04.11.2009

L'EQUIPE DES MARCHEURS ARRIVE A PARIS LES 6, 7 ET 8 NOVEMBRE

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 La Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence est partie le 2 octobre de Nouvelle Zélande. Les différentes étapes des marcheurs peuvent être suivies sur le blog suivant : http://blog.theworldmarch.org/fr/

L'équipe des marcheurs arrive à Paris les 6, 7 et 8 novembre.

Vendredi 6 novembre : 20h au cinéma Le Trianon 71, place Carnot, à Romainville.

Dans le cadre du festival cinématographique La Non-Violence se fait une toile, une rencontre est organisée autour du film: Rachel, en présence de la réalisatrice Simone Bitton et d’une délégation des marcheurs. Programme à télécharger  : PROGRAMME CINE MM.pdf

Samedi 7 novembre : Circuit  Open Tour.

Départ à 15h00 de Notre-Dame ; arrivée à 17h30 à l’Hôtel de Ville. Le parcours comprend 3 arrêts : Maubert-Mutualité, Opéra Bastille et Place des Vosges. Ces arrêts seront ponctués de speechs, revendications et animations. Une rencontre est prévue à l’arrivée à 17h30, sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, en présence du chanteur Graeme Allwright, qui interprètera sa version non-violente de La Marseillaise.

Dimanche 8 novembre : Marche festive.

Rendez-vous à 11h30, au centre de la Place de la République. Nous marcherons de la Place de la République à la Place du Châtelet, en compagnie des associations et artistes qui soutiennent la Marche.

A 14h30, Rencontre avec les Marcheurs. Rendez-vous sur la péniche La Balle au bond, située au 35, quai de la Tournelle, face à Notre-Dame de Paris, avec des interventions de plusieurs personnalités qui ont adhéré à la Marche, dont Madame Danielle Mitterrand, Monsieur Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l’homme, Monsieur Stéphane Rivière, de l’association Terralliance,…

La soirée se poursuivra sur le quai avec des représentations artistiques. Voir flyer flyer.pdf

3 au 9 Novembre : Marche de Chambéry à Genève. Voir trajet sur : http://www.marchemondiale.fr/parcours-de-la-marche/

6 au 12 novembre : A l’initiative d’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), La flamme d’Hiroshima pour l'abolition des armes nucléaires passera par Paris, Saintes, Saint-Pierre d’Oléron, Bordeaux, Agen, Cahors, Toulouse, Carcassonne, Perpignan et d’autres villes, avant de rejoindre les marcheurs de la Marche Mondiale, à Barcelone, le 13 novembre. Une étape est également prévue à Montpellier le 14 novembre.

Télécharger le Programme complet de la Marche Mondiale et de la Flamme d'Hiroshima : Programme complet Marche Mondiale et Flamme Hiroshima.pdf 

Télécharger la Plaquette de Présentation de la Marche Mondiale et de la Flamme d'Hiroshima : Présentation Marche Mondiale et Flamme Hiroshima.pdf

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Ne laissons pas passer la Marche sans la vivre, informons nos amis, invitons notre entourage. Ensemble, nous pouvons créer une conscience pour la Paix et la Non-Violence et demander :

   Le désarmement nucléaire à l'échelle mondiale,

•   Le retrait immédiat des troupes étrangères des territoires occupés,

•   La réduction progressive et proportionnelle de l'armement conventionnel,

•   La signature entre pays de traités de non-agression,

•   Le renoncement par les gouvernements à utiliser les guerres comme moyen de résoudre les conflits.

La marche continue jusqu’au 2 janvier 2010. Vous pouvez consulter la suite du programme sur le Site mondial http://www.marchamundial.org/

D’autres initiatives vont voir le jour ; n’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos suggestions et propositions.

Vous pouvez aussi contribuer en faisant un don (nous rappelons que le montant de toute donation à Monde sans guerres et sans violence est déductible des impôts à hauteur de 66%). Pour donner et/ou vous informer, envoyez un mail à Annick Russo : annick.russo@free.fr

Nous vous adressons nos chaleureuses salutations.

L’équipe de coordination de Monde Sans Guerres et Sans Violence.

