03.08.2009

LIBERER L'HUMAIN DES SYSTEMES ABERRANTS

 

Ce film s'ouvre sur une vision du monde absolument surprenante. Il est classé comme le film le plus écouté de l'histoire du web à ce jour et son contenu le justifie bien.

 

Comment les grands banquiers veulent gouverner le monde, entretiennent, provoquent des guerres, pour être les maîtres.

Comment la religion, les pouvoirs, soumettent les masses, les nations.


http://video.google.com/videoplay?docid=64344900952269395...

 

L'ARGENT DETTE

L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR)

http://vimeo.com/1711304

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule.

Très peu de gens comprennent ce système, meme si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

25.05.2009

VIIe SOMMET DE L'ALBA (ALTERNATIVA BOLIVARIANA PARA LAS AMERICAS)

"Nous voulons un monde où tous les pays,
grands et petits, peuvent avoir
les mêmes droits et
où il n'existe pas d'empires
"

Le Vème sommet des Amériques (de l'OEA), et celui occulté, le VIIème sommet de l'Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a réuni la Bolivie, Cuba, le Vénézuela, la Dominique, l'Equateur, l'Honduras, le Paraguay, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et a pu compter sur la présence de Miguel d'Escotto – Président de l'Assemblée Générale de l'ONU*.

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Document des pays de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) pour le Vème Sommet des Amériques.

Cumanà, 17 avril 2009

 

logo alba.jpgNous Chefs d'Etat et de gouvernement de Bolivie, Cuba, Dominique, Honduras, Nicaragua et Vénézuela, pays membres de l'ALBA, considérons que le projet de Déclaration du Vème sommet des Amériques est insuffisant et inacceptable pour les raisons suivantes :

- Il n'offre pas de réponse à la Crise Economique Mondiale, bien que celle-ci constitue le plus grand défi que l'Humanité ait eu à affronter au cours des dernières décennies et, actuellement, la plus grande menace existante au bien-être des peuples.

- Il exclut injustement Cuba, sans évoquer d'ailleurs le consensus général qui existe dans la Région pour condamner le Blocus et les tentatives d'isolement dont Cuba, son peuple et son gouvernement ont été continuellement l'objet et ce de manière criminelle

Pour ces raisons, nous pays membres de l'ALBA, considérons qu'il n'existe pas de consensus pour adopter un projet de déclaration et qu'en fonction de ce qui a déjà été explicité, nous proposons de tenir un débat de fond sur les sujets suivants :

1. Le capitalisme est en train de détruire l'Humanité et la planète. Ce que nous vivons en ce moment est une crise économique mondiale systèmique et structurelle et non simplement une crise cyclique de plus. Ceux qui pensent qu'il suffit d'injecter de l'argent dans le système ou d'adopter quelques mesures régulatrices pour sortir de cette crise se trompent lourdement.
Le système financier est en crise car il donne aux actifs financiers une valeur six fois supérieure à la valeur réelle des biens et services qui sont produits dans le monde. Ceci n'est pas un “défaut de régulation du système”, mais fait partie intégrante du système capitaliste qui spécule avec tous les biens et toutes les valeurs afin d'obtenir le plus grand profit possible. Jusqu'à présent, la crise économique a provoqué l'apparition de 100 millions d'affamés en plus et plus de 50 millions de nouveaux chômeurs, et ces chiffres tendent à augmenter.

2. Le capitalisme a provoqué la crise écologique en soumettant les conditions nécessaires à la vie sur terre à l'empire du marché et du profit
. Chaque année, on consomme un tiers de plus que ce que la planète est capable de régénérer. A ce rythme de gaspillage du système capitaliste, ils nous faudrait une deuxième planète d'ici 2030.

3. La crise économique mondiale, la crise du changement climatique, la crise alimentaire et la crise énérgétique sont les produits de la décadence du capitalisme qui menace d'en finir avec l'existence même de la vie et de la planète. Pour éviter une telle fin il est nécessaire de développer un modèle alternatif au système capitaliste.

- Un système basé sur la solidarité et la complémentarité, plutôt que sur la concurrence

- Un système en harmonie avec notre mère la Terre, et non de pillage des ressources naturelles

- Un système de diversité culturelle et non d'écrasement des cultures qui impose des valeurs culturelles et des styles de vie étrangers à la réalité de nos pays.

