01.07.2009

LA MARCHE MONDIALE INVITEE PAR LE FESTIVAL MONDIAL DE LA TERRE

FESTIVAL MONDIAL DE LA TERRE
26-27-28 JUIN 2009

LA NON-VIOLENCE:
Fondement pour l'évolution
de l'Etre Humain

La conférence intitulée "La non-violence : fondement pour l'évolution de l'être humain", donnée par Claudie Baudoin, a eu lieu le samedi 27 juin au Parc de Bercy au pied du Palais Omnisport de Paris Bercy, lors du Festival Mondial de la Terre.

Un stand de présentation de la marche mondiale pour la paix et la non-violence était présent du vendredi 26 juin au dimanche 28 juin de 10 h à 20 h dans le village associatif.

INTERVIEW DE CLAUDIE BAUDOIN

 PHOTOS-VIDEO

08.06.2009

CAMION DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE POUR ADHERER A LA MARCHE MONDIALE

Deux camions pour la Paix et
la Non-Violence
ont traversé Paris


Prochain rendez-vous : 

pique nique 2.jpg 

LE PIQUE-NIQUE DE LA MARCHE
Dimanche 14 juin  - 13h à 17h
AU BOIS DE VINCENNES
Lac de Daumesnil - M° Porte Dorée
A coté de la statue des « pèlerins zen »
prés des Temples Bouddhistes

25.05.2009

VIIe SOMMET DE L'ALBA (ALTERNATIVA BOLIVARIANA PARA LAS AMERICAS)

"Nous voulons un monde où tous les pays,
grands et petits, peuvent avoir
les mêmes droits et
où il n'existe pas d'empires
"

Le Vème sommet des Amériques (de l'OEA), et celui occulté, le VIIème sommet de l'Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a réuni la Bolivie, Cuba, le Vénézuela, la Dominique, l'Equateur, l'Honduras, le Paraguay, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et a pu compter sur la présence de Miguel d'Escotto – Président de l'Assemblée Générale de l'ONU*.

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Document des pays de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) pour le Vème Sommet des Amériques.

Cumanà, 17 avril 2009

 

logo alba.jpgNous Chefs d'Etat et de gouvernement de Bolivie, Cuba, Dominique, Honduras, Nicaragua et Vénézuela, pays membres de l'ALBA, considérons que le projet de Déclaration du Vème sommet des Amériques est insuffisant et inacceptable pour les raisons suivantes :

- Il n'offre pas de réponse à la Crise Economique Mondiale, bien que celle-ci constitue le plus grand défi que l'Humanité ait eu à affronter au cours des dernières décennies et, actuellement, la plus grande menace existante au bien-être des peuples.

- Il exclut injustement Cuba, sans évoquer d'ailleurs le consensus général qui existe dans la Région pour condamner le Blocus et les tentatives d'isolement dont Cuba, son peuple et son gouvernement ont été continuellement l'objet et ce de manière criminelle

Pour ces raisons, nous pays membres de l'ALBA, considérons qu'il n'existe pas de consensus pour adopter un projet de déclaration et qu'en fonction de ce qui a déjà été explicité, nous proposons de tenir un débat de fond sur les sujets suivants :

1. Le capitalisme est en train de détruire l'Humanité et la planète. Ce que nous vivons en ce moment est une crise économique mondiale systèmique et structurelle et non simplement une crise cyclique de plus. Ceux qui pensent qu'il suffit d'injecter de l'argent dans le système ou d'adopter quelques mesures régulatrices pour sortir de cette crise se trompent lourdement.
Le système financier est en crise car il donne aux actifs financiers une valeur six fois supérieure à la valeur réelle des biens et services qui sont produits dans le monde. Ceci n'est pas un “défaut de régulation du système”, mais fait partie intégrante du système capitaliste qui spécule avec tous les biens et toutes les valeurs afin d'obtenir le plus grand profit possible. Jusqu'à présent, la crise économique a provoqué l'apparition de 100 millions d'affamés en plus et plus de 50 millions de nouveaux chômeurs, et ces chiffres tendent à augmenter.

2. Le capitalisme a provoqué la crise écologique en soumettant les conditions nécessaires à la vie sur terre à l'empire du marché et du profit
. Chaque année, on consomme un tiers de plus que ce que la planète est capable de régénérer. A ce rythme de gaspillage du système capitaliste, ils nous faudrait une deuxième planète d'ici 2030.