10.08.2009

DONNATION

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26.04.2009

LANCEMENT DE LA MARCHE MONDIALE A BOGOTA (COLOMBIE)

Il est temps que les citoyens
fassent pression pour la Paix

 

Lors du lancement de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence à Bogota, le Maire s’est engagé publiquement à apporter l’appui total de l’administration de la ville à l’événement. «C’est le moment des citoyens», a fait ressortir le coordinateur mondial de la Marche, notant que «les gouvernements se mobiliseront aujourd’hui seulement s’il y a une pression populaire, si possible internationale, qui les oblige à mobiliser leurs politiques vers la Paix et la Non-Violence.»

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David Nassar, Président Monde Sans Guerres Colombie

 

 Bogota, 21 avril, Pressenza

La Marche Mondiale pour la Paix et la Non violence a été lancée aujourd’hui, en présence de 350 personnes, représentants d’organisations sociales, universitaires et culturelles. Avec cet événement, Bogota devient la première capitale du monde dont le gouvernement s’engage publiquement à soutenir et promouvoir cet événement.

4.jpgPour la maire de Mayor de Bogota Distrito Capital, Samuel Moreno, le développement de programmes de Paix et de Non-Violence est le meilleur chemin pour garantir l’accomplissement des droits fondamentaux des citoyens et citoyennes. C’est pourquoi il a souligné que son soutien à la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence se situe à l’intérieur d’un ensemble de politiques qui cherchent à éradiquer toutes les formes de violence dans la ville, parmi lesquelles il a souligné les efforts que son administration fait pour en finir avec le phénomène de la séquestration en Colombie, les mécanismes de réconciliation et de construction de paix, et le programme pour le dépassement de la violence contre les femmes.

5.jpgReprésentant le programme de Non-Violence envers les femmes, la célèbre actrice Alejandra Borrero est intervenue en expliquant que le projet nommé «Pas même avec la pétale d’une rose» cherche à contribuer à une ville sans violence envers les femmes et les fillettes.

 7.jpgRafael de la Rubia, a mis l’accent sur le fait que la crise du système actuel a déjà atteint les banques que l’on considérait invulnérables il y a quelques années, mais il a signalé le fait que seule l’industrie militaire semble ne pas avoir été affectée par le bouleversement actuel. «Tous les gouvernements, spécialement en Europe, parlent tout le temps en faveur de la Paix, mais leur industrie de guerre n’a pas cessé de produire».

La menace nucléaire est une réalité concrète, même dans les pays où on la ressent comme un thème lointain, "c’est une menace mondiale", a souligné Rafael de la Rubia, "mais en même temps la mondialisation nous donne l’opportunité que l’humanité agisse comme un tout et que soient organisées des actions de niveau planétaire comme la Marche Mondiale." «En l’an 2000 nous avons vu comment l’arrivée du nouveau millénaire a été célébré dans le monde entier, aujourd’hui nous pouvons voir comment tout le monde se prépare à demander la Paix et la Non-Violence» a souligné l’actrice Alejandra Borrero.

8.jpgL’événement a été réalisé dans un auditorium de l’Institut de Sports et Loisirs du District, qui dépend de la Mairie, grâce à un processus de concertation réalisé entre le Mouvement Humaniste, l’organisation Monde sans Guerres et la Mairie centrale de Bogota, en particulier le bureau de la Première Dame. C’est elle-même et l’humaniste Claudia Nino qui ont généré ce processus.

12.jpgParmi les personnes qui ont assisté à l’événement, il faut souligner la présence de l’ambassadeur d’Italie en Colombie Gerolamo Schiavoni, l’ambassadrice de Norvège à Bogota Maria Sipos, le président de Redepaz Muis Emil Sanabria, l’ex-gouverneur du Meta Alan Jara qui est resté captif des FARC durant plusieurs années, la présidente de Asfamipaz Marlene Orjuela, le groupe de rock Pornomotora et les représentants du Concours Mondial de Conte et de Poésie Pacifiste.

 «Bientôt le jour se lèvera dans notre Amérique» a conclu le message de Tomas Hirsch, porte-parole de la Marche Mondiale pour l’Amérique latine, qui a été lu par David Nassar, président de Monde sans Guerres Colombie.

Germán Bustos
Pressenza Bogotá

23.04.2008

LE SYSTEME ANTIMISSILE DES ETATS-UNIS : TOTALEMENT INUTILE ET TRES DANGEREUX !