- Un système de paix basé sur la justice sociale plutôt que sur des politiques et des guerres impérialistes.

En somme, un système qui retrouve la dimension humaine de nos sociétés et des peuples, et ne les réduisent pas à de simples consommateurs et à de simples marchandises.

4. Comme expression concrète de la nouvelle réalité du continent, les pays latino-américains et des Caraibes, nous avons commencé à construire nos propres institutions, qui plongent leurs racines dans notre histoire commune qui remonte à la révolution indépendantiste, et qui constituent un outil concret pour l'approfondissement des processus de transformation sociale, économique et culturelle qui permettront de conforter notre pleine souveraineté. L'ALBA-TCP, Petrocaribe ou l'UNASUR, pour en citer que les créations les plus récentes, sont des mécanismes de solidarité créés dans le feu de ces transformations, avec l'intention manifeste de renforcer les efforts de nos peuples pour parvenir à leur propre libération.

Pour contrer les graves effets de la crise économique mondiale, nous pays de l'ALBA-TCP avons pris des mesures innovantes et transformatrices, qui cherchent à trouver de réelles alternatives à l'ordre économique international défaillant et non à renforcer ses institutions qui se sont écroulés.

Ainsi, nous avons mis en place un Système Unique de Compensation Régionale, le SUCRE, qui comprend une unité de compte commune, une Chambre de compensation des paiements et un système unique de réserves.

Nous avons également soutenu la constitution d'entreprises transnationales pour répondre aux besoins fondamentaux de nos peuples, en établissant des mécanismes de commerce équitables et complémentaires, qui écarte la logique absurde de la concurrence éffrénée.

5. Nous critiquons le G20 pour avoir triplé les ressources du FMI, alors que ce qui est rééllement nécessaire est de mettre en place un nouvel ordre économique mondial, qui comprenne la transformation totale du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC, qui avec leurs orientations néolibérales ont contribué au déclenchement de cette crise économique mondiale.

6. Des réponses à la crise économique mondiale et la définition d'une nouvelle architecture financière internationale, doivent être adoptées par les 192 pays qui participeront, du 1 au 3 juin, à la Conférence sur la crise financière internationale des Nations Unies, qui se propose de poser les bases d'un nouvel ordre économique international.

7. En ce qui concerne la crise du changement climatique, les pays développés ont une dette écologique envers le monde, étant responsables de 70% des émissions historiques de carbone accumulées dans l'atmosphère depuis 1750.

Les pays développés, endettés vis-à-vis de l'humanité et de la planète, doivent contribuer de manière significative à un fonds pour les pays en voie de développement afin que ceux-ci puissent s'engager sur la voie d'un modèle de croissance qui ne répète pas les mêmes erreurs et n'aient pas les graves impacts qu'a eu l'industrialisation capitaliste.

8. Les réponses aux crises énergétique, alimentaire, et du changement climatique doivent être intégrales et interdépendantes. Nous ne pouvons pas résoudre un problème en en créant d'autres dans des domaines fondamentaux pour la vie. Par exemple, généraliser l'utilisation des biocarburants ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur les prix des aliments et sur l'usage des ressources essentielles telles que l'eau, la terre et les forêts.

9. Nous condamnons la discrimnation des migrants sous quelque forme que ce soit. La migration est un droit de l'Homme, pas un délit. En conséquence, nous demandons une réforme urgente des politiques migratoires des Etats-Unis, avec comme objectif de mettre fin aux déportations et aux rafles de masse, permettre la réunification des familles, et nous réclamons la suppression du mur qui nous sépare et nous divise au lieu de nous unir.

Dans la même idée, nous demandons l'abrogation de la Loi d'Ajustement Cubain et la suppression de la politique des Pieds Secs/Pieds mouillés discriminatoire et sélective, responsable de la perte de nombreuses vies humaines.

Les vrais responsables de la crise sont les banquiers qui ont volé l'argent ainsi que les ressources de nos pays et non les travailleurs migrants.

Les droits de l'Homme viennent avant tout, et en particulier les droits de l'Homme dans le secteur le plus vulnérable et le plus marganisalisé de nos sociétés, c'est-à-dire les immigrés sans papiers.