3. La crise économique mondiale, la crise du changement climatique, la crise alimentaire et la crise énérgétique sont les produits de la décadence du capitalisme qui menace d'en finir avec l'existence même de la vie et de la planète. Pour éviter une telle fin il est nécessaire de développer un modèle alternatif au système capitaliste.

- Un système basé sur la solidarité et la complémentarité, plutôt que sur la concurrence

- Un système en harmonie avec notre mère la Terre, et non de pillage des ressources naturelles

- Un système de diversité culturelle et non d'écrasement des cultures qui impose des valeurs culturelles et des styles de vie étrangers à la réalité de nos pays.

- Un système de paix basé sur la justice sociale plutôt que sur des politiques et des guerres impérialistes.

En somme, un système qui retrouve la dimension humaine de nos sociétés et des peuples, et ne les réduisent pas à de simples consommateurs et à de simples marchandises.

4. Comme expression concrète de la nouvelle réalité du continent, les pays latino-américains et des Caraibes, nous avons commencé à construire nos propres institutions, qui plongent leurs racines dans notre histoire commune qui remonte à la révolution indépendantiste, et qui constituent un outil concret pour l'approfondissement des processus de transformation sociale, économique et culturelle qui permettront de conforter notre pleine souveraineté. L'ALBA-TCP, Petrocaribe ou l'UNASUR, pour en citer que les créations les plus récentes, sont des mécanismes de solidarité créés dans le feu de ces transformations, avec l'intention manifeste de renforcer les efforts de nos peuples pour parvenir à leur propre libération.

Pour contrer les graves effets de la crise économique mondiale, nous pays de l'ALBA-TCP avons pris des mesures innovantes et transformatrices, qui cherchent à trouver de réelles alternatives à l'ordre économique international défaillant et non à renforcer ses institutions qui se sont écroulés.

Ainsi, nous avons mis en place un Système Unique de Compensation Régionale, le SUCRE, qui comprend une unité de compte commune, une Chambre de compensation des paiements et un système unique de réserves.

Nous avons également soutenu la constitution d'entreprises transnationales pour répondre aux besoins fondamentaux de nos peuples, en établissant des mécanismes de commerce équitables et complémentaires, qui écarte la logique absurde de la concurrence éffrénée.

5. Nous critiquons le G20 pour avoir triplé les ressources du FMI, alors que ce qui est rééllement nécessaire est de mettre en place un nouvel ordre économique mondial, qui comprenne la transformation totale du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC, qui avec leurs orientations néolibérales ont contribué au déclenchement de cette crise économique mondiale.

6. Des réponses à la crise économique mondiale et la définition d'une nouvelle architecture financière internationale, doivent être adoptées par les 192 pays qui participeront, du 1 au 3 juin, à la Conférence sur la crise financière internationale des Nations Unies, qui se propose de poser les bases d'un nouvel ordre économique international.

7. En ce qui concerne la crise du changement climatique, les pays développés ont une dette écologique envers le monde, étant responsables de 70% des émissions historiques de carbone accumulées dans l'atmosphère depuis 1750.

Les pays développés, endettés vis-à-vis de l'humanité et de la planète, doivent contribuer de manière significative à un fonds pour les pays en voie de développement afin que ceux-ci puissent s'engager sur la voie d'un modèle de croissance qui ne répète pas les mêmes erreurs et n'aient pas les graves impacts qu'a eu l'industrialisation capitaliste.

8. Les réponses aux crises énergétique, alimentaire, et du changement climatique doivent être intégrales et interdépendantes. Nous ne pouvons pas résoudre un problème en en créant d'autres dans des domaines fondamentaux pour la vie. Par exemple, généraliser l'utilisation des biocarburants ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur les prix des aliments et sur l'usage des ressources essentielles telles que l'eau, la terre et les forêts.

9. Nous condamnons la discrimnation des migrants sous quelque forme que ce soit. La migration est un droit de l'Homme, pas un délit. En conséquence, nous demandons une réforme urgente des politiques migratoires des Etats-Unis, avec comme objectif de mettre fin aux déportations et aux rafles de masse, permettre la réunification des familles, et nous réclamons la suppression du mur qui nous sépare et nous divise au lieu de nous unir.

