23.04.2008

LE SYSTEME ANTIMISSILE DES ETATS-UNIS : TOTALEMENT INUTILE ET TRES DANGEREUX !

1. Qu’est-ce qu’un système antimissile ?

Un système antimissile a pour objectif de protéger un territoire ou des troupes opérant sur des théâtres extérieurs, en étant capable de stopper tout missile balistique (de courte, moyenne et longue portée) lancé par un adversaire. Nous détaillerons un peu plus tard le fait qu’un tel dispositif n’est pas uniquement défensif, mais s’inscrit comme une composante importante d’une stratégie offensive.

Un bouclier antimissile fait intervenir diverses fonctions :

·  L’alerte, obtenue grâce à la combinaison de moyens spatiaux, aériens et terrestres, capable de détecter le tir d’un missile.

·  La poursuite, consistant à prédire la trajectoire d’un missile lancé, y compris son point d’impact.

·  L’interception et l’anéantissement d’un missile lancé, pouvant être effectuées par des missiles transportant des véhicules conventionnels ou même nucléaires.

2 Historique

En 1983, Ronald Reagan lance l’Initiative de Défense Stratégique (IDS). Il s'agissait d'un projet pharaonique de réseau de satellites destiné à détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. L’Union soviétique était bien entendu visée par ce projet.

Au tout début des années 1990, après l’éclatement de l’Union soviétique, l’administration Bush entame, puis celle de Bill Clinton entérine l’abandon de l’IDS et oriente ensuite ses efforts vers le développement de programmes d’un système antimissile centrés sur la protection des forces en opération extérieure (Theater Missile Defense). En janvier 1999, Bill Clinton finit néanmoins par réactiver le projet de défense du territoire américain, sous le nom de National Missile Defense.

En 2001, Georges Bush décide d’accélérer le programme de défense antimissile (avec tout de même des ambitions et des moyens réduits par rapport à l’IDS), rebaptisé « Ballistic Missile Defense System » (BMDS). Dans ce but, Washington se retire unilatéralement, en été 2002, du traité « Anti Ballistic Missiles » (ABM). Ce traité prohibait toute défense antimissile couvrant respectivement la totalité des territoires russe et américain.

3 Etat actuel du système antimissile des Etats-Unis et évolutions

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La configuration actuelle du système antimissile des Etats-Unis est dans un état embryonnaire. Elle est constituée aujourd’hui de 24 intercepteurs antimissile, implantés en Alaska et en Californie, et de divers capteurs (radars, satellites …installés aux Etats-Unis, au Groenland et en Grande-Bretagne).

Une extension du bouclier antimissile des Etats-Unis est prévue en Europe centrale : un radar de détection en République tchèque et un site de dix missiles intercepteurs en Pologne. Le dispositif déployé en Europe central devrait être complété par un autre radar. Il sera installé sur un site encore indéterminé mais de toute façon proche de l’Iran (la Turquie, le Caucase ou la région de la mer caspienne sont évoqués). Ces installations pourraient être opérationnelles en 2013.

Le système, une fois achevé (54 missiles intercepteurs : 44 aux Etats-Unis et 10 en Europe), devrait être capable de stopper tout missile balistique dirigé contre les Etats-Unis, leurs alliés ainsi que les troupes américaines déployées sur des théâtres extérieurs.

4 Les véritables motivations des Etats-Unis

L’administration américaine justifie officiellement son système de défense antimissile pour se protéger contre la menace de missiles iraniens de longue portée. Pourtant, aujourd’hui, l’Iran ne dispose d’aucune capacité concrète en termes de missiles intercontinentaux. Pour atteindre la côte Est des Etats-Unis, l’Iran devrait se doter d’engins balistiques d’une portée d’au moins 10000 kilomètres, ce qui demande non seulement beaucoup de temps mais également une assistance étrangère. Enfin, même si l’Iran venait à posséder une telle capacité, s’en prendre aux Etats-Unis ou à l’un de ses alliés de l’OTAN serait totalement suicidaire, compte tenu des capacités de rétorsion de la part des Etats-Unis qui conduiraient à rayer immédiatement l’Iran de la carte du monde.

