentes, ce qui a normalement un effet économique négatif pour le fomenteur de cette violence. Il a aussi pour effet d'exposer publiquement l'attitude morale des deux parties.


Martin Luther King a définit 6 étapes pour la mise en place de la Non-Violence Active
Tiré de “Letter from Birmingham Jai” (lettre de la prison de Birmingham) Penguin Books 1963 de Martin Luther King. Ces 6 étapes sont basées sur ses campagnes non-violentes, ses enseignements qui mettent l'accent sur la nécessité d'agir de façon non-violente pour des changements à la fois personnels et sociaux.
Etape 1 : Recherche de l'information
Etape 2 : Education
Etape 3 : Engagement personnel
Etape 4 : Négiciations
Etape 5 : Action directe
Etape 6 : Réconciliation


Etape 1 : Recherche de l'information
* Pour comprendre et décortiquer un problème, une injustice faite à une personne, une communauté, une institution, il faut se documenter. Vous devez enquêter et rassembler toutes les informations vitales en provenance de tous les partis impliqués afin de pouvoir accroître votre compréhension du problème. Vous devez devenir expert sur la position tenue par votre (vos) occupant(s).

Exemple :
* Collecter les informations passées et présentes dans les articles de journaux, magasines, la radio, la TV.
- Apporter une expertise sur le problème
- Faire des recherches documentaires en bibliothèque
- Discuter avec d'autres personnes et faire des interviews
- Rechercher sur internet



Etape 2 : Education
* Il est important d'informer les autres, inclus vos opposants sur le problème. Cela pour minimiser les incompréhensions et vous attirer le soutien et la sympathie de certains.


Etape 3 : Engagement personnel
* Contrôlez quotidiennement votre foi dans la philosophie et les méthodes d'action Non-Violentes. Supprimez les motivations cachées et préparez-vous à accepter de souffrir, si besoin est, dans votre travail pour la justice.


Etape 4 : Négociations
* Utilisez la dignité, l'humour, l'intelligence pour vous confronter à votre adversaire en présentant une liste d'injustices, et un plan pour y remédier. Regardez ce qui est positif dans chaque action et déclaration que celui-ci fait. Ne cherchez pas à l'humilier mais suscitez le positif chez lui. Cherchez des solutions qui lui permettront aussi d'être gagnant.


Etape 5 : Action directe
* Des actions sont menées pour forcer moralement l'adversaire à travailler avec vous à la résolution des injustices. L'action directe impose une “tension créative” dans le conflit. L'action directe est la plus efficace quand elle illustre l'injustice qu'elle vise à corriger.
Il y des centaines de tactiques d'action directe, notamment :
- Les boycotts et le refus d'acheter des produits
- Les marches et ralllies
- Les grèves et les débrayages
- Les campagnes d'envois de lettres et de pétitions
- Occupations de locaux, désinvestissements ou investissements selon
- Refus politique par le vote.


Etape 6 : Réconciliation
* Par la Non-Violence on cherche l'amitié et la compréhension de l'adversaire. La Non-Violence ne vise pas à la défaite de l'adversaire. La Non-Violence est dirigée contre les actes injustes commis par les institutions, les forces, les politiques oppressives, et non contre les personnes.

“Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m'aimer mais il est important qu'elle lui interdise de me lyncher” Martin Luther King - Extrait du Wall Street Journal - 13 novembre 1962.

Les 6 arguments en faveur
du recours méthodique à la Non-Violence :

Martin Luther King - Extraits de "Combats pour la liberté" (1958)


* “Premièrement - La résistance Non-Violente n'est pas destinée aux peureux ; c'est une véritable résistance ! Quiconque y aurait recours par lâcheté ou par manque d'armes véritables, ne serait pas un vrai non-violent. C'est pourquoi Gandhi a si souvent répété que, si l'on n'avait le choix qu'entre la lâcheté et la violence, mieux valait choisir la violence. Mais il savait bien qu'il existe toujours une troisième voie : personne - qu'il s'agisse d'individus ou de groupes - n'est jamais acculé à cette seule alternative : se résigner à subir le mal ou rétablir la justice par la violence ; il reste la voie de la résistance Non-Violente. En fin de compte, c'est d'ailleurs le choix des forts, car elle ne consiste pas à rester dans un immobilisme passif. L'expression “résistance passive” peut faire croire - à tort - à une attitude de “laisser faire” qui revient à subir le mal en silence. Rien n'est plus contraire à la réalité. En effet, si le non-violent est passif, en ce sens qu'il n'agresse pas physiquement l'adversaire, il reste sans cesse actif de coeur et d'esprit et cherche à le convaincre de son erreur. C'est effectivement une tactique où l'on demeure passif sur le plan physique, mais vigoureusement actif sur le plan spirituel. Ce n'est pas une non-résistance passive au mal, mais bien une résistance active et non-violente.