Dans la même idée, nous demandons l'abrogation de la Loi d'Ajustement Cubain et la suppression de la politique des Pieds Secs/Pieds mouillés discriminatoire et sélective, responsable de la perte de nombreuses vies humaines.

Les vrais responsables de la crise sont les banquiers qui ont volé l'argent ainsi que les ressources de nos pays et non les travailleurs migrants.

Les droits de l'Homme viennent avant tout, et en particulier les droits de l'Homme dans le secteur le plus vulnérable et le plus marganisalisé de nos sociétés, c'est-à-dire les immigrés sans papiers.

Pour qu'il y ait intégration, il faut qu'il y ait libre circulation des personnes et respect des droits de l'Homme, égaux pour tous, indépendemment du statut d'immigrant. La fuite des cerveaux constitue une forme de pillage des ressources humaines qualifiées exercée par les pays riches.

10. Les services de base en ce qui concerne l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie et les télécommunications doivent être déclarés comme faisant partie des droits de l'Homme et en pouvant être ni l'objet d'une appropriation privée ni d'une marchandisation par le biais de l'OMC. Ces services sont et doivent être essentiellement des services publics accessibles à tous.

11. Nous voulons un monde où tous les pays, grands et petits, peuvent avoir les mêmes droits et où il n'existe pas d'empires. Nous sommes pour la non-ingérence. Renforcer, comme seul canal légitime pour la discussion et l'analyse des programmes bilatéraux et multilatéraux sur le continent, comme base, le respect mutuel entre Etats et gouvernements, au nom du principe de non-ingérence d'un Etat dans les affaires internes d'un autre Etat et l'inviolabilité de la souveraineté et du droit à l'auto-détermination des peuples.

Nous demandons au nouveau gouvernement des Etats-Unis, dont l'arrivée a créé certaines attentes dans la Région et dans le monde, qu'il mette fin à la longue et néfaste tradition d'interventionnisme et d'agression qui a caractérisé l'action des gouvernement de ce pays pendant toute l'histoire, bien qu'elle ait été renforcée au cours des mandats de George W.Bush.

De la même manière, nous demandons qu'il mette fin aux pratiques interventionnistes telles que les opérations secrètes, la diplomatie parallèle, les guerres médiatiques pour déstabiliser les Etats et les gouvernements, et le financement des groupes déstabilisateurs. Il est fondamental de construire un monde où est reconnue et respectée la diversité des visions économiques, politiques, sociales et culturelles.

En ce qui concerne le Blocus des Etats-Unis contre Cuba et l'exclusion de ce pays du Sommet des Amériques, nous, pays de l'ALBA, réaffirmons la Déclaration que tous les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes ont adopté le 16 décembre 2008 sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique envers Cuba, et y compris l'application de la loi Helms-Burton, et dont les points fondamentaux sont :

CONSIDERANT les résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba, et les résolutions qui ont été adoptées sur le sujet dans de nombreuses réunions internationales.

Nous AFFIRMONS qu'au nom du libre-échange et de la transparence du commerce international, ont été mises en place de manière inacceptable des mesures coercitives unilatérales qui portent atteinte au bien-être des peuples et font obstacle au processus d'intégration.

Nous REFUSONS de la manière la plus energique qui soit l'application des lois et mesures contraires au Droit International comme la loi Helms-Burton et nous exhortons le gouvernement des Etats-Unis à mettre fin à son application.

“Nous DEMANDONS au gouvernement des Etats-Unis de se conformer aux dispositions des 17 résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies et de mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'il maintient contre Cuba.

Par ailleurs, nous considérons que toutes les tentatives d'imposer l'isolement de Cuba ont été des échecs, alors qu'elle fait aujourd'hui partie intégrante de la Région Latino-Américaine et des Caraibes, est membre du Groupe de Rio et d'autres organisations et mécanismes régionaux, développe une politique de coopération et de solidarité avec les pays de la région, défend la pleine intégration des peuples latinoamericains et caribéens, par conséquent, il n'existe aucune raison qui puisse justifier son exclusion du mécanisme du Sommet des Amériques.