En réalité, le bouclier antimissile n’est qu’une composante et le prolongement d’une stratégie offensive et agressive globale visant le maintien et l’accentuation de la domination des Etats-Unis sur le reste du monde, notamment vis-à-vis de la Russie, « héritier » du vieil ennemi soviétique, et de la Chine, la première puissance économique mondiale en devenir.

Le système antimissile est présenté par les Etats-Unis comme non agressif et purement défensif. En vérité, il constitue un atout primordial et un avantage considérable sur ses adversaires potentiels en cas de conflit, en particulier en cas de volonté d’engager les hostilités. En effet, après avoir lancé une première frappe sur l’adversaire, les Etats-Unis activeraient son bouclier antimissile de manière à stopper une éventuelle salve de rétorsion. Par conséquent, les Etats-Unis ne seraient donc pas limités dans ses attaques et ses intentions hégémoniques par le risque de représailles qu’ils subiraient. L’existence d’un tel système antimissile est donc en rupture totale avec « l’équilibre » des forces, qui permet de « limiter » l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion.

Par ailleurs, la Nuclear Posture Review, révision périodique de la stratégie nucléaire des Etats-Unis, de 2001 présente explicitement le bouclier antimissile comme un support essentiel de projets offensifs :

·   Protéger les capacités de frappes offensives.

·  Soutenir les forces américaines dans le cadre de la projection de puissance.

·   Supporter une capacité de contre-attaque.

Le dispositif antimissile des Etats-Unis ne peut être compris que dans un contexte global, où sont précisées les autres décisions et actions de l’administration américaine dans le domaine militaire, notamment nucléaire.

Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine a été modifiée fondamentalement. Elle vise désormais à développer des stratégies de plus en plus offensives et agressives, tournant le dos au concept de dissuasion, et à utiliser l’arme nucléaire directement sur des champs de bataille, y compris contre des Etats « non nucléaires ». Dès 1997, Les Etats-Unis ont élargi, par l’intermédiaire d’une directive signée par Bill Clinton, les options de l’utilisation des armes nucléaires contre des Etats dits « voyous ». La Nuclear Posture Review de 2001 désigne ouvertement la Corée du Nord, l’Irak, l’Iran, la Libye et la Syrie, voir la Russie et la Chine, comme des menaces, face auxquelles il sera éventuellement nécessaire d’avoir recours directement à l’arme nucléaire de manière préventive.

Cette stratégie opérationnelle a été accompagnée par la modernisation et le renouvellement de l’arsenal nucléaire américain, totalement adapté à des missions offensives (précision accrue, charges nucléaires réduites, mélange de charges conventionnelles et nucléaires, portées augmentées par des missiles basés à terre ou sur sous-marins).

A la lumière de ces éléments, il apparaît clairement que le bouclier antimissile n’est qu’une composante d’un dispositif offensif intégré, au service de la suprématie des Etats-Unis sur le reste du monde.

5 Les conséquences

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Le développement d’un système antimissile par les Etats-Unis aura et a d’ores et déjà des conséquences dramatiques. En incitant de nombreux Etats à s’armer davantage dans une course à l’armement, notamment balistique et nucléaire, sans fin, il réduira à néant tous les efforts engagés en matière de désarmement.

Ayant conscience de l’avantage indéniable pris par les Etats-Unis avec son bouclier antimissile, la Russie n’a pas tardé à réagir. Elle a tout d’abord bloqué tout progrès par rapport au Traité sur les forces conventionnels en Europe de 1990. Surtout, elle a laissé planer une éventuelle dénonciation du traité américano-soviétique INF de 1987 sur les missiles nucléaires de portée intermédiaire, provoquant de graves inquiétudes.

Concernant la course aux armements, des Etats vont se doter d’un maximum de missiles nucléaires continentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. La modernisation en cours des missiles balistiques intercontinentaux par la Russie est justement poursuivie avec comme objectif, ouvertement affiché, l’affolement du système antimissile américain. Par ailleurs, la Russie vise le doublement de ses dépenses militaires pour les huit années à venir.

Sans le faire de manière aussi théâtrale que la Russie, la Chine a lancé depuis quelques années un programme de modernisation de sa force nucléaire et de sa marine militaire.