* Deuxièmement - La résistance Non-Violente ne vise pas à vaincre son ou humilier son adversaire mais à gagner son amitié et sa compréhension. La Non-Violence veut engendrer une communauté de frères, alors que la violence n'engendre que haine et amertume.

* Troisièmement - C'est une méthode qui s'attaque aux forces du mal, et non aux personnes qui se trouvent être les instruments du mal. Car c'est le mal lui-même que le non-violent cherche à vaincre, et non les hommes qui en sont atteints.

* Quatrièmement - La résistance Non-Violente implique la volonté de savoir accepter la souffrance sans esprit de représailles, de savoir recevoir les coups sans les rendre. Le non-violent doit être prêt à subir la violence, si nécessaire, mais ne doit jamais la faire subir aux autres. Il ne cherchera pas à éviter la prison et, s'il le faut, il y entrera “comme un fiancé dans la chambre nuptiale”.

* Cinquièmement - Cette résistance Non-Violente ne se contente pas d'écarter toute violence extérieure et physique mais également toute violence intérieure de l'esprit. Le résistant non-violent est un être qui s'interdit non seulement de frapper son adversaire, mais même de le haïr. Le non-violent affirme que, dans la lutte pour la dignité humaine, l'opprimé n'est pas obligatoirement amené à succomber à la tentation de la colère ou de la haine.

* Sixièmement - Enfin, la résistance Non-Violente se fonde sur la conviction que la loi qui régit l'univers est une loi de justice. En conséquence, celui qui croit en la non-violence a une foi profonde en l'avenir, qui lui donne une raison supplémentaire d'accepter de souffrir sans esprit de représailles. Il sait en effet que, dans sa lutte pour la justice, il est en accord avec le cosmos universel. Il est vrai que certains partisans sincères de la non-violence ont de la peine à croire en un Dieu personnel. Mais ils croient à l'existence de quelque force créatrice agissant dans le sens d'un Tout universel. Que nous croyions à un processus inconscient, à un Brahmane impersonnel ou à un Dieu vivant, à la puissance absolue et à l'amour infini, peu importe : il existe dans notre univers une force créatrice qui oeuvre en vue de rétablir en un tout harmonieux les multiples contradictions de la réalité.”

01.04.2008

ABDUL GHAFFAR KHAN

LE GHANDI DES FRONTIERES

Le combat non-violent des musulmans Pashtouns contre l'empire britannique des Indes sous la conduite d'Abdul Ghaffar Khan

"Si l'histoire du combat non-violent de Gandhi contre les britanniques est connue, celle de Ghaffar Khan et des Pashtouns l'est beaucoup moins. Khan montra à ses frères et sœurs musulmans qu'il était possible de suivre les enseignements pacifiques du prophète Mohammed et de renforcer et leur foi et leur combat pour la liberté par la non-violence trouvée dans les enseignements de l'islam. "C'est ainsi qu'ils se libérèrent du joug colonial des anglais"


http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=articl...

Alliance de la non-violence islamique et indoue

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"Gandhi et Khan (appelé aussi le Gandhi des frontières) se rencontrèrent, une alliance se créa entre les serviteurs de Dieu pashtouns et le Congres National Indou qui oeuvrèrent ensemble à la réalisation de leur objectif commun : se libérer du joug de l'empire britannique, pour l'indépendance de l'Inde. Tous deux enseignèrent et pratiquèrent la non-violence en s'appuyant sur leur religion respective, y puisèrent leur force, chacun par son charisme et son exemple faisant des émules parmi les siens jusqu'à la libération effective ."