12. Les pays développés ont consacré pas moins de 8 milliards de dollars au sauvetage de la structure financière qui s'est écroulée. Ce sont les mêmes qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des objectifs chiffrés, modestes, des Mesures du Millénaire ou les 0,7% du PIB pour l'Aide Officielle au Développement. Jamais auparavant n'est apparue aussi clairement toute l'hyporcrisie du discours des pays riches. La coopération devrait s'établir sans conditions et s'adapter à la situation des pays récepteurs en simplifiant les procédures, en rendant accessibles immédiatement les ressources et en privilégiant la question de l'inclusion sociale.

13. La lutte légitime contre le narcotrafic et le crime organisé, et contre n'importe quelle autre des prétendues “nouvelles menaces” ne doit pas être utilisée comme une excuse pour mener des activités d'ingérence et d'intervention contre nos pays.

14. Nous sommes fermement convaincus que le changement, que le monde entier espère, peut seulement venir de l'organisation, la mobilisation et l'unité de nos peuples.

Comme l'affirmait le Libérateur : L'unité de nos peuples n'est pas une simple chimère des hommes, mais l'inexorable décret du destin”

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...

* Dans le sommet de l'ALBA – qui s'est situé aux antipodes des conclusions du G20 – la manière dont les principales puissances capitalistes évitent les discussions sur les vraies raisons de la crise et les solutions concrètes à apporter – se limitant à des forums internationaux qu'ils contrôlent – a reçu de la part du Président de l'Assemblée Générale de l'ONU une réponse cinglante: « L'Organisation des Nations Unies est une dictature ». « Ceux qui n'ont que le mot démocratie à la bouche quand il s'agit d'avancer des propositions pour les autres pays » sont ceux qui « mettent tous les obstacles possibles et imaginables pour empêcher la démocratisation de l'ONU », concluant son intervention avec une annonce d'une très grande importance, la tenue de la Conférence mondiale de l'ONU sur la crise financière, approuvée par consensus lors de l'Assemblée Générale du 7 avril, sur proposition du Vénézuela.

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23.04.2009

MARCHE MONDIALE CAMPAGNE D'ADHESION A PARIS - 11 & 18 AVRIL 2009

Les Parisiens adhèrent à
la Marche Mondiale
pour la Paix et la Non-Violence

18-04-09

11-04-09

BULLETIN ADHESION A LA MM

 

Fiche d'adhésion MM.jpg

11.03.2009

RENCONTRE DES SIGNATAIRES DE LA MARCHE MONDIALE A PARIS

Le 10 mars 2009 a eu lieu,

à Paris,  la rencontre des premiers

signataires en France

de la Marche pour la Paix

et la Non-violence.

 

La Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence passera par la France dans quelques mois !

Mardi 10 mars, sur la péniche «La Balle au bond», s'est tenue en plein coeur de Paris la P1110415.JPGrencontre des premiers signataires et promoteurs de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence, à quelques mois de son passage en France. Cette rencontre s'est déroulée en présence de personnalités, d'organisations nationales comme Abolition 2000, Action Citoyenne pour le Désarmement Nucléaire, Colibri, Gandhi international et une trentaine d'associations locales.

Madame Mitterrand a rappelé que «la violence était un phénomène naturel, mais que l'homme était né intelligent, doué de raison et c'est pour cela qu'il est capable d'organiser des actions comme cette Marche», Marche qui commencera le 2 octobre 2009 en Nouvelle Zélande pour arriver le 2 janvier en Argentine, traversant les 6 continents et plus de 100 pays.  

Alain Ducq, porte-pIMG_9221.JPGarole de la Marche Mondiale France, a souligné l'urgente nécessité dans ce moment de crise et de prolifération d'armes nucléaires, de produire un saut de conscience global et planétaire en faveur de la paix, mais qu'il serait naïf de croire que la paix pouvait se construire sans la méthodologie de la non-violence active. Le moment historique est celui de «la convergence de la diversité» : le grand nombre de personnalités et organisations d'horizons différents ayant adhéré, en France et dans le monde, en est une parfaite illustration : organisation des Prix Nobel pour la Paix, les Maires pour la paix, Amnesty International de différents pays, plusieurs chefs d'état, des artistes comme Daniel Barenboïm, le chanteur Juanes, et en France Christiane Taubira, Stéphane Hessel, Susan George, Graeme Allwright...