Pour qu'il y ait intégration, il faut qu'il y ait libre circulation des personnes et respect des droits de l'Homme, égaux pour tous, indépendemment du statut d'immigrant. La fuite des cerveaux constitue une forme de pillage des ressources humaines qualifiées exercée par les pays riches.

10. Les services de base en ce qui concerne l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie et les télécommunications doivent être déclarés comme faisant partie des droits de l'Homme et en pouvant être ni l'objet d'une appropriation privée ni d'une marchandisation par le biais de l'OMC. Ces services sont et doivent être essentiellement des services publics accessibles à tous.

11. Nous voulons un monde où tous les pays, grands et petits, peuvent avoir les mêmes droits et où il n'existe pas d'empires. Nous sommes pour la non-ingérence. Renforcer, comme seul canal légitime pour la discussion et l'analyse des programmes bilatéraux et multilatéraux sur le continent, comme base, le respect mutuel entre Etats et gouvernements, au nom du principe de non-ingérence d'un Etat dans les affaires internes d'un autre Etat et l'inviolabilité de la souveraineté et du droit à l'auto-détermination des peuples.

Nous demandons au nouveau gouvernement des Etats-Unis, dont l'arrivée a créé certaines attentes dans la Région et dans le monde, qu'il mette fin à la longue et néfaste tradition d'interventionnisme et d'agression qui a caractérisé l'action des gouvernement de ce pays pendant toute l'histoire, bien qu'elle ait été renforcée au cours des mandats de George W.Bush.

De la même manière, nous demandons qu'il mette fin aux pratiques interventionnistes telles que les opérations secrètes, la diplomatie parallèle, les guerres médiatiques pour déstabiliser les Etats et les gouvernements, et le financement des groupes déstabilisateurs. Il est fondamental de construire un monde où est reconnue et respectée la diversité des visions économiques, politiques, sociales et culturelles.

En ce qui concerne le Blocus des Etats-Unis contre Cuba et l'exclusion de ce pays du Sommet des Amériques, nous, pays de l'ALBA, réaffirmons la Déclaration que tous les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes ont adopté le 16 décembre 2008 sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique envers Cuba, et y compris l'application de la loi Helms-Burton, et dont les points fondamentaux sont :

CONSIDERANT les résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba, et les résolutions qui ont été adoptées sur le sujet dans de nombreuses réunions internationales.

Nous AFFIRMONS qu'au nom du libre-échange et de la transparence du commerce international, ont été mises en place de manière inacceptable des mesures coercitives unilatérales qui portent atteinte au bien-être des peuples et font obstacle au processus d'intégration.

Nous REFUSONS de la manière la plus energique qui soit l'application des lois et mesures contraires au Droit International comme la loi Helms-Burton et nous exhortons le gouvernement des Etats-Unis à mettre fin à son application.

“Nous DEMANDONS au gouvernement des Etats-Unis de se conformer aux dispositions des 17 résolutions approuvées par l'Assemblée Générale des Nations Unies et de mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'il maintient contre Cuba.

Par ailleurs, nous considérons que toutes les tentatives d'imposer l'isolement de Cuba ont été des échecs, alors qu'elle fait aujourd'hui partie intégrante de la Région Latino-Américaine et des Caraibes, est membre du Groupe de Rio et d'autres organisations et mécanismes régionaux, développe une politique de coopération et de solidarité avec les pays de la région, défend la pleine intégration des peuples latinoamericains et caribéens, par conséquent, il n'existe aucune raison qui puisse justifier son exclusion du mécanisme du Sommet des Amériques.

12. Les pays développés ont consacré pas moins de 8 milliards de dollars au sauvetage de la structure financière qui s'est écroulée. Ce sont les mêmes qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des objectifs chiffrés, modestes, des Mesures du Millénaire ou les 0,7% du PIB pour l'Aide Officielle au Développement. Jamais auparavant n'est apparue aussi clairement toute l'hyporcrisie du discours des pays riches. La coopération devrait s'établir sans conditions et s'adapter à la situation des pays récepteurs en simplifiant les procédures, en rendant accessibles immédiatement les ressources et en privilégiant la question de l'inclusion sociale.