Ghaffar Khan et le développement de pratiques non violentes islamiques chez les Pashtouns
Ghaffar Khan, musulman pieux pensait que c'était sa mission de sauver son peuple de sa propre violence. Il ouvrit la première école non britannique en 1910, acquit sa notoriété comme réformateur social. Agissant lui-même directement, il allait de village en village, conseillant les adultes, construisant des écoles pour éduquer les enfants, des équipements sanitaires pour améliorer les conditions d'hygiène. Il travaillait en même temps à la libération de son peuple du colonialisme de l'empire britannique, essayant de monter des groupes politiques d'opposition. Pour ces agissements politiques il fut emprisonné à maintes reprises et torturé par les britanniques. Il réussit néanmoins plus tard (1929) à mettre sur pied un groupe de réformateurs sociaux qu'il organisa en une « armée » d'un genre nouveau : les serviteurs de Dieu (Khudai Khidmatgars), cette notion « d'armée » étant familière à son peuple.
Il les dirigea effectivement de la même manière qu'on dirige une armée, exigeant le respect de la discipline, excluant ceux qui n'obeissaient pas et en un an son « armée » passa de 500 recrues à 100 000. Mais ce n'était pas une armée au sens habituel du terme car dans celle-ci les personnes luttaient pour leur vie, sans arme. Ghaffar Khan pensait que le seul moyen de libérer son peuple de l'empire britannique s'était par la non-violence basée sur les enseignements de l'islam.

Ghaffar Khan va s'appuyer sur deux traditions bien implantées chez son peuple (organisé en société tribale la plus grande au monde) pour amener celui-ci à passer d'une culture de guerre à une culture de non violence. Dans la société Pashtoun il y avait un puissant code moral regardant le combat. Refuser le combat était considéré comme la pire offense. Ghaffar Khan enseigna qu'il fallait combattre pour se libérer de la violence et des anglais, que là était le vrai combat et qu'on ne pouvait pas s'y soustraire. Le deuxième aspect de la tradition Pashtoun qu'il utilisa ce fut la puissante foi religieuse de son peuple, prêt à se sacrifier pour Allah. Il leur enseigna que le prophète Mohammed a originellement prescrit de résoudre les conflits par des moyens pacifiques (sabr), et leur dit que l'islam fonctionnait sur un principe simple : ne jamais faire de mal à quelqu'un ni par la langue, ni avec une arme, ni avec la main. Ne pas mentir, ne pas voler, ne pas faire de mal c'est là le véritable islam.

Ghaffar Khan a basé sa philosophie et les motivations de son « armée » des serviteurs de Dieu sur ces passages du Coran qui prône l'utilisation de ces moyens pacifiques, ainsi que la patience, l'endurance, la compassion, le pardon à ses ennemis, approches coraniques jusqu'alors inconnue des Pashtouns. Ainsi pour faire partie des serviteurs de Dieu, chaque Pashtoun devait signer un engagement d'utiliser des moyens non-violents pour régler ses affaires. Les Pashtouns prêtaient serment de servir Allah, l'humanité, et tous les êtres vivants par des moyens non-violents. Ceci paraissait un défi incroyable sur cette terre et chez ce peuple marqués par des siècles de combats féroces. Pourtant Ghaffar Khan réussit à convaincre de nombreux Pashtouns. Ces réformateurs ouvrirent des écoles, développèrent le système sanitaire des villages, enseignèrent aux enfants dans le cadre d'un mouvement de jeunesse et Ghaffar Khan publia un bulletin sur la loi islamique et les réformes sociales. Tout ce qu'ils entreprirent rencontra de la part des autorités coloniales britanniques une violente répression : le bulletin fut interdit, les écoles détruites, les réformateurs emprisonnés. Mais les serviteurs de Dieu avaient pris l'engagement de se battre pour leur liberté avec pour seule arme leurs vies.

Répression sanglante des britanniques, renforcement de la non-violence islamique Pashtoun
Les troupes britanniques qui comptaient sur les guerres fratricides Pashtouns pour asseoir leur emprise sur eux, furent surpris de ce type de résistance non- violente. Ils répliquèrent en bouclant les provinces habitées par les pashtouns, répandirent de fausses rumeurs sur les serviteurs de Dieu les accusant d'être assoiffés de sang, leur rendant la vie impossible. Dans un rapport anglais de 1930 il était écrit à propos des Pashtouns « les brutes doivent être gouvernés brutalement par des brutes ». Aussi, les troupes britanniques en massacrèrent des milliers, brûlèrent leurs villages et leurs champs, les jetèrent nus dans l'eau glacée des rivières et commirent d'autres exactions horribles pour les provoquer à la guerre. Ils firent même venir les Garhwal Rifles, des soldats britanniques qui s'étaient illustrés pendant la première guerre mondiale, mais ceux-ci ne purent rien en face d'un tel courage et d'une telle humanité. Le bataillon entier des Garhwal Rifles fut arrêté et 17 de ses soldats envoyés devant une cour martiale.