Alain Ducq a également insisté sur l'importance de l'action concrète au quotidien en donnant la parole aux organisations et associations pour qu'elles exposent leurs initiatives dans le cadre de la Marche. Parmi les plus significatives : une campagne pour créer une convention d'élimination des armes nucléaires, la marche des banlieues européennes, des cours sur la non-violence inclus aux programmes scolaires, des manifestations artistiques et culturelles.  

Pour terminer, il a rappelé l'objectif général au-delà de la Marche : la construction d'une Nation Humaine Universelle. 

03.03.2009

INVITATION 10 MARS 2009 SUR LA PENICHE "LA BALLE AU BOND" A PARIS

  LE MARDI 10 MARS 2009

à 14 HEURES

SUR LA PENICHE

«La Balle au bond»

à PARIS

Péniche « La Balle au bond »
35, quai de la Tournelle
75005 Paris M° Pont Marie ou Sully Morland

Nous vous invitons à rencontrer,

les premiers signataires

(personnalités, associations)

de «La Marche Mondiale

pour la Paix et la Non-violence »

en France

 Plan d’accès sur l’invitation
ci-dessous

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Présentation de la Marche 

07.06.2008

APRES 21 JOURS LA SOCIETE CIVILE PREND LA RELEVE DES GREVISTES DE LA FAIM

Jan Tamas et Jan Bednar termineront leur 21e jour de grève de la faim le 2 juin à minuit. Des personnalités tchèques continueront leur bataille contre la Guerre des Etoiles à Prague par des jeûnes symboliques de 24 heures. Dans le reste de l'Europe comme en Australie et aux Etats Unis d'autres grévistes de la faim continuent leur action. Le porte-parole européen du Nouvel Humanisme, Giorgio Schultze a commencé hier à Milan et il est déterminé à obtenir une audience au Parlement Européen. La protestation continue dans les 30 villes qui ont répondu à l'appel du coeur de l'Europe.  

Voici la déclararion des deux Jan :

 «Merci à tous ceux qui depuis les derniers 21 jours nous ont soutenu pour leur solidarité, leurs apports et leur soutien moral. Nous espérons par cette action avoir satisfait tous ceux qui nous ont demandé d'arrêter notre grève de la faim. Ces trois dernières semaines ont été très pénibles mais elles nous ont apporté beaucoup de force et ce sera une expérience inoubliable pour nous deux.

Il y a 21 jours nous avons commencé cette grève de la faim parce que un petit groupe d'individus a décidé de conduire notre pays dans un dangereux projet de Guerre des Etoiles qui, bien que présenté comme un projet de défense uniquement est, en fait, selon des sources du gouvernement des Etats Unis, considéré comme un projet offensif. C'est la raison pour laquelle le Canada, en 2005 a refusé de participer à ce projet. Ce petit groupe d'individu est sur le point de signer un accord avec les USA qui signifie pour notre pays une nouvelle invasion par un armée étrangère. Tout cela se passe en dépit du désaccord des deux tiers de la population tchèque qui n'a eu aucune possibilité d'exprimer son opinion, ni par élection, ni par référendum.

Nous avons jeûné pendant 21 jours et cependant nous n'avons reçu aucun signal clair quant à l'organisation d'un referendum ou de quelconques négociations. Pas plus qu'aucune discussion démocratique, que nous avons pourtant demandée. Tout indique que même si nous avions continué notre grève de la faim, le gouvernement aurait continué de nous ignorer et l'aggravation de notre état de santé, voire notre mort n'aurait pas changé leur arrogance.

D'autre part, nous avons reçu de nombreux signaux de gens de notre pays et au-delà. Beaucoup parmi eux nous ont demandé de cesser notre grève de la faim et ont pris part à notre combat. Au plan international, par exemple, Dennis Kucinich, membre du Congrès Américain continue le combat, de même que Cynthia MacKinney candidate du Parti Vert aux Etats Unis. Ici, dans l'union européenne, nous avons rencontré à ce sujet Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement Européen jeudi dernier, qui nous a promis d'ouvrir un débat sur ce thème au Parlement Européen. Aujourd'hui, Giorgio Schultze, porte-parole européen du Nouvel Humanisme, qui commence une grève de la faim dans le but d'obtenir une position claire de l'Union européenne par rapport au plan des Etats Unis a pris notre relais en Europe. En dehors de ces soutiens, des grèves de la faim pour soutenir notre lutte sont en cours en Australie, aux Etats Unis, en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Autriche.