13. La lutte légitime contre le narcotrafic et le crime organisé, et contre n'importe quelle autre des prétendues “nouvelles menaces” ne doit pas être utilisée comme une excuse pour mener des activités d'ingérence et d'intervention contre nos pays.

14. Nous sommes fermement convaincus que le changement, que le monde entier espère, peut seulement venir de l'organisation, la mobilisation et l'unité de nos peuples.

Comme l'affirmait le Libérateur : L'unité de nos peuples n'est pas une simple chimère des hommes, mais l'inexorable décret du destin”

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...

* Dans le sommet de l'ALBA – qui s'est situé aux antipodes des conclusions du G20 – la manière dont les principales puissances capitalistes évitent les discussions sur les vraies raisons de la crise et les solutions concrètes à apporter – se limitant à des forums internationaux qu'ils contrôlent – a reçu de la part du Président de l'Assemblée Générale de l'ONU une réponse cinglante: « L'Organisation des Nations Unies est une dictature ». « Ceux qui n'ont que le mot démocratie à la bouche quand il s'agit d'avancer des propositions pour les autres pays » sont ceux qui « mettent tous les obstacles possibles et imaginables pour empêcher la démocratisation de l'ONU », concluant son intervention avec une annonce d'une très grande importance, la tenue de la Conférence mondiale de l'ONU sur la crise financière, approuvée par consensus lors de l'Assemblée Générale du 7 avril, sur proposition du Vénézuela.

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17.05.2009

DISCOURS DE RAFAEL DE LA RUBIA AUX NATIONS UNIES LORS DE LA PRESENTATION DE LA MARCHE MONDIALE

Cette présentation de la Marche Mondiale aux Délégués des Nations Unies, a eu lieu sous les auspices de la Délégation Chilienne à  l'ONU. Tony Robinson a été l'interprète et Chris Wells, le Porte-parole américain du Nouvel Humanisme, a fait l'introduction.

Site International : http://theworldmarch.org

Site Américain : http://worldmarchusa.net

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Chers amis, je voudrais avant tout remercier la Mission permanente du Chili au Nations Unies qui accueille cette rencontre, les autres délégations, personnalités et organisations qui nous accompagnent et plus particulièrement les membres de « Monde sans guerres » et les humanistes de New York qui ont rendu cette présentation de la « Marche mondiale pour la paix et la non violence » aux Nations Unies.

La première chose est de savoir ce qu’est cette marche ? C’est une action de portée mondiale, la première à cette échelle, qui demande la Paix et la non violence. La MM qui émerge comme réponse à l’accroissement de la violence dans tous les secteurs et milieux de la société, depuis les niveaux inter gouvernementaux jusqu’aux environnements de la vie quotidienne. Ceci se passe dans tous les pays de la planète. Nous sommes dans un monde violent, dans lequel nous devons trouver de nouveaux chemins qui nous ouvrent le futur, en tant que personnes, en tant que peuples et aussi en union à toute l’humanité.

La MM prétend aider à trouver de nouvelles réponses mettant en évidence le fait d’avoir à reconsidérer le  concept de Paix. Nous avons à approfondir davantage sa conception.

Il n’est pas possible que les gouvernements parlent de paix, en même temps que leurs usines d’armement fonctionnent à plein régime.

Il n’est pas possible de parler de paix et d’envahir en même temps des pays.

Il n’est pas possible que chaque jour 3 millions de dollars soient investis dans l’armement et aucunement destinés à mettre un frein à la mort de plus de 165.000 personnes qui mourront aujourd’hui conséquemment à la famine dans le monde. Soixante millions en 2008 selon les renseignements qui ont été donnés ici même, aux Nations Unies. Alors qu’avec seulement 0,01% de cette dépense en armes ces personnes pourraient s’alimenter.

L’humanité en appelle à un monde où ces choses n’arrivent plus.

De plus, comme le disait E. Galeano, «Les guerres nécessitent des armes et les armes nécessitent des guerres». Si l’on ne produisait pas d’armes on cesserait de les utiliser.