La course aux armements va s’accélérer très rapidement sous l’effet d’un processus d’actions - réactions successives. Par exemple, la Russie devrait modifier le missile de courte portée, l’Iskander, de manière à cibler les sites, en République tchèque et en Pologne, devant accueillir le système antimissile américain (sa portée devrait passer de 280 à 500 Km). En réaction, le gouvernement polonais a revendiqué la mise à disposition du système Patriot, conçu pour stopper des vecteurs de courte portée. Il convient également de souligner que le bouclier antimissile américain est évolutif et multi – étages, ce qui signifie que le nombre de missiles intercepteurs pourra être augmenté ultérieurement sans aucune difficulté.

Monde sans guerres France, avril 2008.

LETTRE OUVERTE AU SENAT DE LA REPUBLIQUE DU CHILI

Santiago, le 7 avril 2008

A l’attention de Monsieur
Adolfo Zaldivar,
Président du Sénat

et des Sénateurs Alberto Espina, Soledad Alvear, Hernán Larraín, José Antonio Gómez,
Commission de Constitution, Légalisation et Justice du Sénat

Fax: (32) 2504475

Avec notre considération,

Nous avons pris connaissance du fait que la Commission de Constitution du Sénat est en train de remettre en question, précipitamment, une éventuelle RECONNAISSANCE CONSTITUTIONNELLE des peuples indigènes, sur la base de 3 projets de réforme présentés respectivement par la Présidente de la République, par les sénateurs de l’Alliance pour le Chili et par les députés de la concertation (Bulletin 5522, 5324 et 4069)

Face à cette situation, nous les organisations signataires (ci-dessous), signalons que

1 – NOUS DENONCONS LE PROCEDE mis en oeuvre par le Sénat, consistant à discuter une question législative qui nous concerne directement, sans effectuer le moindre processus de consultation et de participation préliminaire des organisations des peuples originaires. Ce procédé “hors consultation” enlève toute légitimité à votre questionnement sur la réforme constitutionnelle.

Nous avertissons les parlementaires que ce procédé “hors de toute consultation” transgresse les dispositions de la convention 169 de l’OIT, récemment approuvée par le Congrès, à savoir :

Article 6 : en appliquant les dispositions de la présente convention, les gouvernements devront :
a) consulter les peuples intéressés, au travers de procédés appropriés et en particulier à travers leurs institutions représentatives, chaque fois que des mesures législatives ou administratives sont prévues, mesures susceptibles de les affecter directement.

Nous vous rappelons que cette norme est auto exécutable et engage directement le Congrès. C’est grâce à cette norme que la Convention 169 dut être approuvée par un Quorum constitué de lois organiques constitutionnelles.

Nous vous rappelons qu’en accord avec la Convention de Vienne sur le droit des Traités (Article 18) l’Etat a “l’obligation de ne pas interférer sur l’objet et le but d’un Traité avant son entrée en vigueur. Un Etat devra s’abstenir de générer des actes qui interférent sur l’objet et le but d’un Traité”.

Nous exhortons le Sénat à remplir de bonne foi les obligations de la Convention 169 de l’OIT, récemment approuvée.

2 – PAR RAPPORT AUX 3 PROJETS REMIS EN QUESTION, NOUS EXPRIMONS NOTRE REJET CATEGORIQUE quant à leur contenu et message d’introduction, du au fait que,

a) les 3 projets ignorent nos DROITS COLLECTIFS en tant que peuple, -droits politiques, territoriaux, linguistiques, économiques, sociaux et culturels- lesquels existent déjà en tant qu’instruments internationaux des droits humains dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples indigènes, les Traités des droits de l’homme et la Convention 169 elle-même.

b) Les 3 projets ignorent la PREEXISTANCE des peuples, antérieurs à la formation de l’Etat et de la nation chilienne.

c) Les 3 projets nient notre condition de nations originaires.

d) Nous ajoutons que le projet de l’exécutif fait une affirmation totalitaire en postulant que les peuples indigènes “ne constituent pas un collectif antérieur autonome entre les individus et l’Etat”. Cette affirmation est inacceptable dans une démocratie, en plein XXIe siècle.

3 - NOUS EXHORTONS LE SENAT A SUSPENDRE CE PROCEDE IRREGULIER, à retirer et à archiver les 3 projets de reconnaissance constitutionnelle sus-mentionnés.