Aujourd'hui à minuit nous allons suspendre notre grève de la faim, une chaîne de grévistes de la faim commencera dans notre pays à ce moment-là, avec de nombreuses personnalités couvrant un large spectre social pour un jeûne symbolique de 24 heures. Demain, Peter Uhl de Charter 77 et du Independent Movement Activist jeûnera pour nous. Dans les jours suivants le relais sera pris par, entre autres, le sociologue Jan Keller, l'artiste Anna Geislerova, le sénateur Akena Gajduskova, le membre del'Académie Tchèque de Sciences Petr Pokorny, la parlementaire Olga Subova, le journaliste Jacub Patocka, l'artiste Lemka Vlasakova, l'éditeur radio Jeronym Janicek et beaucoup d'autres. Dès maintenant nous savons que artistes, chanteurs, unionistes, dissidents, académiciens, politiques, scientifiques, écologistes et autres soutiennent la grève de la faim.

Chacun de vous qui êtes d'accord avec notre protestation peut aider à ce que nous allions plus loin et nous rejoindre le 22 juin pour une journée internationale de jeûne contre le Système de Guerre des Etoiles qui se prépare en République Tchèque. Cette protestation est la réaction à notre grève de la faim et c'est son relais au niveau mondial. Il est déjà clair que des gens de tous les continents vont y participer.

Par cette chaîne de gréves de la faim nous proposons la même chose que nous avons proposée au Ministre des Affaires Etrangères jeudi dernier : suspendre les négociations sur l'installation de radars pour un an.

Placer ou non une base radar en République Tchèque est une décision qui ne pourra être prise qu'à la suite d'une large consultation citoyenne et son approbation à la majorité. Au contraire, prendre une telle décision dans une atmosphère empoisonnée pleine de manque de confiance aurait une influence néfaste pour longtemps dans la société tchèque. L'espoir de paix et de démocratie réelle que nous avons envisagé après la Révolution de Velours serait à nouveau transformé en un sentiment de méfiance dans les institutions, un sentiment de détresse et d'abandon.

Une ambiance similaire règne en Europe où une grande partie de l'opinion pense que ce plan est en train de la diviser.

Ce projet a de nombreux opposants aux Etats Unis et même les membres du Congrès ont mis certaines conditions à son financement. Cela arrive au moment où le soutien au Président Bush est très faible tant aux Etats Unis que dans d'autres pays du monde. Pourquoi tant de précipitation alors ?

C'est pourquoi nous suggérons que les négociations soient suspendues pour un an, pour ouvrir une plus large discussion sur ce thème en République Tchèque, pour connaître la position de l'Union européenne sur ce projet et pour attendre la position de la nouvelle administration des Etats Unis.

Nous appelons tous les gens qui sont en désaccord avec ce projet à le montrer, à ne pas rester silencieux et à commencer à être actifs. Parce que la «démocratie» n'est pas juste un mot, ce n'est pas seulement le fait de mettre un bulletin de vote dans une urne tous les quatre ans. La démocratie c'est la participation active de chaque individu. «S'occuper chacun de notre propre affaire» ce n'est pas suffisant, il y a une nécessité à s'intéresser à ce qui se passe dans la société et à prendre part activement pour créer la société.

Nous remercions une fois encore tout le monde pour leur soutien, et nous pensons aussi à tous les journalistes pour l'attention et le respect dont ils ont fait preuve sur ce thème.»

Jan Tamas,
Jan Bednar,
Mouvement Humaniste Tchèque

23.04.2008

LE SYSTEME ANTIMISSILE DES ETATS-UNIS : TOTALEMENT INUTILE ET TRES DANGEREUX !

1. Qu’est-ce qu’un système antimissile ?

Un système antimissile a pour objectif de protéger un territoire ou des troupes opérant sur des théâtres extérieurs, en étant capable de stopper tout missile balistique (de courte, moyenne et longue portée) lancé par un adversaire. Nous détaillerons un peu plus tard le fait qu’un tel dispositif n’est pas uniquement défensif, mais s’inscrit comme une composante importante d’une stratégie offensive.