Pour avancer dans cette situation nous voulons créer une conscience de la nécessité de la Paix. Nous avons des exemples récents. Une conscience de l’écologie a vu le jour en peu de temps, à peine quelques décades. Aujourd’hui tout le monde sait qu’il n’est pas bon de polluer. Ceci n’était pas évident il y a quelques années. Nous voulons créer une conscience qu’il est en notre pouvoir de changer les choses. Nous voulons créer une conscience du fait que les solutions sont entre les mains de nos peuples. Les gouvernements vont agir s’il y a une pression populaire, une pression sociale, et c’est mieux si c’est une pression mondiale.

Il y a des moments où les politiques indiquent les directions aux peuples et il y a des moments où les peuples doivent donner la direction aux politiques.

Aussi nous ne devons pas seulement déclarer que nous voulons la Paix mais aussi que nous œuvrer à l’obtenir et à la maintenir.

La Marche est la réponse à la gravité de la situation mondiale, avec une crise économique dont on ne voit pas encore toutes les conséquences, certaines d’entre elles seront gravissimes.

Tout comme est très grave la situation des armes nucléaires. C’est pourquoi les travaux qui sont réalisés ces jours ci dans tous les secteurs sociaux ici aux Nations Unies sont très bénéfiques pour préparer la prochaine conférence de révision du TNP de 2010.

De sorte que, nous devons nous mobiliser. Chacun avec ce qu’il pourra, les uns plus que d’autres. Mais avec l’apport d’un grand nombre nous pourrons construire cette grande force sociale.

Comment se présente cette MM, qu’est-ce qui va être fait ?

A partir du 2 octobre dans de nombreuses villes tous types d’activités commenceront à être réalisées en simultané : Marches, festivals, forums, manifestations, débats, activités culturelles, artistiques, etc. Ce même jour, une petite équipe d’une cinquantaine de personnes commencera un parcours séquentiel, un parcours symbolique, qui partant de Wellington en Nouvelle Zélande s’achèvera à Punta de Vacas, en Argentine, après la traversée de 6 continents, y compris l’Antarctique. A ce parcours séquentiel de nombreux nouveaux trajets se sont ajoutés jusqu’à constituer un réseau dense.

Quelle est la situation actuelle de la MM au jour d’aujourd’hui ?

La Marche Mondiale grandit de jour en jour avec de nouveaux apports. Elle est partie de l’association humaniste « Monde sans guerres » avec une traversée initiale de 40 pays, et ils sont plus de 90 aujourd’hui. Les chiffres sont : 300 villes ; 700 initiatives, 800 personnalités, 1800 organisations, 200 universités et centres éducatifs, 150 maires et municipalités.

Presidents : 4  (Bachelet, Kirchner, Stjepan Mesic de Croacia, José Manuel Ramos-Horta de Timor oriental). D’importants presidents de pays latino américains sont sur le point de confirmer leur appui.

Prix Nobel : Dalai Lama, Rigoberta Menchu, Saramago;

Intellectuels : Noam Chomsky, Federico Mayor Zaragoza, Eduardo Galeano...

Vous connaissez tous des artistes comme Viggo Mortenssen, Joan Manuel Serrat, Noa, et Juanes, hier j’ai reçu l’adhésion de Penélope Cruz. Ils appuient tous résolument cette MM.

Dans un autre ordre de choses, le contenu de la MM s’enrichit.

Nous recevons des apports que nous voulons incorporer à la MM. Nous avons renconrtré hier Jonathan Granoff, co-auteur de la “lettre pour un monde non violent”, document rédigé par 19 Prix Nobel :

Nous sommes convaincus que le respect des principes de la non violence introduira un ordre mondial plus civilisé et pacifique, dans lequel des systèmes plus justes et efficaces de gouverner, respectueux de la dignité humaine et du sacré de la vie pourront devenir réalité.

Nos cultures, nos histoires et nos vies individuelles sont interconnectées et nos actions sontinterdépendantes.

Aujourd’hui comme jamais auparavant, nous croyons qu’une vérité nous attend: notre destin est commun, un destin qui sera déterminé par nos intentions, décisions et actions d’aujourd’hui.

Nous sommes fermement convaincus que créer une culture de la paix et de la non violence, bien que ce soit un processus long et difficile, est un objectif noble et nécessaire. Affirmer les principes énoncés dans cette Lettre est un premier pas, d’importance vitale, pour garantir la survie et le développement de l’humanité et parvenir à un monde sans violence.