Nous signalons que nous, peuples indigènes, sommes disposés à participer à un processus de dialogue constructif, afin de nous mettre d’accord sur une réforme constitutionnelle, à condition que notre participation réelle soit garantie. Une réforme constitutionnelle qui reconnaisse la préexistence de nos peuples et où soient prémunis nos DROITS COLLECTIFS – droits politiques, territoriaux, de langue, économiques, sociaux et culturels, reconnus et protégés par le droit international en matière de droits humains.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.

ORGANISATIONS SIGNATAIRES

Organización Mapuche Meli Wixan Mapu

Consejo Nacional Aymara Mallkus y T´allas

Asociación Lickan Antai Ckausama

Comunidad Huilliche Lafkenche Pepiukelen

Consejo Indígena Urbano de Valparaíso

Red de Derechos Educativos y Lingüísticos

Corporación Aymara J´acha Marka Aru

Centro de las Culturas

Centro de Políticas Públicas

Asociación Aymara Inti Marka

Asociación Cultural Andino Thuquri

Comunidad de Desarrollo Humano

Comité de Defensa del Mar

Asociación de Profesores Wnelfe

Asociación Meli Rewe

Comunidad Toconao San Pedro de Atacama.

Wallmapuwen, Partido Mapuche

Centro de Documentación Mapuche Ñuke Mapu

Comunidad Aatacameña San francisco de Chiu Chiu

Red para la Participación Indigena, Calama

Coordinadora nacional de ex Presos Politicos

Red Humanista de Trabajo Social

Hayin-Ray Antileo Navarrete Meli Wixan Mapu – Suiza

Comision de Apoyo a los Pueblos originarios de Chile - Ginebra- Suiza

COTE D’IVOIRE

Centre Humaniste des Cultures - Abidjan

FRANCE

ACH Action et Communication humaniste

Association Cyplien (Journal Le Raffut) - Toulouse

Association Divers’Cité

Association EURAFRICA - Saint Etienne

Association Femmes France

Association La voix des Cultures

Association Migr’action

Association Réciprocité

Association Volontaires sans Frontières

Association Won Tanara

Centre d’Etudes Humanistes de Paris

Centre des Cultures d’Ile de France

Centre des Cultures de Marseille

GAIA collectif Anti libéral - Saint Chamond

Humanistes 93

La Communauté pour le développement humain

Maison de la Non-Violence Active

Monde Sans Guerres

Parti Humaniste France

Réseau humaniste non-violent

10.10.2007

Journée Mondiale de la non-violence : discours du 2 octobre - Tour effeil

15271ec843fb168e8e98761a1164d4e3.jpg Que peuvent une poignée d’humanistes contre un système mondial violent qui semble si bien organisé et qui est armé jusqu’aux dents ? Aujourd’hui les forces qui nous sont opposées semblent disproportionnées.

Pourtant la violence écoeure déjà une majorité de gens. Nous sommes:

Ecoeurés par la violence physique : la guerre, la torture, les passages à tabac,…Ecoeurés pour donner un exemple, par la façon dont les autorités en Birmanie ont emprisonnés, frappés jusqu’à tuer des moines qui manifestaient de façon non violente. Nous profitons d’ailleurs de ce rassemblement pour rendre hommage et saluer la résistance non-violente du peuple birman contre son gouvernement criminel.

Ecoeurés par la violence économique, écoeurés de voir le mur de la honte qu’érige l’Europe autour de ses frontières, un mur qui tue aujourd’hui tout autant qu’a tué le mur de Berlin tant décrié alors.

Ecoeurés par la violence sociale, comment supporter les milliers de personnes sans toit ? les personnes mortes de froid chaque hiver ? le fait que 90% de la planète soit dans la survie pour 10% qui vivent dans l’opulence ?

Ecoeurés par la violence psychologique, par le matraquage des media qui nous disent ce qu’il faut penser, comment il faut se sentir, ce qu’il faut consommer. Ecoeurés des pressions sur le lieu de travail. Combien de suicides ? Combien de personnes sous anxiolytiques ?