1. Qu’est-ce qu’un système antimissile ?

Un système antimissile a pour objectif de protéger un territoire ou des troupes opérant sur des théâtres extérieurs, en étant capable de stopper tout missile balistique (de courte, moyenne et longue portée) lancé par un adversaire. Nous détaillerons un peu plus tard le fait qu’un tel dispositif n’est pas uniquement défensif, mais s’inscrit comme une composante importante d’une stratégie offensive.

Un bouclier antimissile fait intervenir diverses fonctions :

·  L’alerte, obtenue grâce à la combinaison de moyens spatiaux, aériens et terrestres, capable de détecter le tir d’un missile.

·  La poursuite, consistant à prédire la trajectoire d’un missile lancé, y compris son point d’impact.

·  L’interception et l’anéantissement d’un missile lancé, pouvant être effectuées par des missiles transportant des véhicules conventionnels ou même nucléaires.

2 Historique

En 1983, Ronald Reagan lance l’Initiative de Défense Stratégique (IDS). Il s'agissait d'un projet pharaonique de réseau de satellites destiné à détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. L’Union soviétique était bien entendu visée par ce projet.

Au tout début des années 1990, après l’éclatement de l’Union soviétique, l’administration Bush entame, puis celle de Bill Clinton entérine l’abandon de l’IDS et oriente ensuite ses efforts vers le développement de programmes d’un système antimissile centrés sur la protection des forces en opération extérieure (Theater Missile Defense). En janvier 1999, Bill Clinton finit néanmoins par réactiver le projet de défense du territoire américain, sous le nom de National Missile Defense.

En 2001, Georges Bush décide d’accélérer le programme de défense antimissile (avec tout de même des ambitions et des moyens réduits par rapport à l’IDS), rebaptisé « Ballistic Missile Defense System » (BMDS). Dans ce but, Washington se retire unilatéralement, en été 2002, du traité « Anti Ballistic Missiles » (ABM). Ce traité prohibait toute défense antimissile couvrant respectivement la totalité des territoires russe et américain.

3 Etat actuel du système antimissile des Etats-Unis et évolutions

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La configuration actuelle du système antimissile des Etats-Unis est dans un état embryonnaire. Elle est constituée aujourd’hui de 24 intercepteurs antimissile, implantés en Alaska et en Californie, et de divers capteurs (radars, satellites …installés aux Etats-Unis, au Groenland et en Grande-Bretagne).

Une extension du bouclier antimissile des Etats-Unis est prévue en Europe centrale : un radar de détection en République tchèque et un site de dix missiles intercepteurs en Pologne. Le dispositif déployé en Europe central devrait être complété par un autre radar. Il sera installé sur un site encore indéterminé mais de toute façon proche de l’Iran (la Turquie, le Caucase ou la région de la mer caspienne sont évoqués). Ces installations pourraient être opérationnelles en 2013.

Le système, une fois achevé (54 missiles intercepteurs : 44 aux Etats-Unis et 10 en Europe), devrait être capable de stopper tout missile balistique dirigé contre les Etats-Unis, leurs alliés ainsi que les troupes américaines déployées sur des théâtres extérieurs.

4 Les véritables motivations des Etats-Unis

L’administration américaine justifie officiellement son système de défense antimissile pour se protéger contre la menace de missiles iraniens de longue portée. Pourtant, aujourd’hui, l’Iran ne dispose d’aucune capacité concrète en termes de missiles intercontinentaux. Pour atteindre la côte Est des Etats-Unis, l’Iran devrait se doter d’engins balistiques d’une portée d’au moins 10000 kilomètres, ce qui demande non seulement beaucoup de temps mais également une assistance étrangère. Enfin, même si l’Iran venait à posséder une telle capacité, s’en prendre aux Etats-Unis ou à l’un de ses alliés de l’OTAN serait totalement suicidaire, compte tenu des capacités de rétorsion de la part des Etats-Unis qui conduiraient à rayer immédiatement l’Iran de la carte du monde.

En réalité, le bouclier antimissile n’est qu’une composante et le prolongement d’une stratégie offensive et agressive globale visant le maintien et l’accentuation de la domination des Etats-Unis sur le reste du monde, notamment vis-à-vis de la Russie, « héritier » du vieil ennemi soviétique, et de la Chine, la première puissance économique mondiale en devenir.