Nous, Prix Nobel de la Paix et organisations Nobel pour la Paix.

Hier aussi nous avons rencontré ici Mr Tadatoshi Akiba Président des Maires pour la Paix, qui a adhéré à la MM. Ils sont en train de développer le “Protocole Hiroshima-Nagasaki” dont un extrait dit:

Dans le désir d’établir les moyens nécessaires pour mener à terme le désarmement nucléaire sous toutes ses formes jusqu’à obtenir que tous les Etats concernés respectent leurs engagements selon ce qui a été établi dans l’article VI du Traité de non prolifération des armes nucléaires et avec la prétention que tous les Etats respectent leurs obligations de désarmer en accord avec ce qui a été exprimé par l’avis consultatif de 1996 par la Cour Internationale de Justice, se rapportant à la légitimité de l’utilisation ou la menace d’utilisation des armes nucléaires.

Profitons en pour souligner les objectifs principaux de la MM:

- Eradication totale des armes nucléaires

- Retrait des armées qui ont occupé des territoires d’autres états.

- Signature de traités de non agression

- Désarmement proportionnel réduisant les dépenses en armement.

- Renoncement à la guerre de la part des états comme mode de résolution des conflits. Comme on le voit dans la nouvelle édification bolivienne de Evo Morales.

Cette marche mondiale que nous présentons aujourd’hui au siège des Nations Unies a pour objectifs de base de créer une conscience de ce que l’unique voie est celle de la Paix, et qu’il est nécessaire aujourd’hui d’associer à cette Paix la méthodologie de la non-violence afin que nous entrions vraiment dans une autre nouvelle étape pour l’humanité.

La MM s’est transformée en un phénomène multiple et simultané dans le monde entier. Nous avons des indices de ce qu’elle est en passe de se convertir en la plus importante manifestation pour la paix de l’histoire. Mais nous avons besoin de vous tous afin d’y parvenir.

Pour cela il ne me reste qu’à vous inviter à un grand défi : que tous ensemble nous parvenions à défendre, faire connaître cette proposition à toutes les délégations de ces Nations Unies, de telle sorte qu’elles puissent décider si elles s’y joignent pour participer ou pas.

Nous avons deux évènements importants. Le premier est l’ouverture de la prochaine assemblée des Nations Unies en septembre où convergeront des chefs d’Etat du monde entier et le second est l’arrivée de la MM aux Nations Unies le 1er décembre.

Pour terminer, il m’a été demandé que je rappelle le texte du premier lancement mondial de la MM qui eut lieu en novembre dernier.

... cherchant subsistance et abri ces peuples primitifs s’enfoncèrent dans des terres inhospitalières et inconues, où ils luttèrent contre les fauves, les éléments et les forces de la nature. Il en fut ainsi durant des millénaires. A la fin de cette grande période ils finirent par peupler toute la terre.

A une autre époque cherchant des richesses, des possessions et des aventures, certains peuples en soumirent d’autres. Ils les massacrèrent et les réduisirent en esclavage, s’appropriant leurs biens, leurs ressources, leurs personnes et aussi leurs esprits. Ils ont ainsi parcouru le monde jusqu’à aujourd’hui semant la soumission, la faim, la misère, la maladie et la douleur, beaucoup de douleur.

Mais aujourd’hui arrivent des temps de renouveau, où l’être humain recommence à parcourir la planète terre. Non pour assouvir sa faim, ni pour asservir ou voler l’autre. Mais pour tendre la main à son frère, pour se réconcilier, pour collaborer, pour construire les bases d’une nouvelle culture, d’une nouvelle civilisation comme jamais cela ne fut sur terre auparavant.Pour construire résolument la nation humaine universelle..

Vint l’époque où l’être humain décida de se redresser, affluant de différentes races, croyances et générations, pour la première fois dans l’histoire dans une entreprise commune : une grande marche qui parcourut le monde, émouvant la conscience et le coeur humain...

Merci pour votre attention

New York, 6 mai 2009

Texte en anglais : http://world.pressenza.org/apermalink/rafael-de-la-rubia-... 