Ecoeurés par la violence religieuse, de ces chefs religieux qui ne s’opposent pas ouvertement à la violence, qui se taisent ou la fomentent. Nous sommes écoeurés de cette étroitesse d’esprit qui fait que la diversité de croyances est vue comme un mal à détruire.

fa32b6dbf0fc021ea9221cbd66e26a66.jpgMais comment serait le monde si à la place d’un Georges Bush à la tête des USA, il y avait un Martin Luther King ? Comment serait le monde si à la place d’un Vladimir Poutine, il y avait un président imprégné de la pensée de Tolstoï ? Comment serait le monde si à la place d’un Tony Blair, il y avait une personne de la stature de Gandhi ?

Comment serait le monde si à la place d’un Nicolas Sarkozy, il y avait un président si respectueux de la vie, de la Terre-Mère et de ses habitants, comme l’est le Président de Bolivie Evo Morales ? Evo Morales qui est pour nous la personne qui devrait obtenir le Prix Nobel de la Paix pour avoir annoncé courageusement au monde que la Bolivie renonçait définitivement à la guerre comme moyen de résoudre les conflits et allait inscrire ce principe dans sa Constitution.

Nous affirmons aujourd’hui avec totale certitude et en pleine responsabilité que la violence à un long passé mais n’a aucun avenir. La non-violence a par contre un passé très récent, mais a devant elle un avenir illimité.

085555002c318e4f0bb18b865e98908c.jpgComme l’a dit Silo au cœur de la Cordillères des Andes en mai 2004 : « Oui il y aura la paix et on comprendra par nécessité qu’une nation humaine universelle commence à se dessiner »

Mais prenons un moment pour imaginer cette Nation Humaine Universelle… Nous passons souvent pas mal de temps absorbé par les images de ce système noir et violent. Prenons ne serait-ce qu’un instant pour imaginer cette NHU :

Comment seraient les relations entre les peuples ? Comment seraient les relations de voisinage ? Comment serait notre vie quotidienne ? Comment serait l’éducation ? Comment serait la santé ? Comment serait la relation avec la nature ?

Serons-nous un jour comme ce personnage d’une nouvelle écrite Guillermo Sullings, ce grand-père ou cette grand-mère en train de raconter à ses petits enfants comment se produisit le grand changement ? Comment ce système supposé parfait et indestructible, annoncé comme la fin de l’histoire, l’aboutissement du progrès humain, s’effondra de lui-même, comme s’effondra quelques années auparavant le système soviétique, lui aussi supposé monolithique ?

Laissons-nous imaginer librement, sans censure, ce que nous voulons vraiment pour les habitants de cette petite planète bleue…

Probablement allons-nous nous rendre compte que cette Nation Humaine Universelle est déjà dans notre cœur. Elle existe déjà au fond de nous et attendait patiemment son heure. Maintenant elle veut naître au monde.

Ce n’est pas un rêve. Et nous pouvons maintenant accélérer le cours des choses en nous appuyant sur le pilier de la non-violence active.

Car la non-violence est surtout active. Elle n’est pas passive. Ce n’est pas le pacifisme. Le pacifisme est bien, « Peace and love », c’est mieux que d’être violent… Mais la non-violence est surtout action, ce n’est pas simplement dénonciation. La non-violence est action révolutionnaire, action de transformation de la société.

Bien sûr il y a la dénonciation de l’injustice, la non collaboration avec la violence. Mais la non violence active va plus loin que ça, elle fait un pas de plus. Elle est surtout construction. Construction d’une nouvelle société non violente. C’est un engagement personnel et social révolutionnaire à travers une méthodologie d’action nouvelle.

45f19876ebbbeaced2b989f97b33af5d.jpgAujourd’hui pour la 1ère fois, le 2 octobre est déclaré journée mondiale de la non-violence par les Nations Unies. C’est certain que les humanistes du monde entier vont transformer cette journée en la journée la plus importante de l’année. Mais, en y réfléchissant un peu, un seul jour dans l’année, c’est un peu pauvre ! Une journée de la non-violence pour 364 jours de violence !

Il me semble que nous tous ici, voulons intégrer la non-violence en nous-mêmes l’incorporer comme une attitude personnelle, comme une façon d’être, comme un engagement social. Faisons en sorte que ce soit la dernière fois qu’il y ait une seule journée de la non-violence dans l’année et mettons toute notre force, tout notre cœur pour qu’à partir d’aujourd’hui il y ait 365 journées de non-violence dans l’année.