Un bouclier antimissile fait intervenir diverses fonctions :

·  L’alerte, obtenue grâce à la combinaison de moyens spatiaux, aériens et terrestres, capable de détecter le tir d’un missile.

·  La poursuite, consistant à prédire la trajectoire d’un missile lancé, y compris son point d’impact.

·  L’interception et l’anéantissement d’un missile lancé, pouvant être effectuées par des missiles transportant des véhicules conventionnels ou même nucléaires.

2 Historique

En 1983, Ronald Reagan lance l’Initiative de Défense Stratégique (IDS). Il s'agissait d'un projet pharaonique de réseau de satellites destiné à détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. L’Union soviétique était bien entendu visée par ce projet.

Au tout début des années 1990, après l’éclatement de l’Union soviétique, l’administration Bush entame, puis celle de Bill Clinton entérine l’abandon de l’IDS et oriente ensuite ses efforts vers le développement de programmes d’un système antimissile centrés sur la protection des forces en opération extérieure (Theater Missile Defense). En janvier 1999, Bill Clinton finit néanmoins par réactiver le projet de défense du territoire américain, sous le nom de National Missile Defense.

En 2001, Georges Bush décide d’accélérer le programme de défense antimissile (avec tout de même des ambitions et des moyens réduits par rapport à l’IDS), rebaptisé « Ballistic Missile Defense System » (BMDS). Dans ce but, Washington se retire unilatéralement, en été 2002, du traité « Anti Ballistic Missiles » (ABM). Ce traité prohibait toute défense antimissile couvrant respectivement la totalité des territoires russe et américain.

3 Etat actuel du système antimissile des Etats-Unis et évolutions

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La configuration actuelle du système antimissile des Etats-Unis est dans un état embryonnaire. Elle est constituée aujourd’hui de 24 intercepteurs antimissile, implantés en Alaska et en Californie, et de divers capteurs (radars, satellites …installés aux Etats-Unis, au Groenland et en Grande-Bretagne).

Une extension du bouclier antimissile des Etats-Unis est prévue en Europe centrale : un radar de détection en République tchèque et un site de dix missiles intercepteurs en Pologne. Le dispositif déployé en Europe central devrait être complété par un autre radar. Il sera installé sur un site encore indéterminé mais de toute façon proche de l’Iran (la Turquie, le Caucase ou la région de la mer caspienne sont évoqués). Ces installations pourraient être opérationnelles en 2013.

Le système, une fois achevé (54 missiles intercepteurs : 44 aux Etats-Unis et 10 en Europe), devrait être capable de stopper tout missile balistique dirigé contre les Etats-Unis, leurs alliés ainsi que les troupes américaines déployées sur des théâtres extérieurs.

4 Les véritables motivations des Etats-Unis

L’administration américaine justifie officiellement son système de défense antimissile pour se protéger contre la menace de missiles iraniens de longue portée. Pourtant, aujourd’hui, l’Iran ne dispose d’aucune capacité concrète en termes de missiles intercontinentaux. Pour atteindre la côte Est des Etats-Unis, l’Iran devrait se doter d’engins balistiques d’une portée d’au moins 10000 kilomètres, ce qui demande non seulement beaucoup de temps mais également une assistance étrangère. Enfin, même si l’Iran venait à posséder une telle capacité, s’en prendre aux Etats-Unis ou à l’un de ses alliés de l’OTAN serait totalement suicidaire, compte tenu des capacités de rétorsion de la part des Etats-Unis qui conduiraient à rayer immédiatement l’Iran de la carte du monde.

En réalité, le bouclier antimissile n’est qu’une composante et le prolongement d’une stratégie offensive et agressive globale visant le maintien et l’accentuation de la domination des Etats-Unis sur le reste du monde, notamment vis-à-vis de la Russie, « héritier » du vieil ennemi soviétique, et de la Chine, la première puissance économique mondiale en devenir.