Les serviteurs de Dieu (encore appelés les chemises rouges parce qu'ils portaient des chemises couleur brique) continuèrent à pratiquer la résistance non-violente face aux britanniques, et obtinrent finalement gain de cause : leur liberté. Mais l'effet le plus profond de ce revirement non-violent fut certainement sur le quotidien de la vie Pashtoun. Tout fut modifié en positif dans leur vie, leur façon de se traiter avec respect et dignité dans leurs relations interpersonnelles, la façon de traiter ceux parmi les Pashtouns qui s'étaient livrés des combats sanglants pendant longtemps. Leurs ennemis, les soldats britanniques, leurs familles furent également traités avec compassion. Ghaffar Khan vit dans cette solidarité la réussite de cette réforme sociale qu'il avait luimême amorcée. Il fut attentif à ce que l'égalité homme femme soit respectée, à ce que celles-ci soient intégrées au combat non violent qu'il menait avec les serviteurs de Dieu. Cette égalité est le fondement de toute culture non-violente, Ghaffar Khan le savait et il a oeuvré dans ce sens tout comme Gandhi d'ailleurs avec qui il va développer des liens très étroits. En 1937, les Pashtouns obtinrent de l'empire britannique de pouvoir élire un gouvernement provincial, et c'est le frère de Ghaffar Khan le Dc Khan Saheb qui fut élu à sa tête.

La preuve qu'il est possible de passer d'une culture de guerre à une culture de non-violence et de paix même quand on a pendant des siècles pratiqué la première avec acharnement et férocité.1119215876.jpg

Gandhi et Khan (appelé aussi le Gandhi des frontières) se rencontrèrent, une alliance se créa entre les serviteurs de Dieu pashtouns et le Congres National Indou qui oeuvrèrent ensemble à la réalisation de leur objectif commun : se libérer du joug de l'empire britannique, pour l'indépendance de l'Inde. Tous deux enseignèrent et pratiquèrent la non-violence en s'appuyant sur leur religion respective, y puisèrent leur force, chacun par son charisme et son exemple faisant des émules parmi les siens jusqu'à la libération effective .

Tous deux essayèrent, malheureusement sans y parvenir, d'éviter le partage de l'Inde (devenu Inde et Pakistan), ayant lutté côte à côte pour une Inde multiconfessionnelle et multiethnique. Ce partage fut scellé et proclamé en 1947 par le dernier vice roi britannique en Inde Lord Montbatten, suite aux massacres entre indous et musulmans (les pashtouns protégèrent les hindous et sikhs qui habitaient leur province). La province Pashtoun de l'ex-empire britannique des Indes fut rattachée au Pakistan. En 1948 Gandhi fut assassiné par un hindou l'accusant d'être pro musulman et Ghaffar Khan fut emprisonné par le gouvernement pakistanais d'Islamabad l'accusant d'être pro indou, alors que lui-même affirmait simplement vouloir l'autonomie pour son peuple, autonomie qu'il aurait préféré obtenir à l'intérieur de l'Inde s'il n'y avait pas eu partition. Libéré en 1958 mais expulsé vers l'Afghanistan, il a continué son combat pour la démocratie et la création (sans y parvenir) du Pashtounistan rassemblant les terres Pashtouns par des moyens non-violents et ce jusqu'à sa mort en 1988 à l'âge de 98 ans au Peshawar où il avait été finalement autorisé à retourner (1972).

Si l'histoire du combat non-violent de Gandhi est connue, celle de Ghaffar Khan et des Pashtouns beaucoup moins. Khan montra à ses frères et soeurs en religion qu'il était possible de suivre les premiers enseignements du prophète Mohammed et de renforcer et leur foi et leur combat pour la liberté par la non-violence trouvée dans les enseignements de l'islam. Leur style de vie en fut complètement transformé, ils furent à même de trouver dignité, intégrité, confiance en soi et solidarité avec autrui, en appliquant les principes de tolérance et non-violence. La non-violence leur avait offert une alternative concrète pour satisfaire leurs besoins et atteindre leur objectif de liberté, ce qu'ils n'avaient pu obtenir en fonctionnant auparavant sur un système dominateur et violent. La preuve qu'il est possible de passer d'une culture de guerre à une culture de non-violence et de paix même quand on a pendant des siècles pratiqué la première avec acharnement et férocité.

24.03.2008

POUR LA PAIX EN IRAK

Du 17 au 22 Mars 2008 une campagne "1001 appel pour la Paix en Irak" a été lancée par les humanistes du monde entier.

Vous pouvez voir les vidéos dans la rubrique Paix en Irak.