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26.04.2009

LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE A BOGOTA (COLOMBIE)

Il est temps que les citoyens
fassent pression pour la Paix

 

Lors du lancement de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence à Bogota, le Maire s’est engagé publiquement à apporter l’appui total de l’administration de la ville à l’événement. «C’est le moment des citoyens», a fait ressortir le coordinateur mondial de la Marche, notant que «les gouvernements se mobiliseront aujourd’hui seulement s’il y a une pression populaire, si possible internationale, qui les oblige à mobiliser leurs politiques vers la Paix et la Non-Violence.»

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David Nassar, Président Monde Sans Guerres Colombie

 

 Bogota, 21 avril, Pressenza

La Marche Mondiale pour la Paix et la Non violence a été lancée aujourd’hui, en présence de 350 personnes, représentants d’organisations sociales, universitaires et culturelles. Avec cet événement, Bogota devient la première capitale du monde dont le gouvernement s’engage publiquement à soutenir et promouvoir cet événement.

4.jpgPour la maire de Mayor de Bogota Distrito Capital, Samuel Moreno, le développement de programmes de Paix et de Non-Violence est le meilleur chemin pour garantir l’accomplissement des droits fondamentaux des citoyens et citoyennes. C’est pourquoi il a souligné que son soutien à la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence se situe à l’intérieur d’un ensemble de politiques qui cherchent à éradiquer toutes les formes de violence dans la ville, parmi lesquelles il a souligné les efforts que son administration fait pour en finir avec le phénomène de la séquestration en Colombie, les mécanismes de réconciliation et de construction de paix, et le programme pour le dépassement de la violence contre les femmes.

5.jpgReprésentant le programme de Non-Violence envers les femmes, la célèbre actrice Alejandra Borrero est intervenue en expliquant que le projet nommé «Pas même avec la pétale d’une rose» cherche à contribuer à une ville sans violence envers les femmes et les fillettes.

 7.jpgRafael de la Rubia, a mis l’accent sur le fait que la crise du système actuel a déjà atteint les banques que l’on considérait invulnérables il y a quelques années, mais il a signalé le fait que seule l’industrie militaire semble ne pas avoir été affectée par le bouleversement actuel. «Tous les gouvernements, spécialement en Europe, parlent tout le temps en faveur de la Paix, mais leur industrie de guerre n’a pas cessé de produire».

La menace nucléaire est une réalité concrète, même dans les pays où on la ressent comme un thème lointain, "c’est une menace mondiale", a souligné Rafael de la Rubia, "mais en même temps la mondialisation nous donne l’opportunité que l’humanité agisse comme un tout et que soient organisées des actions de niveau planétaire comme la Marche Mondiale." «En l’an 2000 nous avons vu comment l’arrivée du nouveau millénaire a été célébré dans le monde entier, aujourd’hui nous pouvons voir comment tout le monde se prépare à demander la Paix et la Non-Violence» a souligné l’actrice Alejandra Borrero.

8.jpgL’événement a été réalisé dans un auditorium de l’Institut de Sports et Loisirs du District, qui dépend de la Mairie, grâce à un processus de concertation réalisé entre le Mouvement Humaniste, l’organisation Monde sans Guerres et la Mairie centrale de Bogota, en particulier le bureau de la Première Dame. C’est elle-même et l’humaniste Claudia Nino qui ont généré ce processus.

12.jpgParmi les personnes qui ont assisté à l’événement, il faut souligner la présence de l’ambassadeur d’Italie en Colombie Gerolamo Schiavoni, l’ambassadrice de Norvège à Bogota Maria Sipos, le président de Redepaz Muis Emil Sanabria, l’ex-gouverneur du Meta Alan Jara qui est resté captif des FARC durant plusieurs années, la présidente de Asfamipaz Marlene Orjuela, le groupe de rock Pornomotora et les représentants du Concours Mondial de Conte et de Poésie Pacifiste.

 «Bientôt le jour se lèvera dans notre Amérique» a conclu le message de Tomas Hirsch, porte-parole de la Marche Mondiale pour l’Amérique latine, qui a été lu par David Nassar, président de Monde sans Guerres Colombie.

Germán Bustos
Pressenza Bogotá