Le système antimissile est présenté par les Etats-Unis comme non agressif et purement défensif. En vérité, il constitue un atout primordial et un avantage considérable sur ses adversaires potentiels en cas de conflit, en particulier en cas de volonté d’engager les hostilités. En effet, après avoir lancé une première frappe sur l’adversaire, les Etats-Unis activeraient son bouclier antimissile de manière à stopper une éventuelle salve de rétorsion. Par conséquent, les Etats-Unis ne seraient donc pas limités dans ses attaques et ses intentions hégémoniques par le risque de représailles qu’ils subiraient. L’existence d’un tel système antimissile est donc en rupture totale avec « l’équilibre » des forces, qui permet de « limiter » l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion.

Par ailleurs, la Nuclear Posture Review, révision périodique de la stratégie nucléaire des Etats-Unis, de 2001 présente explicitement le bouclier antimissile comme un support essentiel de projets offensifs :

·   Protéger les capacités de frappes offensives.

·  Soutenir les forces américaines dans le cadre de la projection de puissance.

·   Supporter une capacité de contre-attaque.

Le dispositif antimissile des Etats-Unis ne peut être compris que dans un contexte global, où sont précisées les autres décisions et actions de l’administration américaine dans le domaine militaire, notamment nucléaire.

Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine a été modifiée fondamentalement. Elle vise désormais à développer des stratégies de plus en plus offensives et agressives, tournant le dos au concept de dissuasion, et à utiliser l’arme nucléaire directement sur des champs de bataille, y compris contre des Etats « non nucléaires ». Dès 1997, Les Etats-Unis ont élargi, par l’intermédiaire d’une directive signée par Bill Clinton, les options de l’utilisation des armes nucléaires contre des Etats dits « voyous ». La Nuclear Posture Review de 2001 désigne ouvertement la Corée du Nord, l’Irak, l’Iran, la Libye et la Syrie, voir la Russie et la Chine, comme des menaces, face auxquelles il sera éventuellement nécessaire d’avoir recours directement à l’arme nucléaire de manière préventive.

Cette stratégie opérationnelle a été accompagnée par la modernisation et le renouvellement de l’arsenal nucléaire américain, totalement adapté à des missions offensives (précision accrue, charges nucléaires réduites, mélange de charges conventionnelles et nucléaires, portées augmentées par des missiles basés à terre ou sur sous-marins).

A la lumière de ces éléments, il apparaît clairement que le bouclier antimissile n’est qu’une composante d’un dispositif offensif intégré, au service de la suprématie des Etats-Unis sur le reste du monde.

5 Les conséquences

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Le développement d’un système antimissile par les Etats-Unis aura et a d’ores et déjà des conséquences dramatiques. En incitant de nombreux Etats à s’armer davantage dans une course à l’armement, notamment balistique et nucléaire, sans fin, il réduira à néant tous les efforts engagés en matière de désarmement.

Ayant conscience de l’avantage indéniable pris par les Etats-Unis avec son bouclier antimissile, la Russie n’a pas tardé à réagir. Elle a tout d’abord bloqué tout progrès par rapport au Traité sur les forces conventionnels en Europe de 1990. Surtout, elle a laissé planer une éventuelle dénonciation du traité américano-soviétique INF de 1987 sur les missiles nucléaires de portée intermédiaire, provoquant de graves inquiétudes.

Concernant la course aux armements, des Etats vont se doter d’un maximum de missiles nucléaires continentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. La modernisation en cours des missiles balistiques intercontinentaux par la Russie est justement poursuivie avec comme objectif, ouvertement affiché, l’affolement du système antimissile américain. Par ailleurs, la Russie vise le doublement de ses dépenses militaires pour les huit années à venir.

Sans le faire de manière aussi théâtrale que la Russie, la Chine a lancé depuis quelques années un programme de modernisation de sa force nucléaire et de sa marine militaire.

La course aux armements va s’accélérer très rapidement sous l’effet d’un processus d’actions - réactions successives. Par exemple, la Russie devrait modifier le missile de courte portée, l’Iskander, de manière à cibler les sites, en République tchèque et en Pologne, devant accueillir le système antimissile américain (sa portée devrait passer de 280 à 500 Km). En réaction, le gouvernement polonais a revendiqué la mise à disposition du système Patriot, conçu pour stopper des vecteurs de courte portée. Il convient également de souligner que le bouclier antimissile américain est évolutif et multi – étages, ce qui signifie que le nombre de missiles intercepteurs pourra être augmenté ultérieurement sans aucune difficulté.

Monde sans guerres France, avril 2008.