Le système antimissile est présenté par les Etats-Unis comme non agressif et purement défensif. En vérité, il constitue un atout primordial et un avantage considérable sur ses adversaires potentiels en cas de conflit, en particulier en cas de volonté d’engager les hostilités. En effet, après avoir lancé une première frappe sur l’adversaire, les Etats-Unis activeraient son bouclier antimissile de manière à stopper une éventuelle salve de rétorsion. Par conséquent, les Etats-Unis ne seraient donc pas limités dans ses attaques et ses intentions hégémoniques par le risque de représailles qu’ils subiraient. L’existence d’un tel système antimissile est donc en rupture totale avec « l’équilibre » des forces, qui permet de « limiter » l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion.

Par ailleurs, la Nuclear Posture Review, révision périodique de la stratégie nucléaire des Etats-Unis, de 2001 présente explicitement le bouclier antimissile comme un support essentiel de projets offensifs :

·   Protéger les capacités de frappes offensives.

·  Soutenir les forces américaines dans le cadre de la projection de puissance.

·   Supporter une capacité de contre-attaque.

Le dispositif antimissile des Etats-Unis ne peut être compris que dans un contexte global, où sont précisées les autres décisions et actions de l’administration américaine dans le domaine militaire, notamment nucléaire.

Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine a été modifiée fondamentalement. Elle vise désormais à développer des stratégies de plus en plus offensives et agressives, tournant le dos au concept de dissuasion, et à utiliser l’arme nucléaire directement sur des champs de bataille, y compris contre des Etats « non nucléaires ». Dès 1997, Les Etats-Unis ont élargi, par l’intermédiaire d’une directive signée par Bill Clinton, les options de l’utilisation des armes nucléaires contre des Etats dits « voyous ». La Nuclear Posture Review de 2001 désigne ouvertement la Corée du Nord, l’Irak, l’Iran, la Libye et la Syrie, voir la Russie et la Chine, comme des menaces, face auxquelles il sera éventuellement nécessaire d’avoir recours directement à l’arme nucléaire de manière préventive.

Cette stratégie opérationnelle a été accompagnée par la modernisation et le renouvellement de l’arsenal nucléaire américain, totalement adapté à des missions offensives (précision accrue, charges nucléaires réduites, mélange de charges conventionnelles et nucléaires, portées augmentées par des missiles basés à terre ou sur sous-marins).

A la lumière de ces éléments, il apparaît clairement que le bouclier antimissile n’est qu’une composante d’un dispositif offensif intégré, au service de la suprématie des Etats-Unis sur le reste du monde.

5 Les conséquences

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Le développement d’un système antimissile par les Etats-Unis aura et a d’ores et déjà des conséquences dramatiques. En incitant de nombreux Etats à s’armer davantage dans une course à l’armement, notamment balistique et nucléaire, sans fin, il réduira à néant tous les efforts engagés en matière de désarmement.

Ayant conscience de l’avantage indéniable pris par les Etats-Unis avec son bouclier antimissile, la Russie n’a pas tardé à réagir. Elle a tout d’abord bloqué tout progrès par rapport au Traité sur les forces conventionnels en Europe de 1990. Surtout, elle a laissé planer une éventuelle dénonciation du traité américano-soviétique INF de 1987 sur les missiles nucléaires de portée intermédiaire, provoquant de graves inquiétudes.

Concernant la course aux armements, des Etats vont se doter d’un maximum de missiles nucléaires continentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. La modernisation en cours des missiles balistiques intercontinentaux par la Russie est justement poursuivie avec comme objectif, ouvertement affiché, l’affolement du système antimissile américain. Par ailleurs, la Russie vise le doublement de ses dépenses militaires pour les huit années à venir.

Sans le faire de manière aussi théâtrale que la Russie, la Chine a lancé depuis quelques années un programme de modernisation de sa force nucléaire et de sa marine militaire.

La course aux armements va s’accélérer très rapidement sous l’effet d’un processus d’actions - réactions successives. Par exemple, la Russie devrait modifier le missile de courte portée, l’Iskander, de manière à cibler les sites, en République tchèque et en Pologne, devant accueillir le système antimissile américain (sa portée devrait passer de 280 à 500 Km). En réaction, le gouvernement polonais a revendiqué la mise à disposition du système Patriot, conçu pour stopper des vecteurs de courte portée. Il convient également de souligner que le bouclier antimissile américain est évolutif et multi – étages, ce qui signifie que le nombre de missiles intercepteurs pourra être augmenté ultérieurement sans aucune difficulté.

Monde sans guerres France, avril 2008.